Extrait de la Passion: Jn 19, 23-37 - Hozana

Extrait de la Passion: Jn 19, 23-37

Extrait de la Passion: Jn 19,  23-37

PAS DE CHANT FINAL

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi la tunique ; c’était une tunique sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas.
Alors ils se dirent entre eux : « Ne la déchirons pas, désignons par le sort celui qui l’aura. » Ainsi s’accomplissait la parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C’est bien ce que firent les soldats.
Or, près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine.
Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. »
Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.
Après cela, sachant que tout, désormais, était achevé pour que l’Écriture s’accomplisse jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif. »
Il y avait là un récipient plein d’une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d’hysope, et on l’approcha de sa bouche.
Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit.
Comme c’était le jour de la Préparation (c’est-à-dire le vendredi), il ne fallait pas laisser les corps en croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque. Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes.
Les soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis de l’autre homme crucifié avec Jésus.
Quand ils arrivèrent à Jésus, voyant qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes,
mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau.
Celui qui a vu rend témoignage, et son témoignage est véridique ; et celui-là sait qu’il dit vrai afin que vous aussi, vous croyiez.
Cela, en effet, arriva pour que s’accomplisse l’Écriture : Aucun de ses os ne sera brisé.
Un autre passage de l’Écriture dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé.

Source : AELF

Méditation Pasteur Nicole Fabre

J’ai soif ! Cette prière avait été prononcée par Jésus déjà, un peu différemment, devant une femme, une samaritaine : « donne-moi à boire ». Il a soif d’eau. Le supplice est intenable. Mais comme toujours dans cet évangile, sa soif est aussi celle que le monde reconnaisse enfin qui est Dieu, le Père tant de fois nommé dans cet évangile, celui qui a tant aimé le monde qu’il lui a donné son fils. Et pour dire la mort très charnelle de Jésus, l’évangéliste va assembler les points de convergence avec ce que Dieu a fait au moment de la sortie d’Egypte. Voilà qui est Dieu. Il a soif que nous croyions et que nous nous laissions remettre au monde par cet amour-là. C’est ce qui se passe pour celui et celles qui sont au pied de la croix. En particulier pour sa mère et pour le disciple qu’il aimait, ce disciple sans nom – nous tous donc. L’un et l’autre sont remis au monde de manière toute nouvelle, dans des relations elles aussi toutes nouvelles.

Père, qu’au cœur de cette journée où nous vivons particulièrement la mort de Jésus, ton fils, nous nous laissions mettre au monde, comme une nouvelle naissance, à l’écoute de sa parole. Merci pour cette nouvelle famille que tu nous donnes, aux dimensions du monde, née du don de ta vie.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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