Facebook PixelJour 9 - Lundi de Pâques - Hozana
Les jésuites

Les jésuites dans Exercices Spirituels pour une Semaine Sainte en confinement

Publication #9Initialement publiée le 13 avril 2020

Jour 9 - Lundi de Pâques

Nous avons vécu ensemble cette Semaine Sainte en écoutant, en méditant et en contemplant la Parole de Dieu. Vous avez été près de 6000 personnes à participer à cette prière commune à l'aide des Exercices spirituels. Si vous le souhaitez, vous pouvez continuer à scruter l'Ecriture et à « trouver Dieu en toutes choses », comme y invite saint Ignace de Loyola, le fondateur des jésuites.

Vous pouvez rester en lien avec les jésuites en vous abonnant à notre newsletter et nos comptes sur les réseaux sociaux ou en visitant notre site www.jesuites.com.

Et vous trouverez aussi de nombreuses ressources sur la spiritualité ignatienne sur « Notre Dame du Web ».

Enfin, sur votre route, arrêtez-vous dans l'un de nos centres spirituels, pour faire une halte et vivre les Exercices Spirituels. De 1 jour à 30 jours, vous y serez accueillis pour vous aider à faire un choix, grandir en liberté, prendre du recul, traverser un temps d'épreuve…

Bonne route en compagnie du Christ ressuscité !


 

Pour méditer l'Évangile du jour, nous vous proposons de visionner la vidéo du père Henri Aubert sj : 


Vous pouvez retrouver ci-dessous les différents éléments de la vidéo, en format écrit et audio : 

Pour introduire à la prière

Hymne - DEPUIS L'AUBE OÙ SUR LA TERRE

Auteur : Fr Daniel Bourgeois

Musique : Jacques Berthier 

Depuis l'aube où sur la terre
Nous t'avons revu debout,
Tout renaît dans la lumière,
Ô Jésus, reste avec nous !
Tout renaît dans la lumière,
Ô Jésus, reste avec nous !

Si parfois sur notre route,
Nous menace le dégoût,
Dans la nuit de notre doute,
Ô Jésus, marche avec nous !
Dans la nuit de notre doute,
Ô Jésus, marche avec nous !

Tu cherchais les misérables,
Ton amour allait partout :
Viens t'asseoir à notre table,
Ô Jésus, veille avec nous !
Viens t'asseoir à notre table,
Ô Jésus, veille avec nous !

Si ta croix nous semble dure,
Si nos mains craignent les clous,
Que ta gloire nous rassure,
Ô Jésus, souffre avec nous !
Que ta gloire nous rassure,
Ô Jésus, souffre avec nous !

Au-delà de ton calvaire
Tu nous donnes rendez-vous.
Dans la joie, près de ton Père,
Ô Jésus, accueille-nous !
Dans la joie, près de ton Père,
Ô Jésus, accueille-nous !


Arcabas,  Les pèlerins d'Emmaüs 

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Évangile du jour

LES DISCIPLES D'EMMAÜS

Luc 24, 13-35 


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Le même jour (c'est-à-dire le premier jour de la semaine),
deux disciples faisaient route
vers un village appelé Emmaüs,
à deux heures de marche de Jérusalem,
et ils parlaient entre eux de tout ce qui s'était passé.

Or, tandis qu'ils s'entretenaient et s'interrogeaient,
Jésus lui-même s'approcha, et il marchait avec eux.
Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
Jésus leur dit :
« De quoi discutez-vous en marchant ? »
Alors, ils s'arrêtèrent, tout tristes.
L'un des deux, nommé Cléophas, lui répondit :
« Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem
qui ignore les événements de ces jours-ci. »
Il leur dit :
« Quels événements ? »
Ils lui répondirent :
« Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth,
cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles
devant Dieu et devant tout le peuple :
comment les grands prêtres et nos chefs l'ont livré,
ils l'ont fait condamner à mort et ils l'ont crucifié.
Nous, nous espérions que c'était lui qui allait délivrer Israël.
Mais avec tout cela,
voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c'est arrivé.
À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur.
Quand, dès l'aurore, elles sont allées au tombeau,
elles n'ont pas trouvé son corps ;
elles sont venues nous dire qu'elles avaient même eu une vision :
des anges, qui disaient qu'il est vivant.
Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau,
et ils ont trouvé les choses comme les femmes l'avaient dit ;
mais lui, ils ne l'ont pas vu. »

Il leur dit alors :
« Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire
tout ce que les prophètes ont dit !
Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »
Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes,
il leur interpréta, dans toute l'Écriture, ce qui le concernait.

Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient,
Jésus fit semblant d'aller plus loin.
Mais ils s'efforcèrent de le retenir :
« Reste avec nous,
car le soir approche et déjà le jour baisse. »
Il entra donc pour rester avec eux.

Quand il fut à table avec eux,
ayant pris le pain,
il prononça la bénédiction
et, l'ayant rompu,
il le leur donna.
Alors leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent,
mais il disparut à leurs regards.

Ils se dirent l'un à l'autre :
« Notre cœur n'était-il pas brûlant en nous,
tandis qu'il nous parlait sur la route
et nous ouvrait les Écritures ? »
À l'instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem.
Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons,
qui leur dirent :
« Le Seigneur est réellement ressuscité :
il est apparu à Simon-Pierre. »
À leur tour, ils racontaient ce qui s'était passé sur la route,
et comment le Seigneur s'était fait reconnaître par eux
à la fraction du pain.


Commentaire


Notre vie, de la naissance à la mort, est un passage sur la terre,. Nous pouvons y reconnaître la trace du Seigneur à l'image de ce que vivent les deux disciples sur le chemin d'Emmaüs… C'est notre grandeur de reconnaître Dieu à l'œuvre dans nos vies. Mais c'est aussi notre faiblesse car souvent nous ne savons pas en quoi Dieu est présent, acteur dans nos vies. Lorsque nous essayons de l'expliquer, de le dire et même de le prier, nos mots sont bien souvent malhabiles. Le doute parfois nous taraude, surtout en ces moments où nos vies sont bousculées : « Où est-il ton Dieu ? » dit le psaume (Ps 41, 11) qui ailleurs se lamente : « Nous voici anéantis par ta colère, ta fureur nous épouvante… Sous tes fureurs tous nos jours s'enfuient, nos années s'évanouissent dans un souffle. » (Ps 89, 7.9). Cela nous laisse un goût amer, cela n'est pas possible : Dieu peut-il nous avoir ainsi créés et nous soumettre à sa colère et à un jugement qui détruise l'œuvre de ses mains ? Dieu peut-il nous laisser souffrir et mourir ? C'est pourtant ce que certains prédicateurs disaient encore aujourd'hui en ces temps de catastrophe.

Mais au contraire ce qui s'est passé sur le chemin d'Emmaüs et que nous venons à nouveau d'entendre nous éclaire. Les disciples avaient vécu trois années inoubliables, avec Jésus. Bien sûr il y avait eu des moments difficiles, ils n'avaient pas toujours compris. Mais il y eut tant de belles choses ! cela ouvrait une telle espérance... Et puis tout à coup, plus rien : la haine, la souffrance et la mort ont fait leur œuvre sur la croix, tout est fini ! Ils s'en vont car il n'y a plus rien à faire.

Cependant sur le chemin, il y a déjà des signes d'espérance : ces femmes qui de bon matin sont allées au tombeau et disent l'avoir rencontré vivant, ces apôtres qui sont allés au tombeau ; ils ne l'ont pas vu mais certains ont cru, comme Jean… Le doute est bousculé, si je puis dire, et déjà commence à poindre une lumière…

Et puis il y a cet homme qui vient à leur rencontre. Peu à peu sur le chemin, à l'écoute de cet inconnu qu'ils viennent de rencontrer, leur cœur se réchauffe et s'illumine. Il leur dit : « Ne fallait-il pas que le Messie souffrît tout cela pour entrer dans sa gloire ? » (Lc 24, 26). Etonnant ! Inouï ! Et il leur dit : « Relisez les Ecritures, toutes les Ecritures… »

Patiemment Dieu a inspiré à des générations de générations qu'il était présent au cœur de toute vie, au cœur de la joie comme de la détresse… Et cela s'est accompli, mystérieusement mais définitivement, dans la mort de Jésus sur la croix, dans sa Résurrection qui transforme toute existence, toute mort en vie éternelle… Tout à coup les disciples sur le chemin comprennent que leur existence a pleinement sens et que la vie leur est continuellement redonnée, comme cela leur avait été annoncé par les prophètes qu'ils n'ont cessé de lire et de méditer, comme ils l'ont chanté dans les psaumes : « Ma chair elle-même repose en confiance. Tu ne peux m'abandonner à la mort, ni laisser ton ami voir la corruption. » (Ps 15).

Le Messie qu'ils attendaient, il est bien là présent dans l'auberge d'Emmaüs, dans le pain partagé comme au cœur de toute leur vie, dans toutes ses dimensions, sous toutes ses facettes…

 Père Henri Aubert sj


Points pour la prière


C'est la dernière méditation de notre retraite de Pâques. Comme les disciples d'Emmaüs, je prépare mon cœur : assis, à genoux, debout… à ma fenêtre, dans mon coin de prière… Là où je suis bien. Je peux mettre sur la table une boule de pain et une coupe de vin, comme dans l'auberge d'Emmaüs. En silence, je me mets à l'écoute, je me dispose à accueillir Jésus qui me rejoint. Je lui adresse une demande. Par exemple : « Seigneur, donne-moi de relire ce que je vis en ce moment, en ce temps de confinement, à la lumière de cette retraite qui s'achève, à la lumière de ta Résurrection. » Je prie ensuite, point après point, sans hésiter à m'arrêter là où j'ai du goût. Je m'attarde sur ce qui m'aura retenu davantage.

1. « Ils parlaient entre eux de tout ce qui s'était passé. » Je prends le temps de relire Le chemin de Jésus depuis son entrée dans notre humanité, tout ce qu'il a vécu sur notre terre pour moi, pour me donner la vie, pour me la redonner. Et peu à peu, je regarde ma propre vie, ce que j'ai vécu au cours cette retraite, en ce temps de confinement, tellement inouï et imprévu de l'histoire des hommes. Je me demande ce que cela signifie.

2. « Ne fallait-il pas que le Christ souffrit cela pour entrer dans sa gloire ? » J'écoute Jésus parler à ces deux hommes sur le chemin d'Emmaüs. Et j'essaie de comprendre ce qu'il veut me dire. C'est tout le mystère que les chrétiens ont transmis aux nations jusqu'à aujourd'hui et que beaucoup ne comprennent pas. Alors je m'interroge : qu'est-ce que cela change pour moi ?

3. « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Les deux amis se sont fait un nouvel ami. Je contemple ce qui se passe dans la salle à manger d'Emmaüs. Je goûte la joie qui envahit le cœur des deux hommes. Je laisse la puissance de l'Esprit les réjouir. Je les regarde : ils courent à Jérusalem pour dire leur joie à leurs frères.

Je conclus ma prière en parlant au Seigneur comme un ami parle à un ami, je lui demande son amour. Je peux réciter la prière d'offrande qui a rythmé ma retraite.


Prends, Seigneur et reçois 

toute ma liberté, 

ma mémoire, mon intelligence 

et toute ma volonté,

tout ce que j'ai et possède. 

Tu me l'as donné ; à toi, Seigneur, je le rends.

Tout est à toi, disposes-en selon ton entière volonté. 

Donne-moi seulement ton amour, 

Donne-moi ta grâce, elle me suffit.


Je m'abandonne à Jésus. Je peux décider de courir auprès de mes frères et sœurs qui m'attendent à Jérusalem, qui m'attendent dans le monde.

Père Henri Aubert sj



 

>> Retrouvez quelques prières jésuites

>> Pour en savoir plus sur les jésuites, leur mission et leurs actions et découvrir leur fondateur saint Ignace de Loyola


Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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