Facebook PixelJour 8 - Jour de Pâques - Hozana
Les jésuites

Les jésuites dans Exercices Spirituels pour une Semaine Sainte en confinement

Publication #8Initialement publiée le 12 avril 2020

Jour 8 - Jour de Pâques

Chaque jour, depuis l'entrée de Jésus dans sa Passion jusqu'à l'apparition du Ressuscité aux disciples Emmaüs, l'église Saint-Ignace vous propose de prendre un temps d'écoute, de prière et de silence avec l'évangile. Quelques jésuites ouvriront l'office en chantant une hymne liturgique, puis nous proclamerons l'évangile du jour. Nous proposons ensuite une courte homélie, et ensuite quelques « points de prière » à la manière des Exercices spirituels de Saint Ignace. Ces points guideront votre prière personnelle. Consacrez-y le temps qui conviendra, dix minutes, une demi-heure ; suffisamment pour que l'Esprit ait le temps de faire son travail dans vos cœurs.


Pour méditer l'Évangile du jour, nous vous proposons de visionner la vidéo du père Guilhem Causse sj : 


Vous pouvez retrouver ci-dessous les différents éléments de la vidéo, en format écrit et audio : 

Pour introduire à la prière

Hymne - J'AI VU L'EAU VIVE


Auteurs : AELF / CFC - Compositeur : Jacques Berthier © Sodec

J'ai vu l'eau vive jaillissant du cœur du Christ, Alléluia ! Alléluia !
Tous ceux que lave cette eau
Seront sauvés, et chanteront :Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

J'ai vu la source devenir un fleuve immense, Alléluia ! Alléluia !
Les fils de Dieu rassemblés
Chantaient leur joie d'être sauvés, Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

J'ai vu le temple désormais s'ouvrir à tous, Alléluia ! Alléluia !
Le Christ revient victorieux
Montrant la plaie de son côté, Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

J'ai vu le Verbe nous donner la paix de Dieu, Alléluia ! Alléluia !
Tous ceux qui croient en son nom
Seront sauvés et chanteront : Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

 

Arcabas, Ange et tombeau vide

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Évangile du jour

LA RÉSURRECTION 

Matthieu 28, 1-10 (Evangile de la Vigile)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

Après le sabbat,
à l'heure où commençait à poindre le premier jour de la semaine,
Marie Madeleine et l'autre Marie
vinrent pour regarder le sépulcre.
Et voilà qu'il y eut un grand tremblement de terre ;
l'ange du Seigneur descendit du ciel,
vint rouler la pierre et s'assit dessus.
Il avait l'aspect de l'éclair,
et son vêtement était blanc comme neige.
Les gardes, dans la crainte qu'ils éprouvèrent,
se mirent à trembler et devinrent comme morts.
L'ange prit la parole et dit aux femmes :
« Vous, soyez sans crainte !
Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié.
Il n'est pas ici,
car il est ressuscité, comme il l'avait dit.
Venez voir l'endroit où il reposait.
Puis, vite, allez dire à ses disciples :
‘Il est ressuscité d'entre les morts,
et voici qu'il vous précède en Galilée ;
là, vous le verrez.'
Voilà ce que j'avais à vous dire. »
Vite, elles quittèrent le tombeau,
remplies à la fois de crainte et d'une grande joie,
et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples.
Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit :
« Je vous salue. »
Elles s'approchèrent,
lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui.
Alors Jésus leur dit :
« Soyez sans crainte,
allez annoncer à mes frères
qu'ils doivent se rendre en Galilée :
c'est là qu'ils me verront. »

Commentaire


Le jour commence à poindre, et déjà Marie Madeleine et Marie sont au sépulcre.

Elles étaient là déjà, avant le sabbat. Elles ont vu leur Seigneur mis au tombeau, et la pierre roulée. Leur peine et leur douleur pèsent aussi lourd que cette pierre, le monde s'est refermé, enclos dans les ténèbres.

Soudain tout tremble. La terre vacille. Le cœur de Dieu, le Créateur a frémi, et la création tout entière à l'unisson. Son geste créateur avait été suspendu au bois de la Croix, il reprend. Une parole est sur le point d'être prononcée, en une lumière nouvelle, commencement d'une nouvelle création.

Un ange, un héraut de Dieu, l'annonce. Il rayonne déjà de cette lumière que les ténèbres n'ont pu retenir. Elle fracture le monde enténébré de Marie Madeleine et Marie. Unies au Christ descendu au tombeau, Dieu les maintient unies au Christ qui en remonte.

Le monde tremble : pour les gardes et pour ceux qui ont condamné le Christ, c'est l'heure de la révélation des ténèbres qu'ils ont servies, alors qu'ils se pensaient lumineux. Pour Marie Madeleine et Marie, et bientôt pour les disciples, et de loin en loin jusqu'à nous, c'est l'heure de la vie.

Alors l'ange parle. Et ses paroles font leur œuvre en Marie Madeleine et Marie. Lorsque la terre a tremblé, leur douleur s'était changée en crainte, à la parole de l'ange, la crainte se mêle de joie.

Elles s'avancent et voient le tombeau vide. Le poids de mort qui pesait sur elle est enlevé. La joie les envahit, et vite, elles partent annoncer ce qu'elles ont vu et entendu. Et pourtant, ce qu'elles ont vu, ce n'est encore qu'une ouverture, un vide. Pourquoi Jésus n'est-il pas là ? La crainte demeure.

Et pourtant, la joie de la foi l'emporte, et sur la parole de l'ange, elles courent annoncer la nouvelle. Elles incarnent à cet instant la parole venant dans le monde, comme Marie le fit par son « oui ».

Alors Jésus paraît, il est là, il les salue, il les laisse approcher. C'est comme si leur oui avait ouvert la porte à sa venue. Alors elles font et refont le geste du lavement des pieds, le geste de Béthanie et de la chambre haute, le geste de service et de gratitude.

Et les paroles de Jésus finissent d'accomplir leur œuvre en elles : plus aucune crainte n'habite leur cœur, seule la joie, pure. Elles partagent la joie du Père et du Fils, elles ressuscitent et portent par toute leur vie, la résurrection à leurs frères.  

Au milieu de cette nuit, alors que notre monde aux prises à la pandémie, tremble, la lumière nous est transmise, par l'ange, par Marie Madeleine et Marie, et par tant et tant de disciples, jusqu'à nous. Accueillons cette joyeuse lumière, et l'invitation à la porter au monde, même si nous ne comprenons pas encore tout à fait ce que cela signifie. Car c'est ainsi que nous ouvrons la porte à la résurrection, c'est ainsi que nous livrons le passage à la joie pure, c'est ainsi que nous ressuscitons et portons la résurrection.

Rendons grâce à Dieu, Père Créateur, par son Fils par qui toute création s'accomplit, dans l'Esprit vainqueur du mal et de la mort, et demandons-lui sa joie, afin de la rayonner dans ce monde qui y aspire tellement. Amen.

 Père Guilhem Causse sj


Points pour la prière


Venons au lieu et à l'heure où Jésus nous appelle.
Le lieu, c'est le tombeau fermé, nos vies dans les ténèbres de la mort du Fils de Dieu. L'heure, c'est le moment où le jour commence à poindre, le moment où nous pouvons nous rapprocher de ce tombeau, car c'est là que repose notre ami.

Demandons cette grâce : « Eprouver intensément allégresse et joie de la si grande gloire et joie du Christ notre Seigneur » (Exercices spirituels, 221).

1. « Après le sabbat à l'heure où commençait à poindre le premier jour de la semaine, Marie Madeleine et l'autre Marie vinrent pour regarder le sépulcre. Et voilà qu'il y eut un grand tremblement de terre ; l'ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s'assit dessus. Il avait l'aspect de l'éclair et son vêtement était blanc comme neige. Les gardes, dans la crainte qu'ils éprouvèrent, se mirent à trembler et devinrent comme morts ». Je contemple chacun des personnages de cette scène, sa physionomie, son attitude. Et je découvre ce que cela dit de l'œuvre de résurrection qui commence. 

2. « Vous, soyez sans crainte… » J'écoute ces paroles de l'ange, je contemple leur résonnance en Marie-Madeleine et en Marie, je les laisse résonner en moi, j'accueille la joie qui commence à poindre.

3. « Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit : "je vous salue". Elles s'approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui. » Je contemple ce geste de Jésus qui vient à leur rencontre, et le geste de Marie Madeleine et Marie en retour. Et je laisse grandir en moi la joie des retrouvailles, avec les gestes que je voudrais poser, dès maintenant, et plus tard, lorsque le confinement sera terminé.

Je termine en parlant avec le Christ, qui est là avec moi, qui me prend avec lui dans sa résurrection, qui vient exercer son « office de consolation, […] à la façon dont des amis ont l'habitude de se consoler les uns les autres » (ES 224).

Et à la fin, je prie un Notre Père.



 

Nous vivrons demain lundi le dernier jour de ce parcours de Semaine Sainte, en écoutant, en méditant et en contemplant une dernière fois la Parole de Dieu. Vous avez été près de 6000 personnes à participer à cette prière commune à l'aide des Exercices spirituels. Si vous le souhaitez, vous pouvez continuer à scruter l'Ecriture et à « trouver Dieu en toutes choses », comme y invite saint Ignace de Loyola, le fondateur des jésuites.

Chaque jour de la semaine vous pouvez prier avec « Prie en chemin » sur un passage biblique de la liturgie du jour avec une méditation de 12 minutes à lire ou à écouter en podcast.

Vous pouvez aussi vous prier avec « Vers dimanche » sur le texte de l'Evangile du dimanche à venir et son commentaire qui vous invitera à une contemplation.

Vous pouvez enfin rester en lien avec les jésuites en vous abonnant à notre newsletter et nos comptes sur les réseaux sociaux ou en visitant notre site www.jesuites.com.

Et vous trouverez aussi de nombreuses ressources sur la spiritualité ignatienne sur « Notre Dame du Web ».

Enfin, sur votre route, arrêtez-vous dans l'un de nos centres spirituels, pour faire une halte et vivre les Exercices Spirituels. De 1 jour à 30 jours, vous y serez accueillis pour vous aider à faire un choix, grandir en liberté, prendre du recul, traverser un temps d'épreuve…

Bonne route en compagnie du Christ ressuscité !

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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1 commentaire

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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