Facebook PixelJ1 - Prier avec Oliver, Église luthérienne, Allemagne - Hozana
Communauté du Chemin Neuf

Communauté du Chemin Neuf dans Prions pour la semaine pour l'unité 18-25 janvier

Publication #1Initialement publiée le 18 janvier 2015

J1 - Prier avec Oliver, Église luthérienne, Allemagne

 

Proposition pour méditer aujourd'hui

La véritable unité de l’Eglise

Extraits de l’homélie de Christian de Chergé
pour la solennité des saints apôtres Pierre et Paul, 29 juin 1995

 

L’enfant que j’étais s’interrogeait : pourquoi confondre en une seule fête (…) ces deux géants de notre foi et de notre tradition chrétienne, Pierre et Paul ? (…)

De fait, les Eglises ont pu se séparer… elles ne les ont pas séparés. Ils sont là, dans toutes les traditions – orthodoxes, réformée, catholique – comme pour défier nos divisions, et blâmer notre peu de foi en cette UNITE de l’Eglise dont ils continuent de témoigner ensemble. Cette unité, ils l’ont accueillie tous deux comme une réalité, de leur Unique Seigneur et Maître ; ils l’ont servie comme une vocation ; ils l’ont manifestée tout aussi bien dans leur martyre, l’un et l’autre, que dans leur constance à s’honorer comme frères jusque dans leurs différences patentes. Les contrastes de leurs tempéraments, leurs affrontements même, à Antioche comme à Jérusalem, nous les connaissons, en effet. Ils font partie de l’Ecriture. Ils sont inclus dans la Révélation. Ils sont eux aussi « Bonne Nouvelle » pour tous les temps, pour nous aujourd’hui.

Ainsi (…) Pierre et Paul nous disent bien l’unité de l’Eglise telle que l’Esprit la conçoit sans cesse. Unité difficile, parce que tout entière divine et tout entière humaine… Unité féconde, car elle associe le prêtre et le prophète, le pasteur et le pèlerin, le pêcheur et le nomade, ce pêcheur qui réparait lui-même ses filets, et ce nomade qui tissait lui-même sa tente.

Séparer Pierre de Paul (…), voilà qui nous conduit tout droit à ces grands malheurs d’Eglise que nous n’en finissons pas de tenter de réparer. Isoler, durcir le ministère sacramental de Pierre, cela conduit à ce qu’on a appelé la « réforme catholique »… Isoler, privilégier le ministère évangélique de Paul, cela conduit à ce qu’on a appelé la « réforme protestante », en ses diverses expressions. Et pour faire bonne mesure, il faudrait encore parler du troisième témoin (…) : Jean, le bien-aimé, ni pasteur au sens de Pierre, ni missionnaire au sens de Paul, ni martyr à la façon de l’un et l’autre. Et Jean, lui non plus, ne saurait être isolé, idéalisé, sans conduire à ce qu’on pourrait appeler la « réforme orthodoxe », dans ces Eglises de la tradition orientale, si attachées au témoignage des deux « premiers appelés », André et Jean.

Toutes ces « réformes » se sont avérées incomplètes et sélectives. Elles ont parfois tellement contribué à déformer la véritable unité pluriforme de l’Eglise de Jésus Christ !

(…) Il nous faut convenir (…) qu'il y a eu faiblesse et disgrâce dans toutes les « réformes », dans la mesure où celle-ci ont été exclusives. C’était là leur première et vrai façon d’être hérétiques.

Et il y a vraiment la grâce chaque fois que les chrétiens, toutes confessions confondues, se retrouvent pour communier ensemble à l’infinie richesse de ce que « l’Esprit dit aux Eglises… »

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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