"Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement!"Jn 12,1-11 - Hozana

"Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement!"Jn 12,1-11

"Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement!"Jn 12,1-11

Chant final: "Jésus, Fils de Dieu" par la communauté du Chemin Neuf.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Six jours avant la Pâque,
Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare,
qu’il avait réveillé d’entre les morts.
On donna un repas en l’honneur de Jésus.
Marthe faisait le service,
Lazare était parmi les convives avec Jésus.
Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur
et de très grande valeur ;
elle répandit le parfum sur les pieds de Jésus,
qu’elle essuya avec ses cheveux ;
la maison fut remplie de l’odeur du parfum.
Judas Iscariote, l’un de ses disciples,
celui qui allait le livrer,
dit alors :
« Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum
pour trois cents pièces d’argent,
que l’on aurait données à des pauvres ? »
Il parla ainsi, non par souci des pauvres,
mais parce que c’était un voleur :
comme il tenait la bourse commune,
il prenait ce que l’on y mettait.
Jésus lui dit :
« Laisse-la observer cet usage
en vue du jour de mon ensevelissement !
Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous,
mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. »
Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là,
et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus,
mais aussi pour voir ce Lazare
qu’il avait réveillé d’entre les morts.
Les grands prêtres décidèrent alors
de tuer aussi Lazare,
parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui,
s’en allaient, et croyaient en Jésus.

Source : AELF

Méditation Pasteur Nicole Fabre

Trop, c’est trop ! Le geste de Marie est déraisonnable. Par la fortune gaspillée, par l’odeur trop forte qui remplit la maison, comme au jour de Pentecôte, la maison remplie par un souffle violent. Mais ce trop qui dérange dit le trop, l’énormité de ce que Jésus va donner. Lui qui vient d’auprès de Dieu n’a rien gardé pour lui dit l’hymne de la lettre aux Philippiens. Il va répandre sa vie, la donner pour tous, dans tous les temps. Le monde en sera emplit. Le nard pur que Marie verse - le mot utilisé est celui de la foi, un nard sûr, fiable - évoque l’un des parfums du Cantique des Cantiques : c’est toute l’identité de Jésus qu’elle traduit en versant ce parfum sur ses pieds : il est le bien-aimé en qui l’amour de Dieu pour les humains se dit dans le débordement. Il n’est pas du tout raisonnable, cet amour. Il est plus fort que la mort. Mais certains ne peuvent le supporter : Judas, dont nous ne connaîtrons jamais les débats intérieurs qui le divisent, les grands-prêtres qui pensent qu’ils doivent en lieu et place de Dieu réguler la foi pure à leurs yeux. Leur résistance conduit à la menace imminente de mort.

Père, donne-nous de nous laisser emporter par ce trop d’amour qui nous dépasse. Qu’il purifie en nous ce qui est mesquin, tout ce qui juge en condamnant. Qu’il nous ouvre aux gestes généreux et justes envers nos proches et envers tous ceux et celles qui nous ne pouvons rejoindre physiquement aujourd’hui. Que notre prière soit comme l’odeur de ce parfum.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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