Facebook PixelAujourd'hui le Père Marc aurait fêté ses 49 ans de sacerdoce ! - Hozana

Aujourd'hui le Père Marc aurait fêté ses 49 ans de sacerdoce !

Aujourd'hui le Père Marc aurait fêté ses 49 ans de sacerdoce !

"Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont les ennemis qui, lentement, nous font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort." Général Mac Arthur

49 ans de sacerdoce... que nous aurait-il dit ? que nous aurait-il partagé ? quelle homélie pour fêter ce jour ?

Vous trouverez ci-dessous une de ses homélies, pour traverser ce carême sans faillir, repérer les signes que Dieu nous donne, avec le Père à nos coté, mais différemment... n'hésitez pas à le prier, pour qu'il vous accompagne à sa manière toute nouvelle...

"Doute et mensonge, voilà la tentation originelle". ..ne nous laissons pas tenter, laissons nous porter par notre Foi, notre Espérance, et la Charité ! Acceptons de ne pas comprendre, et de faire confiance... "n'ayez pas peur !".


1er Carême « A », 5 mars 2017, FI F Genèse 2,7 ... 3,7

La tentation originelle: devenir dieu sans Dieu!. ..


L'Eglise à travers les textes de ce dimanche nous propose une réflexion sur le mal et le péché, en nous faisant relire le récit mythique de la tentation originelle. Dans ce récit l'auteur nous parle de deux arbres: l'arbre de vie, et l'arbre de la connaissance du Bien et du Mal.

L'arbre de vie est celui qui, par son fruit, donne l'immortalité. Dieu veut que l'homme vive entouré de signes qui figurent les choses spirituelles et son avenir même.

L'arbre de la connaissance du Bien et du Mal ne se trouve pas, par contre, dans les autres  religions de l'époque qui proposent un semblable récit. Cet arbre est propre à la Bible d'Israël dans  le livre de la Genèse. Il apparaît en jonction avec l'arbre de Vie. Il est le seul pour lequel l'homme  est averti de n'en pas manger sous peine de mort. L'homme en effet ne peut conjuguer le mal avec  le bien. Le Bien mène à la vie, le mal mène à la mort, c'est aussi simple. Et l'homme est appelé à  la vie et non pas à la mort. Amos dira plus tard: "Cherchez le bien et non le mal afin que vous viviez », et les proverbes affirmeront: « l'attente des justes ce n'est que le bien. Ben Sirac enfin écrira: "Connaître le mal, ce n'est pas la sagesse".

Puis le serpent rentre en scène. Contrairement aux Cananéens et aux Egyptiens pour lesquels le serpent est bénéfique, le serpent pour la Bible est synonyme du Diable ou de Satan. Mais en représentant Satan par le serpent, la Bible démystifie Satan, qui n'est plus qu'une créature, en dépendance de Dieu. Satan n'est pas Dieu !. .. Rien donc qui puisse encourager un dualisme où le principe du mal paraîtrait un dangereux rival de Dieu. Cela ne veut pas cependant affirmer que Satan ne soit pas redoutable pour l'homme, par sa ruse et son mensonge.

Le serpent insinue le doute dans l'esprit d'Adam et Eve. Pourquoi donc Dieu vous a-t-il dit  « Vous ne mangerez le fruit de tous les arbres du jardin? "... De tous les arbres? ..... Eve ne se laisse pas tromper: il ne s'agit en fait que d'un seul. : l'arbre de la connaissance du bien et du mal.

Mais si vous en mangez, continue Satan, « Vous serez comme des dieux » ... Cela semble alors désirable. Dieu aurait-il interdit par jalousie? Dieu ne désirerait-il pas que l'homme devienne dieu ? ...

Doute et mensonge, voilà la tentation originelle qui invite à transgresser l'interdit, qui fait ensuite passer de la tentation d'expérimenter par soi-même le bien comme le mal, à la prétention de déterminer effectivement ce qui est bien ou mal.

1°) Le péché est triple. C'est d'abord une usurpation car le bien est la propriété de l'Etre, donc de Dieu qui seul peut créer les êtres et leur bonté propre, reflet de son Etre de toute bonté. L'homme n'est pas Dieu. Il ne peut se vouloir au-dessus du Bien.

2°) Le péché n'ajoute rien de bon à la création, mais tout au plus il l'endommage, la démolit. Il

est confusion du Bien et du Mal, à l'encontre de l'œuvre du Créateur qui, lui, sépare le bon du mauvais.

3°) Le péché est désobéissance à l'ordre formel de Dieu qui ne visait qu'à nous mettre en garde pour notre bien.

« Vous serez comme des dieux ", dit le serpent: dans l'idée de l'homme séduit, quelle perspective d'élévation ! Mais dans l'idée du diable séducteur, quelle chute! La seule promesse faite par Satan: « vos yeux s'ouvriront » n'apporte que le trouble de la conscience au lieu d'offrir les profondeurs de la sagesse.

« Vous serez comme des dieux », suggère à l'homme qu'il va dérober l'égalité avec Dieu, mais cela veut dire pour Satan qu'une damnation se prépare, semblable à la sienne; La science du bien et du mal fait miroiter devant le naïf une plénitude de connaissance, mais devant le roué, un malheur à venir. Voilà que celui que la Genèse appelle le « rusé", en hébreu « arüm ", fait des hommes des « arummim » ... des « nus » en français, nus devant Dieu, nus devant eux-mêmes, des angoissés de la nudité dont auparavant, dit la Genèse, ils n'avaient pas honte.

« Vous serez comme des dieux ", cette expression en hébreu se dit: "comme des Elohim ", c'est à dire un nom masculin pluriel: on pourrait traduire « vous serez comme des mâles ». L'humanité devient toute entière « Masculine" dans son désir profond, et rivale de Dieu ... et tout est faussé. De plus toute promotion de la femme qui s'établit sur la base de ce verset « Vous serez comme des dieux », est bien entendu fausse dès le départ, et ne peut aboutir qu'au résultat contraire.

Le récit de ce jour parle beaucoup de fruit (et non pas de pomme comme le pensent certains). Le thème du fruit court à travers toute la Bible. Il est l'expression même de la Bénédiction, donc de l'aboutissement de l'œuvre de la Création, comme de l'Alliance.

Le fruit est donc toujours un don de Dieu.

Quand l'homme veut prendre le fruit sans le recevoir, il n'attend plus le don: il le devance. Il fait ses œuvres indépendamment du Créateur et Père .. et pour ainsi dire il vole le fruit. Souvenez vous, dans l'évangile, des ouvriers de la vigne qui veulent garder pour eux le fruit de la vigne, allant même jusqu'à tuer l'héritier.

Le fruit ainsi extorqué se révèle un fruit de mort, un fruit pourri. L'impatience orgueilleuse et

possessive d'être « comme Dieu », vient bien du Père du mensonge ..., de l'envie et de la jalousie du diable.

A l'opposé d'Eve qui prend le fruit, il y a Marie, nouvelle Eve c'est à dire « mère des vivants », qui donnera le vrai fruit, parce qu'elle s'est mise à la disposition de la toute puissance de l'Amour, et qu'elle s'est faite l'obéissance même.

On comprend alors la merveilleuse délicatesse de Dieu qui avant même de constater les dégâts qu'entraînent pour l'homme, la femme et toute la terre, la tentation et le péché originels, la délicatesse donc de Dieu qui promets la descendance (le fruit) : le Messie, le Rédempteur.

C'est ce fruit-là, Jésus lui-même, qui seul peut nous faire devenir dieux, car tel est son désir, telle est sa volonté. Au désert nous raconte Matthieu il a choisi la véritable manière d'être Fils de Dieu ... pour lui-même en sa divinité, et pour ses frères les hommes en son humanité.

Chers amis, ce récit de la tentation originelle est bien actuel. Aujourd'hui comme hier nous désirons souvent « être comme des dieux », par nous-mêmes, en prenant la place de Dieu. Alors nous faisons le mal, comme Adam et Eve. Leur histoire est bien la nôtre.

Mais la victoire du Christ sur le mal au désert, peut être aussi notre victoire.

A nous de choisir l'histoire qui sera la nôtre en ce nouveau Carême.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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