"Ils le condamneront à mort" (Mt 20, 17-28) - Hozana

"Ils le condamneront à mort" (Mt 20, 17-28)

"Ils le condamneront à mort" (Mt 20, 17-28)

Chant final : "En Jésus seul" de Samuel Olivier

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus, montant à Jérusalem,
prit à part les Douze disciples
et, en chemin, il leur dit :
« Voici que nous montons à Jérusalem.
Le Fils de l’homme sera livré
aux grands prêtres et aux scribes,
ils le condamneront à mort
et le livreront aux nations païennes
pour qu’elles se moquent de lui,
le flagellent et le crucifient ;
le troisième jour, il ressuscitera. »
Alors la mère des fils de Zébédée
s’approcha de Jésus avec ses fils Jacques et Jean,
et elle se prosterna pour lui faire une demande.
Jésus lui dit :
« Que veux-tu ? »
Elle répondit :
« Ordonne que mes deux fils que voici
siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche,
dans ton Royaume. »
Jésus répondit :
« Vous ne savez pas ce que vous demandez.
Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? »
Ils lui disent :
« Nous le pouvons. »
Il leur dit :
« Ma coupe, vous la boirez ;
quant à siéger à ma droite et à ma gauche,
ce n’est pas à moi de l’accorder ;
il y a ceux pour qui cela est préparé par mon Père. »
Les dix autres, qui avaient entendu,
s’indignèrent contre les deux frères.
Jésus les appela et dit :
« Vous le savez :
les chefs des nations les commandent en maîtres,
et les grands font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne devra pas en être ainsi :
celui qui veut devenir grand parmi vous
sera votre serviteur ;
et celui qui veut être parmi vous le premier
sera votre esclave.
Ainsi, le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi,
mais pour servir,
et donner sa vie en rançon pour la multitude. »

Source : AELF

Méditation du Pasteur Corinne Charriau

Jésus est en chemin vers Jérusalem et il annonce pour la troisième fois à ses disciples sa passion et sa résurrection. Alors la mère de Jacques et Jean, deux des 12 disciples, fait à Jésus cette demande incroyable : « Ordonne, lui dit-elle, que dans ton Royaume mes deux fils que voici siègent l’un à ta droite et l’autre à ta gauche. »

Cette femme, cette mère, reconnaît pleinement la royauté et l’autorité de Jésus. Mais elle a au cœur une royauté à vue bien humaine. Cette mère veut le meilleur pour ses enfants, elle veut des places d’honneur et de choix pour chacun de ses fils auprès de Jésus dans son royaume.

Jacques et Jean sont vraisemblablement d’accord avec cette démarche, car ils se disent prêt à boire la coupe que Jésus va boire ! La coupe représente la destinée d’un homme, ici une destinée de souffrance pour Jésus. Jésus ne les rabroue pas car le chemin des disciples ne sera pas un long fleuve tranquille au sein de l’église naissante après la résurrection. Quant aux dix autres disciples, ils se sont indignés contre les deux frères, nourrissant peut-être ainsi la même ambition.

Jésus va alors recadrer ses disciples ! Tout d’abord, c’est Dieu son Père qui a toute autorité pour décider qui sera à sa droite et à sa gauche.

Ensuite, Jésus va renverser le système de valeur de ses disciples. L’échelle de valeur de Dieu, celle dont témoigne Jésus à travers sa vie, ne ressemble pas vraiment aux échelles de valeurs du monde.

Jésus amène alors ses disciples plus loin que là où ils en sont. Il leur propose, et nous propose, un renversement des valeurs : « si quelqu’un veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur, et si quelqu’un veut être le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave ».

Plutôt que parler de pouvoir dans les églises, il est plutôt question d’autorité que Dieu reconnaît et donne. Cette autorité confère une responsabilité, celle de servir les autres. A l’aune de l’enseignement de Jésus et de son exemple, c’est une invitation à placer l’intérêt de l’autre au-dessus du sien dans la vie chrétienne. Pour celles et ceux qui se mettent à la suite de Jésus, le Fils de l’homme, c’est un défi à relever au quotidien, et ce jusque dans les petites choses de la vie.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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