"Les petits chiens, sous la table, mangent bien les miettes ..." (Mc 7, 24-30) - Hozana

"Les petits chiens, sous la table, mangent bien les miettes ..." (Mc 7, 24-30)

"Les petits chiens, sous la table, mangent bien les miettes ..." (Mc 7, 24-30)

Chant final : "Mon secours est en toi" par le groupe IMPACT

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
Jésus partit et se rendit dans le territoire de Tyr.
Il était entré dans une maison,
et il ne voulait pas qu’on le sache,
mais il ne put rester inaperçu :
une femme entendit aussitôt parler de lui ;
elle avait une petite fille possédée par un esprit impur ;
elle vint se jeter à ses pieds.
Cette femme était païenne, syro-phénicienne de naissance,
et elle lui demandait d’expulser le démon hors de sa fille.
Il lui disait :
« Laisse d’abord les enfants se rassasier,
car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants
et de le jeter aux petits chiens. »
Mais elle lui répliqua :
« Seigneur, les petits chiens, sous la table,
mangent bien les miettes des petits enfants ! »
Alors il lui dit :
« À cause de cette parole, va :
le démon est sorti de ta fille. »
Elle rentra à la maison,
et elle trouva l’enfant étendue sur le lit :
le démon était sorti d’elle.

Source : AELF

Méditation du Père Bernard Devert

Emerveillement de Jésus devant cette femme païenne, étrangère, de nationalité syro-phénicienne, confrontée à la maladie de sa petite-fille, emmurée dans une possession.

L’amour fait tomber les murs et craquer les enfermements : les frontières s’abaissent. Voici que cette maman s’approche de Jésus dans cette conviction qu’Il peut délivrer son enfant du malheur innocent qui l’accable.

Il s’ensuit une rencontre se révélant une double ouverture pour cette femme et pour Jésus, anticipant avec celle qui n’a pas de croyance, le repas eucharistique.

Les différences respectées sont surmontées. Le pain rompu, partagé laisse des miettes, transformant les relations.

Notre Société connaît bien des émiettements : l’écologie en souffrance, soulignée si justement par le Pape François dans son Encyclique « Laudato Si », les pauvres qui n’ont que des miettes, obligés d’attendre de ceux qui ont tout, un partage pour dormir, se nourrir. Est-ce cela vivre ?

L’heure est de rechercher ce passage, une pâque, pour que l’émiettement se dissipe à la lumière d’une réanimation de la cohérence entre les générations, la Nation et ses Cités, les nantis et les pauvres.

Oui, que d’émiettements avec la montée des populismes et les pouvoirs numériques monopolistiques. La colère gronde eu égard à tant de ruptures et les enjeux qu’elles suscitent, formant un grand écart entre ceux qui s’inquiètent de la fin de mois et ceux de la fin d’un monde.

La femme de l’Evangile saisit subrepticement et comme étonnée que Jésus est une vraie nourriture, un Pain pour la vie pour être le Pain des pauvres.

Les miettes de ce Pain sont pour elle un trésor de vie. Un inattendu.

Qui d’entre nous n’a pas recueilli parfois ces miettes dans une relation, dans une conversation laissant de telles traces qu’elles émiettent les doutes, les incompréhensions. Une vie alors nouvelle s’éveille.

Seigneur donne-nous d’assimiler ces miettes, don du Pain de vie que tu romps pour chacun d’entre nous.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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