"Il commença à les envoyer en mission" (Mc 6, 7-13) - Hozana

"Il commença à les envoyer en mission" (Mc 6, 7-13)

"Il commença à les envoyer en mission" (Mc 6, 7-13)

Chant final : "Allez enseigner toutes les nations" des fraternités monastiques de Jérusalem

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,
Jésus appela les Douze ;
alors il commença à les envoyer en mission deux par deux.
Il leur donnait autorité sur les esprits impurs,
et il leur prescrivit de ne rien prendre pour la route,
mais seulement un bâton ;
pas de pain, pas de sac,
pas de pièces de monnaie dans leur ceinture.
« Mettez des sandales,
ne prenez pas de tunique de rechange. »
Il leur disait encore :
« Quand vous avez trouvé l’hospitalité dans une maison,
restez-y jusqu’à votre départ.
Si, dans une localité,
on refuse de vous accueillir et de vous écouter,
partez et secouez la poussière de vos pieds :
ce sera pour eux un témoignage. »
Ils partirent,
et proclamèrent qu’il fallait se convertir.
Ils expulsaient beaucoup de démons,
faisaient des onctions d’huile à de nombreux malades,
et les guérissaient.

Source : AELF

Méditation du Père Jean-Marie Petitclerc

Tous, nous sommes envoyés vers les périphéries, nous rappelle le pape François. Écoutons les cinq conseils que nous donne ce matin Jésus pour le départ en mission. Tout d’abord, ne jamais partir seul. « Il les envoie deux par deux ». Car c’est d’abord par la qualité de la relation de fraternité que l’on peut témoigner d’un Dieu Père.

Deuxième conseil : se préparer pour la marche. « Prendre un bâton et mettre des sandales » Le disciple du Christ, c’est un marcheur. Annoncer l’Évangile nécessite toujours de savoir se mettre en route.

Troisième conseil : ne rien prendre (pain, sac, pièces de monnaie), car il s’agit d’apprendre à recevoir de ceux que l’on rejoints. Évangéliser, c’est d’abord prendre une posture de receveur. Accompagner un SDF dans une spirale d’inclusion consiste moins à l’assister financièrement qu’à se mettre à l’écoute de sa parole, si peu prise en compte.

Quatrième conseil : respecter la liberté des personnes à accueillir ou à ne pas accueillir la parole. On ne peut évangéliser sur le mode de l’imposition, mais en pratiquant la pédagogie évangélique fondée sur l’écoute et le dialogue.

Enfin, dernier conseil, porter une attention particulière aux malades, que leur maladie soit physique ou psychique.

Rappelons-nous cette parole du diacre Saint Laurent qui lui valut le martyre. « Le trésor de l’Église, ce ne sont ni ses ciboires, ni ses cathédrales. Le trésor de l’Église, ce sont ses pauvres ! » N’est-ce pas la parole que ne cesse de nous rappeler le pape François, au risque de se fâcher avec certains chrétiens attachés à l’apparat.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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