Passion-Compassion - Hozana

Passion-Compassion

Dans la rue, on souffre beaucoup des conditions-même de la vie propres à la rue, mais aussi du regard que les gens portent facilement sur vous (regard meurtrier de mépris, regard de pitié et aussi cette insupportable indifférence qui fait planer le regard au travers des gens sans même les percevoir). 

Dans la rue, on ne peut pas résister à la souffrance quotidienne sans se blinder, se construire un personnage, pour tenter d'oublier. On prend également tous les produits nécessaires pour disparaître, faire disparaître la réalité sinistre, disparaître à soi-même : on devient familier de l'alcool, des médicaments, des mélanges, de la bière ou du vin rouge pour tenter de moins souffrir. 

Quand on rentre les gens dans la rue, parfois on réveille la souffrance en faisant resurgir la conscience ou la mémoire. Ne sommes-nous pas tous des êtres souffrants ? c'est à ce niveau de compassion que la rencontre se fait parfois entre êtres humains, de chair et de larmes, de silence et de lumière.

Jésus, quand il rencontre les malades, les exclus, les pharisiens et les publicains, va au-delà des apparences : il connaît le cœur de ceux qui l'entourent et il les appelle à accueillir le Royaume de Dieu qui est tout proche. Mais, dans la rue et ailleurs, les gens refusent d'accueillir le don de Dieu, ils préfèrent s'enfermer dans leurs habitudes, leurs plaisir, leurs souvenirs pour éviter de changer. 

Alors Jésus va monter à Jérusalem pour dévoiler le sens du péché qui fait mourir les petits, qui écrase les faibles. Jésus porte la souffrance des hommes en livrant sa vie, en se prêtant à cette condamnation injuste des Juifs puis des Romains. Jésus nous révèle l'amour du Père pour les petits, les pauvres, les miséricordieux, les affamés de justice. Jésus traverse la souffrance, il souffre la Passion des hommes pour surgir en premier né d'entre les morts : Il est ressuscité.

Avec les gens de la rue, laissons-nous sauver, laissons-nous ressusciter. Ne nous lassons pas de dire aux hommes de notre temps que le Royaume de Dieu est proche. 


Père Patrick Giros

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

1 commentaire

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

colette
place Marsillargues, il y a 1 mois
Seigneur je rencontrai mes amis de la rue à l'entrée de la paroisse chaque dimanche, je leur donnai des sourires et le peu que je pouvais partager. Un jour ils se trouvaient dans une autre endroit de la ville et dés que leurs regards m'ont repairé il s ont crié la dame de don bosco, alors j'ai compris que tous mes frères souffrants faisait partis de moi même. Merci jésus JMJ AMEN