Maintenant …tu peux laisser ….ton serviteur s'en aller en paix.

Maintenant …tu peux laisser ….ton serviteur s'en aller en paix.

Présentation de l'Enfant-Jésus au temple (Cathédral St Michel Toronto)

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           En ce premier samedi du mois, nous recevrons Jésus comme nourriture de nos âmes et en réparation des outrages commis contre sa Mère. Nous anticiperons la fête du 2 février avec le souvenir des 2 événements liés à Notre Dame, et d'un autre lié à Fatima. En effet, l'Eglise fêtera dimanche la présentation de l'Enfant Jésus au temple et la purification légale de Marie. C'est lors de cette présentation de son Enfant au temple que Marie entendra plusieurs prophéties de Siméon dont nous retiendrons celle-ci. ‘'Un glaive de douleur transpercera ton cœur''.

          Auparavant, ce vénérable personnage aura tenu dans ses bras le Sauveur. Imaginons sa joie et ses remerciements à Dieu de voir réalisée pour lui la promesse divine, de voir et de tenir contre son cœur le Messie tant attendu. Nous qui recevons spécialement le premier samedi de chaque mois notre Sauveur dans notre cœur, dans une communion réparatrice, ne manquons pas de l'adorer comme les roi-mages, et de le remercier humblement d'avoir souffert sa passion pour nous pardonner et nous permettre de nous sauver.'O Mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l'enfer…….'', ainsi nous a appris à prier Notre Dame à Fatima.

            Lors de la révélation du caractère Immaculé de son Cœur, à la rue du bac, par le dessin de la médaille miraculeuse, Marie tiendra à nous montrer ce Cœur transpercé par un glaive, à coté du Sacré-Cœur de Jésus, confirmant son rôle dans notre rédemption. (Rôle rappelé par le cardinal Pacelli le 28 avril 1935 à Lourdes   référence déjà citée ).  Le Cœur entouré d'épines qu'Elle montrera aux enfants de Fatima le 13 juin 1917 nous prouvera sa sensibilité aux offenses des pécheurs envers sa personne, alors qu'Elle est déjà ‘'du Ciel'' comme précisé un mois plus tôt. 

            Ces extraits des paroles de Siméon, le fameux ‘' Nunc dimitis…'' qui nous a servi de titre, pourraient presque s'appliquer à Jacinthe; en effet il y a juste 100 ans, la petite Jacinthe était admise à l'hôpital Doña Estefania à Lisbonne, pour y être opérée et y mourir toute seule comme le lui avait prédit Notre Dame, lui faisant la grande grâce de lui communiquer le jour et l'heure de sa mort.

            La première partie de cette publication sera consacrée à des extraits des méditations du père Du Pont sur cet accomplissement de la loi ; la seconde consacrée à Jacinthe grâce au livre du père Marchi, ''Témoignages sur les apparitions''.

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Présentation de l'Enfant Jésus au temple et purification de la Vierge

La Purification

            La loi ancienne ordonnait aux femmes qui mettaient au monde un fils de rester enfermées dans leur maison pendant 40 jours, comme étant impures ; puis, d'aller au temple pour y être purifié. Elles devaient offrir un agneau et une tourterelle, ou, si elles étaient pauvres, deux tourterelles ou deux pigeonneaux, conjurant le prêtre de prier pour elle.

             Le livre des cantiques au chapitre II précise ‘'Comme le lis est entre les épines ; telle est ma bien-aimée entre les filles de Jérusalem.'' A l'occasion de cette démarche, Notre Dame, à l'image des 6 feuilles de ce lis, pratiqua 6 vertus.

            La première est l'attrait pour le recueillement, en contemplant les perfections de son divin Fils.

            La seconde est un amour très délicat pour la pureté de cœur. Elle est pure entre les créatures, mais veut quand même observer la loi. ‘'Vous êtes belle, ma bien-aimée ; il n'y a point de tache en vous.'' Cantiques IV

            La troisième est une obéissance héroïque à la loi. Ayant conçu du Saint-Esprit, la loi de purification n'est pas faite pour elle.

            La quatrième est une rare humilité. Elle veut être traitée comme une femme ordinaire et non point comme une vierge qui n'a pas besoin de purification.

            La cinquième est un tendre amour pour la pauvreté qui est la sœur de l'humilité. Avec l'or des mages, elle aurait pu paraître riche et se présenter avec un agneau, elle préfère passer pour pauvre et se présenter avec deux tourterelles.

            La sixième est une douce et fervente dévotion qui paraît dans le respect avec lequel elle présente son offrande au prêtre et lui demande de prier pour elle, bien que sa sainteté la rende digne de prier pour les autres.

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La présentation de l'Enfant Jésus 

            La loi ordonnait encore que tous les premiers-nés des hébreux fussent offerts et consacrés au Seigneur, en mémoire du bienfait signalé qu'il leur avait accordé en les tirant de l'Égypte, après avoir fait mourir en une seule nuit tous les premiers-nés des Égyptiens. Ce fut pour accomplir cette loi que Marie porta son fils au temple, et qu'elle l'offrit au Père éternel. Voici la prière que lui prête le père Du Pont :         ‘'Père saint, dit-elle, voici votre fils unique, en tant qu'il est Dieu, et mon Fils premier-né, en tant qu'il est homme ; voici celui qui vous représente tous les premiers-nés offerts à votre divine majesté jusqu'à ce jour, et dont vous attendiez si vivement la venue dans votre saint temple. Je vous l'offre de tout mon cœur, en actions de grâce de ce que vous me l'avez donné : Puis-je vous présenter un don meilleur ? Il est à vous ; recevez-le dans vos bras paternels : Il y sera plus à sa place qu'entre les miens. Recevez-le, ô mon Dieu, en odeur de suavité, pour la rédemption de tous les hommes ; comme une oblation plus précieuse que celle d'Abel, plus agréable que celle de Noé, plus sainte que celle d'Abraham, préférable à toutes celles que Moïse a ordonnées de vous faire selon la loi. Je vous conjure, par ses mérites, d'accorder à tous les hommes le pardon de leurs offenses, et de ne point leur refuser votre amitié.''

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            L'apôtre Paul dans son épître aux éphésiens précisera ‘'Il nous a aimés, et il s'est livré lui-même pour nous en s'offrant à Dieu pour l'expiation de nos péchés, comme une oblation et une victime d'agréable odeur'' C'est en quelque sorte le rappel de la première oblation de cette victime par Notre Dame, dans le temple de Jérusalem, qui me fait tant apprécier l'offertoire de la messe en rite extraordinaire. Dans cette partie de la messe, l'Eglise semble rappeler cette offrande initiale de Notre Dame dont le père Du Pont nous a développé le sens caché. En effet, le prêtre offre l'hostie sur la patène en disant ‘' Succipe, sancte Pater…. hanc immaculatam hostiam….''. '' Recevez, Père saint, ….cette hostie sans tache,….'' le terme hostie, provenant du latin hostia, victime. Cette offrande de la future victime souligne et anticipe le renouvellement non sanglant du sacrifice du Christ. Ce sacrifice va s'opérer mystérieusement, hors de notre vue et de nos oreilles, par les paroles à voix basse du prêtre, dont l'humanité est dissimulée sous la chasuble, et qui devient pendant quelques instants cet autre Christ qui s'offre de nouveau en sacrifice non sanglant à son Père.

            J'aime aussi ce rite, car dans cette partie de l'offertoire, le prêtre insiste auprès de Dieu en lui offrant le sacrifice qu'il va réaliser avec le souhait que la manière dont il va le faire, lui plaise le plus, lui soit agréable. Le prêtre s'humilie d'abord, en disant : ‘'Nous nous présentons devant vous, Seigneur, l'esprit humilié et le cœur contrit ‘' puis il poursuit ‘' Agréez notre offrande ; et que notre sacrifice aujourd'hui s'accomplisse en votre présence, d'une manière qui vous le rende agréable, ô Seigneur notre Dieu''. 

            Le Curé d'Ars disait : ‘' Le prêtre, c'est quelque chose de grand. Ce n'est qu'au ciel qu'on saura ce qu'il est. Si nous le comprenions sur la terre, on mourrait non de frayeur, mais d'amour » Oui, il faut marquer un grand respect pour le prêtre qui a reçu de son évêque ce caractère qui a fait de lui un prêtre pour l'éternité. En effet par la succession apostolique depuis le Christ, le prêtre agissant en son nom, rend présent et de façon permanente le Christ à l'autel, remet en son nom les péchés. Pendant qu'il reçoit ces pouvoirs, l'évêque consacre aussi ses mains pour tenir le corps du Christ avec le plus de respect possible pour nous le donner à la communion.

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Le rachat de l'Enfant Jésus

            La loi ordonnait enfin que les premiers-nés fussent rachetés cinq sicles. Marie les paya au prêtre, et le prêtre lui rendit son fils.

            Celui qui vend l'Enfant divin, c'est le Père éternel. Marie présente aujourd'hui son fils dans le temple selon la loi. Le père qui nous l'a donné, le reçoit ; mais ce n'est pas pour nous le reprendre et le garder, c'est pour nous le donner de nouveaux, c'est, disons-le, pour le vendre à notre grand avantage.

            La personne qui rachète le saint Enfant, c'est Marie. Elle le retire des mains du prêtre et l'emporte avec elle pour le nourrir de son lait en qualité de mère. Mais c'est pour nous, non pour elle, qu'elle le rachète ; si elle le nourrit, c'est afin qu'ils grandissent, qu'il nous instruise, et qu'il meure un jour pour notre salut.

            Le prix du rachat et de cinq sicles. Dans un sens moral et spirituel, les cinq sicles marquent le prix auquel l'âme fidèle achète l'or très pur de la sagesse divine, qui est Jésus, de la manière qu'il est possible de l'acheter. Or ce prix n'est autre chose que la mortification des cinq sens corporels, et la pratique des cinq vertus qui servent de disposition à la grâce et à la parfaite sainteté, je veux dire : la foi vive, la crainte de Dieu, le regret du péché, la confiance en la divine miséricorde, le ferme propos d'obéir au Seigneur et d'accomplir en toute chose sa sainte volonté. Par conséquent, ô mon âme, si tu désires posséder Jésus, souviens-toi qu'on ne l'achète point au prix de l'or et de l'argent, mais par l'exercice de ces vertus. Mets-les avec soin en pratique, et tu obligeras le Père éternel à te donner son fils.

            Le Sauveur veut être vendu et racheté pour devenir le serviteur et l'esclave des hommes et se livrer pour eux à la mort. 

            Il sera encore vendu 30 deniers, 30 jours du salaire d'un ouvrier dans une vigne, pour souffrir sa passion à laquelle nous commencerons à penser à la fin de ce mois lorsque le 26 février nous commencerons le carême par le ''mercredi des cendre.''  ‘'Souviens-toi, ô homme que tu es poussière et que tu retourneras en poussière''  

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         Depuis le premier dimanche de l'Avent, jusqu'aux complies de ce premier février, l'Eglise chante l'Antienne à la Vierge intitulée '' Alma Redemptoris Mater'' que vous pourrez écouter (1' 18'') avec le lien    et dont voici le texte français. 

   '' Tendre mère du Rédempteur, qui demeure la porte ouverte du Ciel, et l'étoile de la mer,porte secours au peuple qui succombe et cherche à se relever : Toi qui a engendré, à la surprise de la nature,  ton saint Créateur, [étant] vierge avant et après [l'enfantement], et, de la bouche de Gabriel, recevant cette salutation, aies pitié des pécheurs. ,

           

La fête de la Purification et la petite Jacinthe

            Le 2 février, jour de la ‘'Présentation'', Jacinthe entrait à l'hôpital Doña Estefania,. Elle y recevait la visite quotidienne de ‘'sœur Purification,'' sa «marraine». Monsieur Marto, son papa, put venir voir une fois son enfant, mais ce fut une visite bien brève. Le pauvre homme devait revenir promptement à Fatima, où d'autres de ses enfants étaient au lit et réclamaient sa présence. Lucie, qui était venue lui rendre visite durant deux jours, confie : « Je la trouvai avec la même allégresse de souffrir pour l'amour de Dieu, pour l'amour du Cœur Immaculé de Marie, pour les pécheurs et pour le Saint Père. C'était là tout son idéal et les thèmes de ses conversations. » « J'aime tant souffrir pour l'amour de Jésus et Marie et eux, Ils aiment tant tous ceux qui souffrent pour la conversion des pécheurs » disait Jacinthe, affirmant que Notre Dame lui était apparue de nouveau et lui avait encore répété que « Le péché qui mène le plus de monde en enfer est le péché de la chair, qu'il faut s'éloigner du luxe, qu'il ne faut pas s'obstiner dans le péché et qu'il faut faire pénitence. »

            L'opération chirurgicale ayant été retardée de quelques jours, le 5 février la maman de Jacinthe décida de prendre le train pour Fatima, car suite aux nouvelles reçus d'Aljustrel, elle devait absolument rentrer chez elle, d'autres enfants de la famille étaient malades. Ce fut un grand déchirement pour elle comme pour sa petite fille qui tout au long de sa maladie, ne cessa de souffrir héroïquement pour la conversion des pécheurs. Sur son lit d'hôpital, on l'entendra dire : « Il se commet beaucoup et de trop grands péchés dans le monde. Si les hommes savaient ce que c'est que l'éternité, ils feraient tout pour changer de vie… Les hommes se perdent parce qu'ils ne pensent pas assez à la mort de Notre Seigneur et qu'ils ne font pas pénitence. »

    

            ‘'Jésus et Marie aiment tant tous ceux qui souffrent pour la conversion des pécheurs''

Alors n'hésitons pas à offrir nos communions réparatrices des premiers samedis du mois pour les pécheurs et leur conversion, à commencer par ceux qui nous sont proches .

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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