"Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde" (Jn 1, 29-34) - Hozana

"Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde" (Jn 1, 29-34)

"Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde" (Jn 1, 29-34)

Chant final : "Litanie des noms de Jésus" du Père Norbert ROUSSELLE

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Le lendemain, voyant Jésus venir vers lui,
Jean le Baptiste déclara :
« Voici l’Agneau de Dieu,
qui enlève le péché du monde ;
c’est de lui que j’ai dit :
L’homme qui vient derrière moi
est passé devant moi,
car avant moi il était.
Et moi, je ne le connaissais pas ;
mais, si je suis venu baptiser dans l’eau,
c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. »
Alors Jean rendit ce témoignage :
« J’ai vu l’Esprit
descendre du ciel comme une colombe
et il demeura sur lui.
Et moi, je ne le connaissais pas,
mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit :
“Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer,
celui-là baptise dans l’Esprit Saint.”
Moi, j’ai vu, et je rends témoignage :
c’est lui le Fils de Dieu. »

Source : AELF

Méditation Père Emmanuel Pic

Le moment d’Évangile que nous venons d’entendre évoque pour moi ces icônes anciennes qui représentent Jean-Baptiste, aisément reconnaissable à ses vêtements sauvages et à son allure revêche, montrant du doigt l’agneau de Dieu. Dans ces images, toute l’attention du spectateur se porte sur ce doigt, affûté comme une flèche, et vers celui qu’il désigne.

Ce long doigt tendu vers le Christ, c’est tout Jean-Baptiste. Sa vie entière s’efface derrière ce geste : le choix du désert, la vie austère, l’annonce exigeante du Royaume, le baptême par lequel il dit laver le peuple de ses péchés, tout cela passe au second plan. La vraie, la seule raison d’être de Jean, c’est d’avoir eu pour disciple Jésus, qui va désormais passer devant lui jusqu’à l’éclipser complètement. Jusqu’alors, Jean n’existait que par sa parole. Désormais, il n’existe plus que pour une parole, ou plutôt pour LA Parole, pour cet homme qui se fondait dans la foule et que l’Esprit vent de désigner à ses yeux comme le Messie, le Fils de Dieu, l’agneau qui enlève le péché du monde.

Jean nous révèle une chose essentielle : une vie humaine peut prendre tout son sens en ne faisant que montrer le Christ. Nul désir chez lui de prendre le pouvoir, de remplir son église, de faire grossir la troupe de ses disciples, d’agrandir sa communauté. Il devient lui-même disciple, et affirme par là que la vie de disciple n’a de sens que dans ce geste-là, le geste du témoignage, ce doigt tendu vers le Christ et non vers soi-même.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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