"Ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né. Quand ..." (Lc 2, 16-21) - Hozana

"Ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né. Quand ..." (Lc 2, 16-21)

"Ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né. Quand ..." (Lc 2, 16-21)

Chant final: "Marie, pleine de grâce" par l'ensemble vocal CAPELLA SYLVANENSIS

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là,
les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem,
et ils découvrirent Marie et Joseph,
avec le nouveau-né
couché dans la mangeoire.
Après avoir vu,
ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé
au sujet de cet enfant.
Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient
de ce que leur racontaient les bergers.
Marie, cependant, retenait tous ces événements
et les méditait dans son cœur.
Les bergers repartirent ;
ils glorifiaient et louaient Dieu
pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu,
selon ce qui leur avait été annoncé.
Quand fut arrivé le huitième jour,
celui de la circoncision,
l’enfant reçut le nom de Jésus,
le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception.

Source : AELF

Méditation Père Emmanuel Pic

Quel contraste entre l’agitation des bergers et le recueillement de Marie, qui retient les événements et les médite dans son cœur

Marie accueille, recueille, les événements de la vie. Elle le fait d’autant plus facilement que c’est Dieu qui agit et qui parle à travers eux. Il y a eu la venue de l’ange, l’annonce de la maternité, la rencontre avec Elisabeth, la naissance de l’enfant. Marie ne comprend pas nécessairement tout dans le détail. Elle comprend, au fond d’elle-même, que cet imprévu, c’est l’imprévu même de Dieu.

Marie médite ces événements. Elle cherche à en comprendre le sens. Elle est dans notre situation, lorsque nous sommes confrontés à l’inattendu, l’étrange, l’incompréhensible.

Qu’aurions-nous fait à sa place ? sans doute aurions-nous dit « c’est absurde », ou « c’est injuste », ou « pourquoi moi ? » C’est en tout cas de cette manière que nous réagissons lorsqu’il nous arrive quelque chose que nous n’avions pas vu venir et qui nous dérange. Peut-être serions-nous tout de suite tentés d’en attribuer à Dieu la faute ou le mérite, comme les bergers qui s’en retournent chez eux en chantant la louange de Dieu.

Chez Marie, rien de tout cela. Elle n’est pas du genre à dire trop vite « Amen, merci mon Dieu », ou « Jésus, je te l’offre. » Pas du genre non plus à se creuser la tête pour chercher le sens de la vie, ni pour émettre des jugements de valeur.

Marie préfère faire appel à son cœur, c’est-à-dire non pas à ses sentiments, mais à ce plus profond d’elle-même où elle se trouve en face à face avec le Seigneur. Le cœur de Marie, c’est un sanctuaire dans lequel elle rencontre Dieu, à l’image de ce que devrait être le cœur de chacun de nous.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

1 commentaire

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

loader