Facebook Pixel"Aujourd'hui vous est né un Sauveur" (Lc 2, 1-14) - Hozana

"Aujourd'hui vous est né un Sauveur" (Lc 2, 1-14)

"Aujourd'hui vous est né un Sauveur" (Lc 2, 1-14)

Chant final: "Aujourd'hui un enfant vous est né" par la communauté du Chemin Neuf

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ces jours-là,
parut un édit de l’empereur Auguste,
ordonnant de recenser toute la terre
– ce premier recensement eut lieu
lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie.
Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville d’origine.
Joseph, lui aussi, monta de Galilée, depuis la ville de Nazareth,
vers la Judée, jusqu’à la ville de David appelée Bethléem.
Il était en effet de la maison et de la lignée de David.
Il venait se faire recenser avec Marie,
qui lui avait été accordée en mariage
et qui était enceinte.

Or, pendant qu’ils étaient là,
le temps où elle devait enfanter fut accompli.
Et elle mit au monde son fils premier-né ;
elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire,
car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune.
Dans la même région, il y avait des bergers
qui vivaient dehors et passaient la nuit dans les champs
pour garder leurs troupeaux.
L’ange du Seigneur se présenta devant eux,
et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière.
Ils furent saisis d’une grande crainte.
Alors l’ange leur dit :
« Ne craignez pas,
car voici que je vous annonce une bonne nouvelle,
qui sera une grande joie pour tout le peuple :
Aujourd’hui, dans la ville de David,
vous est né un Sauveur
qui est le Christ, le Seigneur.
Et voici le signe qui vous est donné :
vous trouverez un nouveau-né
emmailloté et couché dans une mangeoire. »
Et soudain, il y eut avec l’ange une troupe céleste innombrable,
qui louait Dieu en disant :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux,
et paix sur la terre aux hommes, qu’Il aime. »

Source : AELF

Méditation Père Michel Quesnel

L’évangéliste Luc n’annonce pas tout de suite que la naissance de Jésus à Bethléem eut lieu la nuit. Tant que le texte ne parle pas des bergers, la scène pourrait se passer en plein jour. Pourquoi pas, après tout ? Jésus n’est-il pas le Soleil de justice ?

On sait dès le départ, pourtant, que les conditions ne sont pas optimales. Joseph et Marie ne sont pas chez eux, à Nazareth. Ils ont dû demander l’hospitalité dans la famille du premier. Mais c’est une hospitalité minimale : la pièce à vivre est pleine de gens et de mouvement. Ils ont dû se réfugier dans une dépendance de la maison, profitant de la chaleur que dégagent les animaux. Et pour tout berceau, Jésus est déposé dans une mangeoire. Ce n’est pas le luxe.

En dehors de la famille, les premiers à être informés de cette naissance sont des bergers, des gens assez mal vus des bons pratiquants. Quand on vit dans les champs, il n’est guère facile de respecter les règles de pureté de la religion juive. C’est pourtant à eux que l’ange du Seigneur se présente en premier ; cela se passe la nuit, maintenant on le sait. Et ce sont aussi les premiers à savoir que l’enfant qui vient de naître dans le bourg voisin est un enfant exceptionnel.

A l’autre bout de sa vie terrestre, c’est avec un bandit que Jésus aura sa dernière conversation : saint Dismas, le bon larron, à qui le Paradis est promis alors qu’il a eu jusque-là une vie minable. Et juste après cet échange de paroles, les ténèbres recouvriront la terre.

Décidément, le Soleil de justice est venu pour illuminer l’existence des gens de l’ombre, plutôt mal vus de leurs frères humains. Et il invite ceux qui le suivent à leur porter la même lumière.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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