« Qui est ma mère et qui sont mes frères ? »

« Qui est ma mère et qui sont mes frères ? »

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu


En ce temps-là, comme Jésus parlait encore aux foules, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler. Quelqu’un lui dit : « Ta mère et tes frères sont là, dehors, qui cherchent à te parler. » Jésus lui répondit : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? » Puis, étendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Car celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. » (Mt 12, 46-50)

 

Ô Mère sublime !


Ô Mère sublime, ta plénitude de grâce brille comme le soleil, radieux manteau de lumière. Et bien au-dessous de toi la pâle clarté lunaire des choses passagères et sur ta tête la couronne d’étoiles que portent les élus. Pourtant, la paix éternelle n’est pas encore établie, la terre est encore livrée à la violence des ouragans, le dragon infernal menace encore de dévorer l’Enfant nouveau-né, fruit de ton sein maternel, que ton amour a fait naître à la lumière de la vie dans la grâce. Mais tu as préparé pour les tiens un sûr abri : loin du monde, au désert, dans cette solitude où ne parvient pas la lueur trouble du péché, là, tu les gardes cachés dans le silence et la paix. Là tu nourris les tiens du Pain vivant qui donne la vie éternelle, tu les fortifies avec cette nourriture qu’est la parole de Dieu. Tu leur apprends à élever leur regard vers la face de l’Éternel et tu les désaltères avec le breuvage de l’Esprit, qui enflamme et rafraîchit, source en eux d’une sobre ivresse ! Tu les revêts du vêtement du salut pour qu’ils passent sains et saufs à travers l’eau et le feu, et ta main de Mère les guide jusqu’au terme éternel.

 

Édith Stein

 


Édith Stein, philosophe allemande, se convertit au catholicisme en 1922 et entre au Carmel en 1933, prenant le nom de Thérèse-Bénédicte de la Croix. Solidaire de ses frères, elle meurt au camp d’Auschwitz en 1942.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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