Béatitudes

Béatitudes

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu


En ce temps-là, voyant les foules, Jésus gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent de lui. Alors, ouvrant la bouche, il les enseignait. Il disait :

« Heureux les pauvres de cœur,
car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux ceux qui pleurent,
car ils seront consolés.
Heureux les doux,
car ils recevront la terre en héritage.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice,
car ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux,
car ils obtiendront miséricorde.
Heureux les cœurs purs,
car ils verront Dieu.
Heureux les artisans de paix,
car ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice,
car le royaume des Cieux est à eux.
Heureux êtes-vous si l’on vous insulte,
si l’on vous persécute
et si l’on dit faussement toute sorte de mal
contre vous, à cause de moi.
Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse,
car votre récompense est grande
 dans les cieux ! »


(Mt 5, 1-12a) 


Tous appelés à la sainteté

 

Vous n’aspirez pas, dites-vous, à être un saint, vous n’aspirez qu’à être un bon chrétien. Comme si les saints avaient aspiré à autre chose qu’à être de bons chrétiens, ou qu’ils eussent cru pouvoir le devenir autrement qu’en s’y vouant entièrement. Ils n’ont jamais distingué, comme vous faites, la sainteté de la profession de chrétien, ni conçu cette profession sous une autre idée que celle du dévouement et d’une consécration de tout son être à Dieu. L’imperfection, le relâchement, et ensuite le désordre ne se sont introduits dans le christianisme que depuis qu’on a fait cette fausse et pernicieuse distinction, et qu’on n’a plus mis dans la ferveur intérieure l’essence de la perfection chrétienne.

Vous ajoutez qu’exiger une telle ferveur, c’est assujettir le chrétien à une vie bien dure et tout à fait intolérable. Vous vous trompez, et vous ne parlez ainsi que faute d’expérience. C’est précisément le contraire. Il n’est point de vie si douce et si heureuse que celle d’un chrétien fervent ; il n’est pas même d’autre vie douce et heureuse que celle-là.

Demandez aux chrétiens qui se sont généreusement voués à Dieu, s’ils ne courent pas, s’ils ne volent pas dans cette même voie où vous marchez avec tant de peine, si elle ne s’élargit pas et ne s’aplanit pas pour eux à mesure qu’ils avancent. Demandez-leur s’ils voudraient changer leur vie pour la vôtre, si elle n’abonde pas pour eux en consolations, si une seule visite du Seigneur ne les dédommage pas de toutes leurs souffrances.

Jean-Nicolas Grou, s.j.


Jean-Nicolas Grou († 1803) entre chez les jésuites à 15 ans. Brillant professeur de lettres, il rencontre à Paris la visitandine Pélagie Lévêque, qui l’oriente vers la direction spirituelle, avant que la Révolution ne l’exile en Angleterre.


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Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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