Un juge dépourvu de justice

Un juge dépourvu de justice

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc


En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité pour eux de toujours prier sans se décourager : « Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait pas Dieu et ne respectait pas les hommes. Dans cette même ville, il y avait une veuve qui venait lui demander : “Rends-moi justice contre mon adversaire.” Longtemps il refusa ; puis il se dit : “Même si je ne crains pas Dieu et ne respecte personne, comme cette veuve commence à m’ennuyer, je vais lui rendre justice pour qu’elle ne vienne plus sans cesse m’assommer.” » Le Seigneur ajouta : « Écoutez bien ce que dit ce juge dépourvu de justice ! Et Dieu ne ferait pas justice à ses élus, qui crient vers lui jour et nuit ? Les fait-il attendre ? Je vous le déclare : bien vite, il leur fera justice. Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Lc 18, 1-8)

 

Proclame la Parole


Devant Dieu, et devant le Christ qui va juger les vivants et les morts, je t’en conjure, au nom de sa Manifestation et de son Règne : proclame la Parole. Si le divin Apôtre charge avec insistance le disciple de témoigner sans cesse, c’est par crainte des comptes à rendre, mais aussi par amour, car il veut que le disciple se montre brillant et remarquable et entend l’exhorter à proclamer la parole avec confiance.

Interviens à temps et à contretemps. Rien de ce qui est louable ne vient à contretemps. Il n’invite donc pas le disciple à proclamer la parole bêtement et n’importe comment, mais à considérer tout moment comme opportun pour le faire. Car il passait lui-même son temps à agir ainsi, que ce fût en prison, en bateau ou à table. Et en témoigne ce qui s’est passé à Philippes, à Troas, en mer. 

Dénonce le mal, fais des reproches, encourage, toujours avec patience et souci d’instruire (2 Tm 4, 2). Telle est la manière de faire des bons médecins : d’abord ils coupent le mal qui est caché et emploient les remèdes les plus sévères, puis ils appliquent ceux qui soulagent. Dénoncer, donc, en quelque sorte c’est couper ; faire des reproches, c’est appliquer les remèdes les plus forts ; encourager, c’est apporter le soulagement. Et comme il arrive que certains n’acceptent pas les soins prodigués, forcément il donne sur eux l’instruction qui convient.

Mais toi, supporte la souffrance (2 Tm 4, 5) : embrasse les peines de la vertu. Fais ton travail d’évangélisateur : encours avec plaisir les périls pour la foi. Accomplis jusqu’au bout ton ministère : qu’ils se laissent persuader ou non, apporte l’enseignement, car c’est ainsi que tu rempliras le service qu’il faut. 

 

Théodoret de Cyr

(traduction inédite de Guillaume Bady pour Magnificat)


 

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Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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