« Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! »

« Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! »

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus disait : « Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que leurs habitants auraient fait pénitence, avec le sac et la cendre. D’ailleurs, Tyr et Sidon seront mieux traitées que vous lors du Jugement. Et toi, Capharnaüm, seras-tu élevée jusqu’au ciel ? Non, jusqu’au séjour des morts tu descendras !
Celui qui vous écoute m’écoute ; celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé. »  (Lc 10, 13-16)

 

L’importance de l’évangélisation

Le discours de Jésus qui accompagne l’envoi en mission des disciples est complété par une sévère admonestation à l’encontre des villages de Corazine et de Capharnaüm en Galilée. Ces villages palestiniens avaient été témoins des miracles accomplis par Jésus pour accompagner son annonce du royaume de Dieu (cf. Mt 11, 21). C’est à Capharnaüm que s’était manifestée la première attitude de rejet de l’annonce de Jésus (cf. Lc 4, 23), pourtant Jésus y avait manifesté la puissance du royaume de Dieu (cf. Lc 4, 31-41) et c’est là qu’un centurion de l’armée romaine, un païen sympathisant du judaïsme, avait professé sa foi en Jésus (cf. Lc 7, 1-10). Bethsaïde était le village natal de Philippe, l’un des Douze (cf. Jn 1, 44 ; 12, 21). L’avertissement sévère de Jésus adressé aux villages palestiniens, qui avaient été les destinataires du bien accompli par Jésus et où il avait reçu des réponses de foi surprenantes, n’a jamais été une condamnation définitive, irréversible. À la fin du discours adressé aux disciples envoyés en mission, Jésus rappelle l’importance de la mission même de l’évangélisation : évangéliser et être évangélisé comportent des responsabilités inéluctables face au jugement divin qui n’est absolument pas anticipé par une condamnation précipitée et sans appel, mais qui est évoqué comme point de référence suprême, à la fin des temps. Avant cela, la porte du repentir et de la conversion est toujours restée ouverte, notamment à travers les voies mystérieuses de la providence et de la miséricorde divines. Jésus s’identifie à ceux qu’il a envoyés et parle explicitement du risque, dans ces cas-là, de refuser Dieu lui-même, quels que soient le motif ou la foi religieuse qui amènent à rejeter l’évangélisation accomplie par les disciples de Jésus.

Congrégation pour l’Évangélisation des Peuples/OPM

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

9 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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