Depuis le temps que je souffre pour vous autres !

Depuis le temps que je souffre pour vous autres !

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       19 septembre 1846, Notre Dame apparaissait à La Salette, hameau près de la ville de Corps,  à Mélanie Calvat et Maximin Giraud, deux jeunes bergers qui ne se connaissaient que depuis la veille. C'est au moment où l'Eglise célébrait les premières vêpres de la fête de Notre Dame des 7 douleurs que Notre Dame apparaissait en pleurs. 

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      Trois grandes parties à cette publication: Quelques mots sur l'apparition de La Salette , puis le développement de la notion de Réparation des péchés, outrages, et blasphèmes envers Dieu, avec une illustration par la catastrophe de la Montagne Pelée en 1902, et un rappel du prochain ''pèlerinage-mission '' de Fatima à Moscou. 

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            Elle se présenta, dans un globe de lumière, assise, la tête entre les mains, avec une attitude encore plus triste que celle qu'Elle se donnera à Fatima quelques années plus tard. Elle se leva et dit ‘' Avancez, mes enfants, n'ayez pas peur…… ‘' Et Mélanie précise dans son récit écrit à Castelammarre le 21 novembre 1878 : ‘' Arrivée bien près de la Belle Dame, devant elle à sa droite, elle commence le discours, et des larmes commencent aussi à couler de ses beaux yeux :…..La Sainte Vierge pleurait presque tout le temps qu'elle me parla. Ses larmes coulaient une à une, lentement jusqu'à ses genoux, puis, comme des étincelles de lumière, elles disparaissaient. Elles étaient brillantes, et pleines d'amour. J'aurais voulu la consoler et qu'elle ne pleura plus. Mais il me semblait qu'elle avait besoin de montrer ses larmes pour mieux montrer son amour oublié des hommes. J'aurais voulu me jeter dans ses bras et lui dire : ‘'Ma bonne Mère, ne pleurez pas ! Je veux vous aimer pour tous les hommes de la terre.'' Mais il me semblait qu'elle me disait : ‘' Il y en a tant qui ne me connaissent pas .'' .......  Voir pleurer une mère, et une telle Mère sans prendre tous les moyens imaginables pour la consoler, pour changer ses douleurs en joie, cela se comprend-il ?

        Léon Bloy publiera en 1908 le livre sur Notre Dame intitulé '' Celle qui pleure'' 

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Photo des voyants, prise probablement en 1847; 

l'original se trouve dans les archives du cloître d'Einsiedein , en Suisse 


           Les paroles de Notre Dame que les voyants répéterons inlassablement pendant toute leur vie commencent par  'Je suis ici pour vous annoncer une grande nouvelle ''. Puis  ‘'Si mon peuple ne veut pas se soumettre, je suis forcé de laisser aller le bras de mon Fils. Il est si lourd et si pesant que je ne puis plus le retenir. Depuis le temps que je souffre pour vous autres ! …Si je veux que mon Fils ne vous abandonne pas, je suis chargé de le prier sans cesse pour vous, qui n'en faites point cas !…''

         N'oublions pas les 2 choses ‘'  qui appesantissent tant le bras de mon Fils'' Notre Dame avait précisé à Mélanie qui regardait son visage en pleur et à Maximin qui ne levait pas les yeux : ‘'Je vous ai donné six jours pour travailler ; je me suis réservé le septième et on ne veut pas me l'accorder…‘' Puis : ‘'… Ceux qui conduisent les charrettes ne savent plus jurer sans y mettre le nom de mon Fils.'' Il y aura aussi le rappel de la loi de l'Eglise pendant le carême ‘' Le carême ils vont à la boucherie comme des chiens''

            Profitons de ce rappel de Notre Dame pour nous examiner sur ces 3 points et nous corriger pour montrer que ‘'nous faisons cas ‘' des rappels de Notre Dame et l'aidons à retenir le bras de son Fils. ‘'Notre Dame de la Salette, réconciliatrice des pécheurs, priez sans cesse pour nous qui avons recours à vous. ‘'

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            L'an dernier nos propos ont détaillé l'apparition Voici le lien permettant d'accéder à cette publication du 19 septembre .  

          Pour approfondir le secret confié à Mélanie, nous vous recommandons la lettre de liaison N° 94 du site ‘' CAP Fatima'' accessible avec le lien    qui traite du secret de La Salette et de la France.   (Mélanie, je vais vous dire quelque chose que vous ne direz à personne : Le temps de la colère de Dieu est arrivé !........) 


            Cette année, nous nous intéresserons à la façon dont ‘'le temps de la colère de Dieu était arrivé'' il y a un peu plus d'un siècle à la Martinique. Nous utiliserons les propos de Mélanie pour illustrer la notion de ‘'Réparation'' que nous devons à Dieu ou à Notre Dame. 

          L'acte de ‘'réparation'' est le cœur de la Rédemption, c'est le centre du culte catholique, l'unique religion fondée par le Fils de Dieu. Cela nous montre l'immensité de la majesté divine qui fut offensée par la désobéissance de nos premiers parents et dont la réparation ne put être faite que par le sacrifice du Fils de Dieu sur la croix, sacrifice renouvelé à la messe de façon non sanglante. (La méditation des conséquences de cette désobéissance est une des 20 méditations que nous propose St Ignace dans ses exercices)

       Notre prière d'offrande de chaque journée a une intention réparatrice : ‘'Divin Cœur de Jésus, je vous offre, par le Cœur Immaculé de Marie, les prières les œuvres et les souffrances de cette journée, en réparation de nos offenses…….''. Dans le collecte de la fête du Sacré-Cœur, le prêtre  offre à Dieu ‘' ses devoirs de juste réparation'' . Dès sa seconde apparition, l'Ange de Fatima précise aux enfants ‘' De tout ce que vous pourrez, offrez à Dieu un sacrifice en acte de réparation pour les péchés par lesquels il est offensé…………'' Puis le 13 juillet suivant, Notre Dame annonce qu'elle viendra demander la communion réparatrice des premiers samedis du mois. 

            Nous illustrerons cette nécessité de réparation par les propos que sœur Marie de la Croix, (née Mélanie Calvat) a tenu à l'abbé Combe à propos de la catastrophe de l'éruption de la Montagne Pelée le 8 mai 1902 et qui fit en un instant, près de 40 000 victimes. (Les autorités locales n'ayant pas donné l'ordre d'évacuer la ville, en raison des prochaines élections, malgré les nombreux signes avant-coureurs) . Mélanie confirme les événements qui précédèrent cette catastrophe et fait le lien avec la nécessité de réparer les offenses faites à Dieu. 

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            A la Martinique, il y eu une profanation publique le vendredi saint 8 mars 1902. Elle est relatée sous le titre : « Le Christ au Volcan », le 5 septembre 1902, dans un  journal parisien, dont voici un extrait. « Derrière les vérandas entrouvertes on aperçoit les ménagères qui se hâtent de mettre tout en ordre pour se rendre aux églises. Le soleil monte doucement à l'horizon. L'heure du repas arrive et chacun va rompre le jeûne, mais dans le maigre « à la créole »: morue entourée de riz. Cependant un groupe bruyant se dirige vers un des principaux hôtels de la ville où un festin est préparé. Ce sont les représentants de la libre-pensée qui, pour prouver leur indépendance d'esprit, vont manger avec fanfaronnade les aliments les plus gras qu'ils peuvent inventer, en contradiction de l'abstinence universelle. De nombreuses bouteilles sont débouchées et rapidement vidées; et, quand elle est suffisamment avinée, cette bande diabolique se met à parcourir les rues de la petite capitale en vociférant des choses ordurières et en ridiculisant l'image du Christ qu'ils ont emportée avec eux.

            Les voilà bientôt hors de la ville, sur le chemin qui mène à la montagne. Devant eux, elle s'élève majestueuse, détachant son sommet déchiqueté sur l'azur du ciel, et quatorze fois, au milieu d'infâmes blasphèmes, cette troupe s'arrête, fait des stations pour parodier le chemin de Croix et pour bafouer les scènes de la Passion que l'Église chante en ce moment d'une façon si douloureuse. Et ils montent, ils montent encore, toujours plus excités, inventant à chaque pas de plus horribles blasphèmes. Enfin, les voilà au sommet... Ils contournent le lac aux eaux tranquilles, arrivent devant la bouche béante du volcan et là, au milieu d'une infernale sarabande, hurlant et gesticulant, ils précipitent au fond du gouffre l'image de celui qui, il y a dix-neuf siècles, est mort sur la croix pour racheter les âmes de ces forcenés. Le jour de l'Ascension parmi les râles des morts et les cris d'épouvante, le volcan répondait aux insulteurs du Christ et faisait remonter la croix vers les cieux.

            En effet, cette année 1902, le jeudi 8 mai tombait le jour de l'Ascension... Hasard ?

            Evidemment les libres penseurs n'avaient guère intérêt à ce que soit connue cette histoire. Elle fut considérée comme une fable, une invention des catholiques et, aujourd'hui, elle n'est rapportée nulle part.

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            Ce triste événement fut authentifié par Mélanie, que l'abbé Combe interrogera sur cette catastrophe. 

            - Saviez-vous depuis longtemps que cette catastrophe arriverait ?

            - Oui [répondit Mélanie].

            - Le saviez-vous par l'apparition de 1846 ?

            - Non [répond-elle].

            - Vous avez bien vu l'éruption, parlez donc.

            - Eh ! Mon Père, j'étais au milieu.

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            Mélanie avait écrit au futur les prochains châtiments de la Martinique au dos d'un document que le père Combe retrouva dans ses papiers à détruire. Le 16 mai 1902, il relèvera ce récit de Mélanie : 

             « Nous ne l'avons pas volé, mais bien acheté et arraché de la main de Dieu. Il ne se contentera pas d'avertir ses créatures raisonnables qu'il aime tant, une fois, deux fois, et même quand sa justice demande sa gloire pour venger la MISERICORDE outragée, ce bon et divin maître avertit presque comme en cachette de sa JUSTICE. Il fait doucement sentir quelques tremblements de terre inaccoutumés. C'est ainsi qu'il va faire dans les Petites Antilles Françaises. Pendant plus de six jours, il y aura de petites secousses entremêlées d'un peu plus grandes. Hélas, hélas, les hommes ont des oreilles et n'entendent point. Enfin, le 8 mai 1902, le feu dévorateur tombe sur une des principales villes de la Martinique : Saint-Pierre, la dévore et la couvre de cendres et de débris de toutes sortes. Outre la destruction de cette ville, trois autres petits pays par le même feu feront des victimes sans compter les dommages des propriétés. Le feu ne sera pas remis entièrement dans sa caverne. Douze jours après le premier cataclysme, Fort-de-France pleurera et bien d'autres pleureront aussi. »

            - Cette méditation, l'avez-vous écrite le 8, avant l'éruption (lui demande l'abbé Combe) ? Jusqu'ici, la seule ville de Saint-Pierre a été détruite, on parle déjà de 30 000 victimes.

            - II y en a 40 000 (répond Mélanie).

            - Puisque vous avez vu d'avance la destruction de Saint-Pierre, vous pourriez me dire le nom de ces petits pays qui auront le même sort (demande l'abbé Combe).

            - Curbet ou Curba, c'est un nom comme ça (répond Mélanie)

            A l'occasion d'une nouvelle catastrophe qui fit un millier de victimes, les journaux (Le Pèlerin du 14 septembre 1902) ont donné pour la catastrophe du mois de mai, après enquête faite sur place, le chiffre de 40 000 morts.

            Le jeudi 22 mai, l'abbé Combe note:

            Je désirais une prédiction dont l'antériorité fût pour moi matériellement certaine, me voilà servi à souhait. Une dépêche arrivée ce matin; « Les câblogrammes officiels sur l'éruption des 19 et 20 mai sont très succincts, néanmoins on sait déjà qu'un village ; le Carbet, situé sur la côte à quelques kilomètres de Saint-Pierre, a été en partie détruit.»

            Je suis allé lui demander : - Quels crimes épouvantables, autres que l'impureté, ont pu attirer, sur ces populations qu'on disait très catholiques, un pareil fléau ?

            Elle m'a raconté que  « Le Vendredi saint dernier, un grand Christ de près d'un mètre fut traîné dans les rues de Saint-Pierre au bout d'une corde, qu'on le traîna ensuite sur la pente de la montagne et, arrivé auprès d'une crevasse, on l'y poussa du pied »

            - Pour attirer la malédiction de Dieu sur tout un pays, ce sacrilège a donc été l'œuvre d'une masse d'hommes et de femmes (demande l'abbé Combe)

            - Quelques-uns seulement (explique Mélanie) mais on les a laissés faire et une douzaine d'enfants suivait. La montagne a crevé de ce côté-là, le matin de l'Ascension. Comment Dieu peut-il punir pareillement ? Penserez-vous. Est-ce là '' justice '' ? Dans les temps de vraie foi, d'autres profanations ont eu lieu. La différence, c'est que les profanations étaient montrées du doigt, certains se sont vus lourdement condamnés par le pouvoir civil ; d'autres ont été châtiés de manière miraculeuse. Dans le cas de la Martinique, la profanation a été PUBLIQUE, on a LAISSÉ FAIRE ; des enfants suivaient ; entre le Vendredi saint et le jeudi de l'Ascension, a-t-on entendu dire qu'ont été faites des prières de RÉPARATION ou que le clergé a organisé des pénitences PUBLIQUES  qui auraient DÉSARMÉ la colère de Dieu ? 

            Après la destruction de Saint-Pierre, il fallut attendre au moins deux jours avant de pouvoir poser le pied sur la cendre brûlante qui recouvrait le sol de la ville détruite. 

            Un détail du témoignage de ceux qui s'aventurèrent les premiers semble confirmer que ce cataclysme était un châtiment de l'impiété.

            Au milieu d'un chaos de ruines, ils ne retrouvèrent plus la géographie de la ville qui leur était pourtant si bien connue. Partout s'amoncelaient des cadavres carbonisés, putréfiés, répandant une odeur méphitique qui viciait l'atmosphère... Dans la cathédrale, un confessionnal était resté debout, intact. Non loin, sur un pan de mur, une affiche avait à peine été léchée par le feu quand d'autres à côté étaient complètement carbonisées: « Le Christ au pilori ! La Vierge à l'écurie » disait cette inscription effrayante, car le spectacle qui s'offrait aux regards semblait bien la réponse à ce blasphème.


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            Une colonne de 300 mètres de hauteur resta figée au sommet du volcan pendant plusieurs années. Avec le temps, elle s'effrita et disparut. La nuit, elle était ‘'incandescente'' ce qui ne manquait pas d'être impressionnant. N'était-ce pas le doigt de Dieu signant la justice divine : " Celui qui sème le vent récoltera la tempête ? »

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            Le 16 et le 20 mai, de nouvelles éruptions firent de nouvelles victimes : des curieux et surtout des pillards qui venaient comme des vautours dépouiller les cadavres de leurs biens. 

            L'éruption du 20, qui fut très forte, eut un effet sanitaire. Elle ensevelit les cadavres, évitant ainsi le développement d'épidémies. La dernière éruption dévastatrice fut celle du 30 août 1902 qui détruisit le village du Morne Rouge, faisant 2 000 victimes. L'église fut totalement détruite, mais, au milieu des ruines, les survivants trouvèrent un peu noircie ‘'la statue de Notre-Dame-de-la-Délivrande ‘' miraculeusement conservée. Elle était restée debout et intacte sur son piédestal qui ne fut pas ébranlé.

            Depuis, les Martiniquais font, le 30 août, une grande procession en l'honneur de leur patronne.

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          N'oublions pas que dans 18 mois, le 19 mars 2021, notre pèlerin et ceux qui voudront bien l'accompagner, (4 marcheurs et une voiture accompagnante) partira à pied de Fatima pour porter aux autorités religieuses et civiles de la Russie la demande transmise par Notre Dame aux enfants de Fatima, pour le pape, de consacrer ou de renouveler la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie. (Votre serviteur a prévu de réserver une semaine pour l'accompagner lors de son passage en France près de Lourdes) 

(Ci-dessous la statue de 1 m (encore sans couronne) qui sera portée de Fatima à Moscou) 

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Voici les grandes étapes de ce pèlerinage-mission ( dates approximatives connues au 5 mai dernier )

Départ Portugal : Fatima  19 mars 2021 , fête de St Joseph.  

Espagne  (arrivée le 27 Mars, puis traversée via St Jacques, Pampelune Roncevaux ).

 France (4 mai; Via St Jean Pied de Port ,  Domezain,  Lourdes , Toulouse,   Gaillac, Conques, Le Puy,   Privas,  Gap, Le Laus,  Gap, La Salette,  Grenoble, Annecy,  Chamonix ).

Suisse (20 Juin; Via Martigny, Fribourg, Vaduz (Liechtenstein))

Allemagne (4 Juillet; Via Munich)  

Autriche (17 Juillet ;  Via Salzbourg,  Vienne) 

Slovaquie (31 Juillet;  Via Bratislava)

Pologne (14 Août;   Via Zakopane, Cracovie, Czestochowa, Varsovie, Sejny)

Lituanie (8 Septembre ; Via Vilnius, Kaunas, Siauliai)

Lettonie (24 Septembre; Via Riga, Salacgriva)

Estonie (30 Septembre; Via Tallin, Narva)

Russie (14 Octobre;   Via St Pétersbourg, puis en bateau pour Moscou (18 au 25) retour de Moscou vers Paris le 4 Novembre 2021)

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Ci dessous Mr Jean Lescuyer lors du départ de son premier pèlerinage vers Moscou 95737-depuis-le-temps-que-je-souffre-pour-vous-autres

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''A la fin mon Cœur Immaculé triomphera. Le Saint-Père me consacrera la Russie qui se convertira, et il sera donné au monde un certain temps de paix.''



Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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