Jeudi 3 octobe 2019, Les ouvriers pour la moisson sont peu nombreux…

     Les ouvriers pour la moisson sont peu nombreux… Cela va t-il les décourager, les inquiéter ? Non, ils le savent, et c’est une des sources de leur élan missionnaire, comme de leur joie profonde : le premier qui travaille à la mission, c’est Jésus lui-même, l’Envoyé du Père, qui à son tour les envoie. Ils ne sont pas seuls, ni abandonnés : ils sont accompagnés, et même précédés.

     Envoyés comme des agneaux au milieu des loups, leur pauvreté de moyens comme leur pauvreté personnelle n’est pas un obstacle, au contraire : la mission sera le fruit de cette pauvreté qui démontre que Dieu suffit, qu’il a la première place, et qu’il peut remplir tout une vie.


     Le Christ Jésus marche avec ceux qu’il envoie, il les entoure et les protège de sa paix, cette paix que les disciples sont appelés à donner, à propager par leur première parole adressée à leurs interlocuteurs. Cette paix divine qui est le Seigneur en personne, lui qui veut rejoindre tout être humain.


     Il n’y a pas de place pour la perte de temps, pour les palabres, pour la dispersion et les relations superficielles : le temps presse, car le Royaume de Dieu est tout proche, proche de chacun qui doit se préparer consciemment à l’accueillir. Le salut est pour tous : le Royaume est fait pour accueillir sans restriction, il se dilate à l’infini.


     Cependant il y a des privilégiés du Royaume, qui demandent une attention particulière : les malades à guérir, et tous les pauvres et les petits à qui donner de la reconnaissance, de la dignité.


     Malgré tout la mission s’accomplit dans le plus grand respect : des villes et villages qui ne veulent pas accueillir, on n’emportera même pas la poussière, on attendra l’adhésion libre et responsable, on laissera à méditer l’urgence du choix à poser.


         Ni argent, ni sac, ni sandales : c’est à dire sans assurances humaines, avec grande disponibilité de cœur, grand détachement, grande liberté intérieure, celle des enfants de Dieu. Le missionnaire transporte la paix de Dieu dans un cœur pur et humble ; qui s’humilie et se purifie sans cesse.

     Et pourtant les disciples envoyés sont riches, d’une immense richesse qui n’a pas de prix : la Parole de Dieu, Parole qui fait vivre, qui suscite les larmes du repentir et de la joie. Parole qui donne de communier à la joie de Dieu en étant réunis en communauté fraternelle. Parole qui invite au partage.
Que tous les hommes accueillent le Royaume de Dieu !
Que la joie du Seigneur soit le rempart du monde entier !

Prière inspirée de la prière embrasée de saint Louis-Marie Grignon de Monfort :

« Seigneur,
Souviens-toi de tout ce que tu as fait pour l’humanité, n’abandonne pas ton œuvre !
Regarde le monde d’aujourd’hui, et donne-lui des serviteurs de l’Évangile.
Qu’est-ce que je te demande ? Rien en ma faveur, tout pour ton Royaume.
Qu’est-ce que je te demande ? Des hommes, des femmes, libres de ta liberté, dépouillés de tout, de vrais enfants de Marie, de vrais apôtres de ton amour.
Alors Seigneur lève-toi ! Appelle des laïcs, des religieux, des religieuses, des prêtres, tout donnés à la mission. Amen ! »



Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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