Mercredi 2 octobre 2019 " Le pain des anges devient le pain des hommes" - Hozana

Mercredi 2 octobre 2019 " Le pain des anges devient le pain des hommes"

    « Panis Angelicus fit panis hominum » Le pain des anges devient le pain des hommes 

     Ainsi chantons-nous dans le motet Sacris Solemniis, composé par saint Thomas d’Aquin en l’honneur du Très Saint Sacrement. Le pain des anges devient le pain des hommes. Quel mystère d’Amour infini de la part de notre Créateur et Sauveur. Lorsque nous recevons la sainte Communion, sous les aspects du pain et du vin, c’est le vrai Corps du Christ que nous mangeons, c’est le vrai Sang du Christ que nous buvons car en cette petite hostie que nous recevons, se trouvent unis le Corps et le Sang du Christ versé pour le rachat de nos âmes, en sacrifice d’expiation et de réparation parfaites. Il convenait que Dieu se fasse homme pour racheter la nature déchue de l’homme et la réintroduire dans l’amitié divine. Ce pain est le Corps de Celui devant qui les saints Anges se voilent la face dans un mouvement d’adoration amoureuse. Alors, quel soin et quel amour ne devons-nous pas apporter à chacune de nos communions !
     Saint Paul nous met en garde « Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. Et celui qui aura mangé le pain ou bu la coupe du Seigneur d’une manière indigne devra répondre du Corps et du Sang du Seigneur. On doit donc s’examiner soi-même avant de manger de ce pain et de boire à cette coupe. Celui qui mange et qui boit mange et boit son propre jugement s’il ne discerne pas le corps du Seigneur. » (I Co. 11, 26-29) C’est pourquoi la sainte Église nous dit que pour pouvoir communier sacramentellement au Corps du Seigneur, nous devons être baptisés et n’avoir aucun péché mortel sur la conscience. Si nous aimons recevoir nos amis avec une table joliment préparée, une maison propre et bien rangée, nous aimons aussi à ce que notre âme soit toute préparée pour y recevoir le plus doux des hôtes, le plus intime de nos amis, le plus grand des rois.


     « Le pain céleste met fin aux figures » Tout l’Ancien Testament prépare le peuple juif à accueillir la Révélation de l’Incarnation Rédemptrice. Oui, c’est bien de ce roi dont nous pouvons entendre parler spirituellement dans la lecture de ce jour. « Je présentai le vin et l’offris au roi » (Ne 2, 1), ainsi Jésus, Prêtre et Victime de son propre sacrifice offre à Dieu le Père son Sang, cette offrande du vin est déjà une préfiguration du Sacrifice de la Messe. Lorsque nous unissons la prière de notre cœur à la prière du prêtre, nous participons au mystère de la Croix ainsi renouvelé de façon sacramentelle.

Mais ce Roi que nous honorons et aimons n’est pas un souverain distant, Il se penche vers chacun de nous et murmure au creux de notre cœur « Pourquoi ce visage triste ? » (Ne 2,2)

     « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » (St Mt 11,28-30) Ma Loi est une Loi d’Amour, plus ton amour pour moi sera grand, plus elle te semblera douce et légère. N’aie pas peur de venir à moi, tel que tu es, sans masque, avec tes fragilités, tes faiblesses, c’est ce que j’aime en toi ; viens déposer dans mon Cœur Sacré ce dont tu as le plus honte, le plus peur, tout tes doutes et tes angoisses. Accepte-tu de m’en faire cadeau, s’il te plaît ?

     « Le roi, (qui) avait la reine à côté de lui » (Ne 2,6) Et voici qu’aux côtés de ce « Roi de gloire » (ps. 23,7) se tient la Reine. Qui est-elle, sinon la Reine des Anges, la Reine de nos cœurs. « Comment chanterions-nous un chant du Seigneur sur une terre
étrangère ? » (ps. 136,4) Cette terre étrangère est cette vallée de larmes en laquelle nous cheminons vers le Ciel. Notre Avocate, la Miséricordieuse Vierge Marie est toujours près de nous c’est Elle qui nous conduit à Jésus. Mais « On sait bien que la Sainte Vierge est la Reine du Ciel et de la terre, mais elle est plus Mère que reine » (ste Thérèse de l’Enfant Jésus) Et cette Mère si douce nous tient par la main dans la voie d’enfance. « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux. » (St Mt. 18,3) Cet avertissement est surtout une invitation à vivre en véritable enfant de Marie, à lui offrir tous nos désirs les plus forts, les plus fous, ceux qui nous tiennent le plus à cœurs, nos rêves de paix, de justice et d’Amour véritables, à cultiver ces rêves qui habitaient notre cœur d’enfant et doivent encore l’habiter.

« Restez avec moi, Seigneur, parce que je suis faible et j'ai besoin de Votre force pour ne pas tomber si souvent.
Restez avec moi, Seigneur, parce que Vous êtes ma lumière, et, sans Vous, je suis dans les ténèbres.
Restez avec moi, Seigneur, pour que j'entende Votre voix et Vous suive.
Restez avec moi, Seigneur, parce que je désire Vous aimer beaucoup et être toujours en Votre compagnie.
Restez avec moi, Jésus, parce que, si pauvre que soit mon âme, elle désire être pour Vous un lieu de consolation, un nid d'amour » (St Padre Pio)
Amen.




Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6