« Un grand prophète s'est levé parmi nous »

« Un grand prophète s'est levé parmi nous »

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc


En ce temps-là, Jésus se rendit dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu’une grande foule. Il arriva près de la porte de la ville au moment où l’on emportait un mort pour l’enterrer ; c’était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule importante de la ville accompagnait cette femme. Voyant celle-ci, le Seigneur fut saisi de compassion pour elle et lui dit : « Ne pleure pas. » Il s’approcha et toucha le cercueil ; les porteurs s’arrêtèrent, et Jésus dit : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. » Alors le mort se redressa et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère.
La crainte s’empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu en disant : « Un grand prophète s’est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. » Et cette parole sur Jésus se répandit dans la Judée entière et dans toute la région. (Lc 7, 11-17)

 

Des gestes révélateurs


Dans la personne de son Fils, Dieu est venu non seulement vivre avec nous, mais souffrir et mourir pour nous. Dieu est la vérité même. Toutefois, ce n’est pas par des paroles qu’il nous a le plus assurés de son amour, mais par un acte. Aussi n’est-ce pas en écoutant des discours, mais en contemplant Jésus, Dieu incarné, dans son existence et sur la croix, qu’on apprend ce que c’est pour Dieu qu’aimer, ce que signifie cette parole que « Dieu est amour ». C’est en voyant jusqu’où elle l’a conduit que l’on comprend, autant qu’une créature le peut comprendre, ce qu’est cette charité qui fait la nature même de Dieu. D’autres actes de la vie de Jésus nous permettent d’entrevoir quelques caractères de cet amour. D’abord il est l’amour de tout l’homme, amour de son âme sans doute, à laquelle il veut donner le bien suprême, le salut ; mais aussi amour qui le rend sensible à tout ce qui nous touche et nous atteint même dans notre corps. À ce point de vue, les miracles du Christ et son attitude, les sentiments qu’il laisse apparaître au moment de les accomplir sont révélateurs : les miracles évangéliques ne sont pas seulement une manifestation de puissance, mais d’amour.

 

Yves de Montcheuil, s.j.


 

Yves de Montcheuil († 1944) a été professeur de théologie à l’Institut catholique de Paris. Il mourut fusillé comme aumônier de la Résistance dans le Vercors. Sa pensée a marqué la conscience de son temps et préfiguré le concile Vatican II. / Leçons sur le Christ, Paris, éd. de l’Épi, 1949, p. 89-90.

 

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Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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