Pêche miraculeuse

Pêche miraculeuse

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc


En ce temps-là, la foule se pressait autour de Jésus pour écouter la parole de Dieu, tandis qu’il se tenait au bord du lac de Génésareth. Il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Jésus monta dans une des barques qui appartenait à Simon, et lui demanda de s’écarter un peu du rivage. Puis il s’assit et, de la barque, il enseignait les foules. Quand il eut fini de parler, il dit à Simon : « Avance au large, et jetez vos filets pour la pêche. » Simon lui répondit : « Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ta parole, je vais jeter les filets. » Et l’ayant fait, ils capturèrent une telle quantité de poissons que leurs filets allaient se déchirer. Ils firent signe à leurs compagnons de l’autre barque de venir les aider. Ceux-ci vinrent, et ils remplirent les deux barques, à tel point qu’elles enfonçaient. À cette vue, Simon-Pierre tomba aux genoux de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. » En effet, un grand effroi l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, devant la quantité de poissons qu’ils avaient pêchés ; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon : « Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras. » Alors ils ramenèrent les barques au rivage et, laissant tout, ils le suivirent. (Lc 5, 1-11)

 

Dépasser notre passé


Tout homme est infiniment aimable, non pas en fonction de ce qu’il possède ou de ce qu’il est capable de réaliser, mais parce qu’il est à l’image de son Créateur et Sauveur, à la ressemblance « qui constitue la base immuable de toute l’anthropologie chrétienne » (Mulieris dignitatem, n° 6). Rien, pas même la faute, ne peut totalement ni définitivement effacer cette empreinte divine en l’être humain. L’Apôtre Pierre lui-même, conscient du poids de son péché, est venu se jeter aux pieds de Jésus, en disant : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur ! » Le Seigneur l’a relevé, l’a envoyé en mission et l’a fait pêcheur d’hommes, montrant ainsi que la faiblesse n’est jamais une excuse pour refuser de se convertir ou de marcher sur la route avec le Christ. Lorsqu’on est aimé, le passé peut être dépassé, car personne n’est définitivement perdu pour Dieu et « il n’y a aucune faute, aussi grave soit-elle, que la sainte Église ne puisse remettre » au nom du Seigneur (CEC, n° 982). Le Seigneur veut que, en ayant reçu le pardon, ses disciples deviennent au cœur du monde des signes et des témoins de sa miséricorde et de l’espérance.

St Jean-Paul II

Jean-Paul II, pape de 1978 à 2005, a été canonisé en 2014. / Message du 31 juillet 1996.

 

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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