13 / 04 - Vingt et unième jour - Hozana

13 / 04 - Vingt et unième jour

13 / 04 - Vingt et unième jour

1)   Vingt et unième jour

Le lever du Soleil, puis son plein midi : le Verbe Éternel parmi nous.

1.   Prière à la Reine céleste

Reine Immaculée, ô céleste Maman, en ce mois qui t’est consacré, je me place sur tes genoux maternels, m’abandonnant entre tes bras comme ton enfant chéri et te demandant avec véhémence la plus grande de toutes les grâces : celle que tu m’admettes à vivre dans le Royaume de la Divine Volonté.

Sainte Maman, toi qui es la Reine de ce Royaume, permets que j’y vive en tant que ton enfant. Que ce Royaume soit rempli de tes enfants ! Je me confie à toi afin que tu y guides mes pas et que, soutenu par ta main maternelle, tout mon être vive constamment dans la Divine Volonté. Tu seras ma Maman. À toi, ma Maman, je confie ma volonté pour que tu l’échanges contre celle de Dieu et, qu’ainsi, je sois assuré de ne jamais quitter cette Divine Volonté. Je te prie de m’éclairer afin que je comprenne bien ce qu’est la Divine Volonté. Amen.

Je te salue Marie…

ð Petite pratique pour chaque jour du mois de mai

Chaque matin, chaque midi et chaque soir (trois fois par jour), se placer sur les genoux de notre céleste Maman et lui dire : «  Maman, je t’aime. Aime-moi, toi aussi, et donne à mon âme une petite portion de Divine Volonté. Bénis-moi pour que je fasse toutes mes actions sous ton regard maternel. »

2.   L’âme à sa Reine Maman

Très douce Maman, mon pauvre cœur ressent l’extrême besoin de venir sur tes genoux pour te confier ses petits secrets et les déposer dans ton Cœur maternel. Chère Maman, en regardant les si grands prodiges que la Divine Volonté a accomplis en toi, je sens qu’il ne m’est pas possible de t’imiter, étant donné que je suis si petite et faible, et aussi à cause des terribles batailles de mon existence qui m’ont littéralement broyée et ne m’ont laissé qu’un souffle de vie.

Ma Maman, comme j’aimerais verser mon cœur dans le tien pour que tu puisses ressentir la douleur qui m’empoisonne et la peur qui me torture à l’idée d’échouer dans l’accomplissement de la Volonté de Dieu en moi. Aie pitié, ô céleste Maman, aie pitié ! Cache-moi dans ton Cœur pour que les mauvais souvenirs de mes méchancetés me quittent et que je ne pense plus qu’à vivre dans la Divine Volonté.

3.   Leçon de la Reine du Ciel, Mère de Jésus

Ma très chère fille, n’aie pas peur, aie confiance en ta Maman, verse tout dans mon Cœur et je prendrai tout sur moi. Je serai ta Maman, je changerai tes souffrances en lumière et les utiliserai pour agrandir les frontières du Royaume de la Divine Volonté dans ton âme.

Pour le moment, mets tout de côté et écoute-moi. Je veux te conter ce que le petit Roi Jésus accomplissait dans mon sein maternel, et comment ta Maman ne perdait pas même un seul mouvement de lui.

La petite Humanité de Jésus se développait unie hypostatiquement à sa Divinité. Mon sein maternel était très petit et sombre : il ne s’y trouvait même pas un rayon de lumière et j’y voyais Jésus immobile et plongé dans une nuit profonde. Mais sais-tu ce qui formait cette obscurité si totale pour le petit Enfant Jésus ? La volonté humaine dans laquelle l’homme s’était volontairement placé et tous les péchés qu’il avait commis formaient des abîmes de noirceur en Jésus et autour de lui. Afin de chasser de chez l’homme la si profonde obscurité dans laquelle il s’était lui-même emprisonné, au point de perdre sa capacité de faire le bien, Jésus choisit la douce prison du sein de sa Maman et, volontairement, il y demeura dans l’immobilité pendant neuf mois.

Ma fille, si tu savais à quel point mon Cœur maternel souffrait le martyre à la vue du petit Jésus pleurant et soupirant dans mon sein ! Délirant d’amour, son Cœur faisait entendre ses palpitations dans toutes les âmes afin qu’elles se tournent vers la lumière de sa Divinité. En effet, c’était par amour pour elles qu’il avait volontairement troqué sa lumière contre l’obscurité, afin que chaque âme soit dans la vraie lumière et en sécurité.

Ma chère fille, comment te décrire les souffrances indescriptibles que mon petit Jésus a supportées dans mon sein ? Lui qui était Dieu et qui possédait la sagesse parfaite avait pour les hommes un amour si grand qu’il mettait de côté, en quelque sorte, les mers infinies de joie, de félicité et de lumière qui étaient siennes et plongeait sa petite Humanité dans les mers d’obscurité, d’amertume et de misère que les créatures lui avaient aménagées. Le petit Jésus prenait tout cela sur ses épaules comme si tout cela lui appartenait.

Ma fille, le vrai amour ne dit jamais “c’est assez” et ne regarde jamais aux souffrances. Au contraire, à travers la souffrance, il recherche l’être aimé, et quand il donne sa propre vie pour l’être aimé, seulement alors il est content.

Ma fille, écoute ta Maman. Vois-tu quel grand mal tu fais quand tu accomplis ta propre volonté ? Non seulement tu formes la nuit pour ton Jésus et pour toi-même, mais tu formes aussi les mers d’amertume, de malheur et de misère dans lesquelles tu deviens tellement engloutie que tu ne sais plus comment t’en sortir. Par conséquent, sois attentive et rends-moi heureuse en me disant : « Je veux toujours faire la Volonté de Dieu. »

Le petit Jésus, par ses élans d’amour, s’apprêtait à venir à la lumière du jour. Son empressement, ses soupirs et ses désirs ardents d’embrasser la créature, de se faire voir par elle et de la voir lui-même, dans le but de se l’attacher à lui, ne lui donnaient aucun repos. Tout comme précédemment il s’était mis en état de garde aux portes du Ciel, s’apprêtant à venir s’enfermer dans mon sein, de la même manière il se mit à l’attention aux portes de mon sein qui était pour lui plus que le Ciel. C’est ainsi que le Soleil du Verbe Éternel apparût dans le monde pour en arriver à son plein midi. Ce ne sera plus la nuit pour les pauvres créatures, ni même l’aube ou le lever du jour, mais le plein midi.

Ta Maman ressentait qu’elle ne pouvait plus le garder en son intérieur. Des océans de lumière et d’amour m’inondaient et, tout comme il avait été conçu dans un océan de lumière, il quitta mon sein maternel dans un océan de lumière.

Ma chère fille, pour qui vit dans la Divine Volonté, tout est lumière et tout se transforme en lumière. Dans le ravissement de cette lumière, j’attendais de pouvoir prendre mon petit Jésus dans mes bras et, après qu’il eut quitté mon sein, j’entendis ses premiers vagissements d’amour. L’ange de Dieu le déposa dans mes bras, je le serrai affectueusement sur mon Cœur, je lui donnai mon premier baiser et le petit Jésus me donna le sien.

C’est assez pour le moment. Demain je continuerai à t’entretenir sur la naissance de Jésus.

4.   L’âme

Sainte Maman, comme tu es chanceuse ! En considération des joies que tu éprouvas quand tu pressas Jésus sur ta poitrine pour la première fois et lui donnas ton premier baiser, je te prie de me laisser prendre le petit Jésus dans mes bras pendant quelques instants. Je veux lui faire la joie de lui dire que je jure de l’aimer toujours et que je ne veux rien savoir d’autre que sa Divine Volonté.

5.   Petite pratique

Pour m’honorer aujourd’hui, tu viendras embrasser les petits pieds de Bébé Jésus et tu placeras ta volonté dans ses petites mains pour qu’il joue avec elle en souriant.

6.   Oraison jaculatoire

Ma Maman, enferme le petit Jésus dans mon cœur pour qu’il le transforme totalement en Volonté de Dieu.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6