« Tu donneras ta vie pour moi ? » Jn 13, 21-38 - Hozana

« Tu donneras ta vie pour moi ? » Jn 13, 21-38

« Tu donneras ta vie pour moi ? » Jn 13, 21-38

« Ô mon très aimable Jésus, je vous adore et vous glorifie infinies fois, dans le martyre très sanglant que vous avez souffert en votre Passion et en votre croix. Je vous adore et vous bénis, autant que je puis, dans l'état d'hostie et de victime, dans lequel vous êtes au Saint Sacrement de l'autel, là où vous êtes continuellement sacrifié pour la gloire de votre Père et pour notre amour.

Je vous honore et révère dans le martyre très douloureux que votre sainte Mère a porté au pied de votre croix. Je vous loue et magnifie dans les divers martyres de vos Saints, qui ont enduré tant et de si atroces tourments pour l'amour de vous.

J'adore et je bénis toutes les pensées, les desseins et l'amour infini que vous avez eu de toute éternité au regard de tous les bienheureux Martyrs qui ont été depuis le commencement et qui seront jusqu'à la fin du monde dans votre sainte Église. J'adore et je révère, en toutes les manières qu'il m'est possible, le désir extrême et la soif très ardente que vous avez de souffrir et de mourir jusqu'à la fin du monde dans vos membres, afin d'accomplir le mystère de votre sainte Passion, et de glorifier votre Père par la voie des souffrances et de la mort, jusqu'à la fin du monde. »

Saint Jean Eudes (OC XII, 135)

 

 

A Caen, le 25 mars 1637, alors qu’il n’a que 36 ans, saint Jean Eudes écrit de sa main et signe de son sang le « Vœu du Martyre » dont ces lignes sont extraites. C’est l’écrit où il se livre le plus intimement – car il l’adresse à Jésus et ne le rédige que pour lui-même. Jean Eudes y adore Jésus dans le martyre qu’il a souffert sur la croix, et auquel Marie a communié ; et dans le désir que le Christ a de continuer ce don de lui-même en ses membres, jusqu’à la fin des temps. Puis le Père Eudes s’offre lui-même pour donner sa vie « pour la gloire et l’amour de Jésus ». Ces paroles ont du poids : à deux reprises, au service des pestiférés des plaines de Caen, Jean Eudes a risqué très consciemment sa vie par amour pour les membres de Jésus. Dans le vœu qu’il exprime à Jésus, nous percevons toute la foi et la charité du jeune missionnaire : il aime Jésus, il renonce à lui-même pour vivre de Jésus. De manière bien réfléchie et passionnée, il veut vivre jusqu’au bout la logique baptismale : mourir et ressusciter avec le Christ. Cette logique nous appelle aujourd’hui à déchiffrer nos vies en termes de participation à la Pâque de Jésus. Bien sûr, cela ne transforme pas nos vies en contes de fées ! La vie chrétienne est celle d’hommes et de femmes que la mort, sous toutes ses formes, atteint toujours et souvent de plein fouet, mais qu’elle ne terrasse plus. Comme l’écrivait Madeleine Delbrel, « Il s’agit, dans cette fréquentation de la mort, d’apprendre à fréquenter la vie ».

 

Père Romain

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

Marie-Colombe
Marie-Colombe place Mauvezin, il y a 18 jours
" O mon Dieu ! Trinité Bienheureuse, je désire vous Aimer et vous faire Aimer, travailler à la glorification de la Sainte Église en sauvant les âmes qui sont sur la terre et [en] délivrant celles qui souffrent dans le purgatoire. Je désire accomplir parfaitement votre volonté et arriver au degré de gloire que vous m’avez préparé dans votre royaume, en un mot, je désire être Sainte, mais je sens mon impuissance et je vous demande, ô mon Dieu d’être vous-même ma Sainteté. Puisque vous m’avez aimée jusqu’à me donner votre Fils unique pour être mon Sauveur et mon Époux, les trésors infinis de ses mérites sont à moi, je vous les offre avec bonheur, vous suppliant de ne me regarder qu’à travers la Face de Jésus et dans son Cœur brûlant d’Amour. Je vous offre encore tous les mérites des Saints (qui sont au Ciel et sur la terre) leurs actes d’Amour et ceux des Saints Anges ; enfin je vous offre, ô Bienheureuse Trinité ! L’Amour et les mérites de la Sainte Vierge, ma Mère chérie, c’est à elle que j’abandonne mon offrande la priant de vous la présenter. Son Divin Fils, mon Époux Bien-Aimé, aux jours de sa vie mortelle, nous a dit : « Tout ce que vous demanderez à mon Père, en mon nom, il vous le donnera ! » (Jn.16,23) Je suis donc certaine que vous exaucerez mes désirs ; je le sais, ô mon Dieu ! (plus vous voulez donner, plus vous faites désirer). Je sens en mon cœur des désirs immenses et c’est avec confiance que je vous demande de venir prendre possession de mon âme. Ah ! je ne puis recevoir la Sainte Communion aussi souvent que je le désire, mais, Seigneur, n’êtes-vous pas Tout-Puissant ?… Restez en moi, comme au tabernacle, ne vous éloignez jamais de votre petite hostie. Je voudrais vous consoler de l’ingratitude des méchants et je vous supplie de m’ôter la liberté de vous déplaire, si par faiblesse je tombe quelquefois qu’aussitôt votre Divin Regard purifie mon âme consumant toutes mes imperfections, comme le feu qui transforme toute chose en lui-même. " Je vous remercie, ô mon Dieu ! de toutes les grâces que vous m’avez accordées, en particulier de m’avoir fait passer par le creuset de la souffrance. C’est avec joie que je vous contemplerai au dernier jour portant le sceptre de la Croix ; puisque vous [avez] daigné me donner en partage cette Croix si précieuse, j’espère au Ciel vous ressembler et voir briller sur mon corps glorifié les sacrés stigmates de votre Passion …Après l’exil de la terre, j’espère aller jouir de vous dans la Patrie, mais je ne veux pas amasser de mérites pour le Ciel, je veux travailler pour votre seul Amour, dans l’unique but de vous faire plaisir, de consoler votre Cœur Sacré et de sauver des âmes qui vous aimeront éternellement. Au soir de cette vie, je paraîtrai devant vous les mains vides, car je ne vous demande pas, Seigneur, de compter mes œuvres. Toutes nos justices ont des taches à vos yeux. Je veux donc me revêtir de votre propre Justice et recevoir de votre Amour la possession éternelle de Vous-même. Je ne veux point d’autre Trône et d’autre Couronne que Vous, ô mon Bien-Aimé !…… A vos yeux le temps n’est rien, un seul jour est comme mille ans, vous pouvez donc en un instant me préparer à paraître devant vous… " Afin de vivre dans un acte de parfait Amour Je m’offre comme victime d’holocauste à votre Amour miséricordieux, vous suppliant de me consumer sans cesse, laissant déborder en mon âme les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en vous et qu’ainsi je devienne Martyre de votre Amour, ô mon Dieu !… Que ce martyre après m’avoir préparée à paraître devant vous me fasse enfin mourir et que mon âme s’élance sans retard dans l’éternel embrassement de Votre Miséricordieux Amour… Je veux, ô mon Bien-Aimé, à chaque battement de mon cœur vous renouveler cette offrande un nombre infini de fois, jusqu’à ce que les ombres s’étant évanouies je puisse vous redire mon Amour dans un Face à Face Éternel !… " Sainte Thérèse de Lisieux et moi aussi je signe : + Marie-Colombe
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