Agonie de Jésus au jardin des oliviers 4 / 6 - Hozana

Agonie de Jésus au jardin des oliviers 4 / 6

Agonie de Jésus au jardin des oliviers  4 / 6

Suite de la méditation du Padre Pio sur l'agonie de Jésus au jardin des oliviers.            



        Ayant tout pris sur lui, sans aucune exception, il est écrasé par le monstrueux fardeau et gémit sous le poids de la Justice divine, face à son Père qui a permis à Lui, son Fils, de s'offrir comme victime pour les péchés du monde et devenir comme  " un maudit ".

            Sa pureté frémit devant ce poids infâme, mais Il voit en même temps la justice outragée, le pécheur condamné... Deux forces, deux amours s'affrontent dans son cœur. C'est la justice outragée qui l'emporte. Mais quel spectacle, infiniment lamentable ! Cet Homme, chargé de toutes nos souillures, Lui, Sainteté essentielle, même extérieurement assimilé aux criminels... Il tremble comme une feuille.

            Pour taire face à cette terrible agonie, Il s'abîme dans la prière. Prosterné devant la Majesté du Père, Il dit : " Père, éloigne de moi ce calice ! " C'est comme s'Il disait : " Père, je veux ta gloire ! Je veux l’accomplissement de ta Justice. Je veux la réconciliation du genre humain. Mais non pas à ce prix ! Que moi, sainteté essentielle, je sois ainsi éclaboussé par le péché, oh ! Non... pas cela ! O Père à qui tout est possible, éloigne de moi ce calice et trouve un autre moyen de salut dans les trésors insondables de ta Sagesse. Mais si tu ne le veux pas, que Ta volonté et non pas la mienne se fasse ! »

            Cette fois encore, la prière du Sauveur demeure sans effet. Il se sent dans les angoisses de la mort. Péniblement  Il se redresse en quête de réconfort. Il sent ses forces qui déclinent. En trébuchant  Il se traîne vers ses disciples. Une fois de plus, Il les trouve endormis. Sa tristesse devient plus profonde. Il se contente simplement de les réveiller. Furent-ils confus ? Jésus ne dit plus rien. Je le vois seulement indiciblement triste. Il garde pour lui toute l’amertume de cet abandon !

            - Mon Jésus, combien grande est la peine que je lis dans Ton cœur, débordant de détresse. Je vois comme Tu te retires de tes disciples, frappé en plein cœur ! Puissé-je Te donner quelque réconfort, Te soulager un peu… Mais ne sachant rien d'autre je pleure près de Toi. Les larmes de mon amour et de ma componction s'unissent à Tes larmes. Ainsi elles s’élèvent jusqu’au trône du Père pour le supplier d'avoir pitié de Toi et de tant d’âmes plongées dans le sommeil du péché et de la mort.

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« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Marc 15, 34)

           Cette parole scandalise, en ce qu’elle donne un argument aux incrédules. Sur la croix soufferte pour le rachat des hommes, Dieu fait homme laisse échapper ce cri de désespoir. Pourquoi ? Car pour le rachat de l’homme, il accepte de souffrir cet « écartèlement » spirituel entre la vision pure de Dieu et la souffrance de la condition humaine dégradée par le péché, révoltée contre Dieu. Par ces mots, le Christ reprend aussi le commencement du Psaume 21 (22), qui n’est pas un chant de désespoir mais d’espérance messianique véritable. Et le cardinal Journet de nous inviter à prier : « Faites qu’en redisant dans mon cœur les paroles que l’excès de votre souffrance pour les hommes vous a arrachées, je sente mon angoisse se dissoudre dans la vôtre, comme une larme dans l’océan. »

 

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

8 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

Maria Luz
 il y a 4 mois
AMÉN 🙏 🙏🙏
Marie-Thérèse
place Quincy-Voisins, il y a 4 mois
En union de prières - Amen -
Marie therese
place Carcès, il y a 4 mois
Amen !!!
Florence
place Plouray, il y a 4 mois
en union de prière Jésus je viens faire ta Volonté et NON la mienne ainsi soit-il
Michel
 il y a 4 mois
Dieu n'abandonne vraiment que celui qui L'abandonne...