La tunique sans couture du Christ, image de l'unité de l'Eglise - Hozana

La tunique sans couture du Christ, image de l'unité de l'Eglise

La tunique sans couture du Christ, image de l'unité de l'Eglise

Je vous propose ce mois-ci un extrait du magnifique traité de saint Cyprien sur l'unité de l'Eglise. Saint Cyprien, évêque de Carthage au milieu du troisième siècle, est le type même du bon pasteur donnant sa vie pour ses brebis. Il rendit le suprême témoignage du martyre le 14 septembre 258. L'Eglise catholique de rite romain, l'Eglise maronite et les Eglises luthériennes font mémoire de lui le 16 septembre. il est le patron principal de l'Afrique du Nord.

L’Église, tout en étant une, forme une multitude toujours plus étendue grâce à une fécondité toujours plus grande. De la même manière, les rayons du soleil sont nombreux, mais sa lumière unique ; nombreuses sont les branches de l’arbre, mais unique le tronc vigoureux, planté sur des racines tenaces ; d’une seule source viennent bien des ruisseaux, et bien que leur multiplicité ne découle que de la surabondance des eaux, leur origine est unique.

            Il en est de même de l’Église : illuminée de la lumière du Seigneur, elle répand ses rayons dans le monde entier ; mais une est sa lumière partout diffusée, sans que l’unité du Corps soit divisée. Ses branches couvrent la terre entière de leur vitalité exubérante, ses ruisseaux s’épanchent au loin avec largesse ; pourtant unique est la Tête, unique la source, unique la Mère, riche des fruits successifs de sa fécondité. C’est elle qui nous enfante, c’est de son lait que nous sommes nourris, c’est de son Esprit que nous sommes animés. Nul ne peut avoir Dieu pour père s’il n’a pas l’Église pour mère.

Le Seigneur dit : Le Père et moi, nous sommes un (Jn 10, 30). Il est encore écrit à propos du Père, du Fils et du Saint-Esprit : Ces trois sont un (1 Jn 5, 7). Ce sacrement de l’unité, ce lien de la concorde dans une indissoluble cohésion nous est montré dans l’Évangile par la tunique du Seigneur Jésus Christ. Elle ne peut nullement être divisée ni déchirée, mais elle est tirée au sort pour savoir qui revêtira le Christ. La divine Écriture s’exprime en effet par ces mots : Cette tunique était sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas. Ils se dirent entre eux : « Ne la déchirons pas, mais tirons au sort qui l’aura » (Jn 19, 23-24).  Elle figurait l’unité qui vient d’en haut, c’est-à-dire du ciel et du Père.

Le peuple du Christ ne peut être divisé ; c’est pourquoi la tunique du Christ, tissée d’une seule pièce et sans couture, ne peut être divisée par ceux qui la possèdent : indivise, d’un seul tenant, d’un seul tissu, elle figure la concorde et la cohésion de notre peuple, à nous qui avons revêtu le Christ. Par le mystère de ce vêtement et par son symbole, le Christ a rendu manifeste l’unité de l’Église.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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