La Messe…………Communion des fidèles et fin. - Hozana

La Messe…………Communion des fidèles et fin.

 La Messe…………Communion des fidèles et fin.

Jésus est mis au tombeau. Quatorzième station du chemin de croix de la colline des Espélugues surplombant la grotte de Massabielle à Lourdes. ( Cette station est disposée presque en bas de la colline. En regagnant le sanctuaire à la fin du chemin de croix,  on passe devant les piscines puis devant  la grotte. Depuis peu l’endroit où l’on disposait les cierges allumés a été déplacé, en face, de l’autre côté du Gave.)

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        Quatorzième et dernière publication de l’EXPLICATION DE LA MESSE d’après les notes prises lors des différents explications données par Dom Guéranger à ses moines : Elle concerne les prières depuis la communion des fidèles jusqu’au dernier évangile. 

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La communion des fidèles

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Remarque préalable : 

            Dom Guéranger n’a pas mentionné la récitation du Confiteor avant la communion des fidèles. La récitation du confiteor à ce moment s’inscrit dans une annexe séparée de l’ordo missæ, désigné par (ordo administrandi sacram communionem intra missam)  (gestion de l’ordre de la communion). La récitation du confiteor avant la communion des fidèles a été supprimée lors de la réforme de 1962 effectuée par le pape Jean XXIII. L’ordo missæ, qui ne contenait pas l’« ordo administrandi », n’a pas été touché par ce changement, ce qui fait que certaines communautés célébrant maintenant suivant le rite extraordinaire l’ont conservé, d’autres l’ont abandonné.

            Lorsque le confiteor est récité, le servant de messe le commence lorsque le prêtre communie au précieux sang. Tout de suite après, les fidèles le reprennent à haute voix à leur tour, et s’arrêtent pour laisser le prêtre prononcer les deux dernières parties de cette prière ; Le célébrant se rend alors du côté Évangile et se tourne vers l’assemblée (en faisant attention à ne pas tourner le dos au Saint Sacrement) pour dire le Misereatur , puis l'Indulgentiam. : (Misereatur vestri, omnipotens Deus, et, dimissis peccatis vestris, perducat vos ad vitam aeternam.)  (Que Dieu tout puissant vous fasse miséricorde, qui vous pardonne vos péchés et vous conduise à la vie éternelle.) Les fidèles répondent : Amen.  Puis le prêtre continue en traçant un signe de croix en direction du servant de messe : (Indulgentiam, absolutionnem et remissionem peccatorum nostrum tribuat nobis omnipotens et misericors Dominus)  (Que le Seigneur tout-puissant et miséricordieux nous accorde l’indulgence, +  l’absolution et la rémission de nos péchés.)  Amen.   

          Remarquons que pour la neuvième fois, dans cette forme décrite par Dom Guéranger, l’Eglise prie en honorant la virginité perpétuelle de Notre Dame. Aux messes de la sainte Vierge, la préface rappellera encore une fois supplémentaire ce caractère auquel Notre Seigneur accorde une si grande importance. Souvenons-nous qu’à Pontevedra, le 10 décembre 1925, l’Enfant Jésus avait dit à sœur Lucie : ‘’ Aie compassion du Cœur de ta très Sainte Mère entouré des épines que les hommes ingrats lui enfoncent à tout moment sans qu'il y ait personne pour faire acte de réparation afin de les en retirer’’  Puis  dans la nuit du 29 au 30 mai 1930, c’est Notre Seigneur Jésus Christ qui lui avait  indiqué les 5 types d’offenses que réparait la dévotion des 5 premiers samedis du mois, plaçant la virginité perpétuelle de sa Mère juste derrière la privilège de son Immaculée conception. Ce privilège  étant un don de Dieu, son état, étant son choix,  choix que Dieu a respecté lors de son incarnation et sa naissance et que Notre Seigneur a confirmé une nouvelle fois, en le précisant à sœur Lucie en 1930. 

                L’Eglise avec ce rite extraordinaire, célèbre et répare ainsi, comme par une sorte de neuvaine implicite, la seconde des 5 offenses faites au Cœur Immaculé de Marie.  Nous qui souhaitons, par notre dévotion au Cœur Immaculé de Marie, nous associer à cette réparation, essayons d’assister le plus souvent possible à la messe suivant cette forme. Nul doute que Dieu ait pour très agréable, dans cette forme, cet hommage rendu de si nombreuse fois à sa très sainte Mère. 

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           Après le Misereatur et l’Indulgentiam, le prêtre présente une hostie qu’il tient au-dessus du ciboire et dit: «  Ecce Agnus Dei, ecce qui tollit peccata mundi  »  « Voici l’Agneau de Dieu: voici celui qui porte les péchés du monde. » 

            Puis les fidèles disent à haute voix, par 3 fois la prière inspirée de cette du centurion : (Domine, non sum dignus ut intres sub tectum meum, sed tantum dic verbo et sanabitur anima mea.) (Seigneur je ne suis pas digne que vous veniez en moi ; mais, dites seulement une parole, et mon âme sera guérie.)  Ils s'avancent alors pour recevoir la communion, à genoux, sur la langue. Le servant de messe tient un plateau sous le menton du communiant pour recueillir la chute éventuelle d’une hostie. Souvent la ‘’table ‘’ de communion comporte une ‘’nappe de communion ‘’ sous laquelle le communiant place ses mains pour faire une barrière de plus à une chute éventuelle d’hostie consacrée au sol. Si cet incident intervient, le prêtre ramasse l’hostie et avec le purificatoire qu’il a humecté avec de l’eau, il frotte la surface sur laquelle a reposée l’hostie pour s’assurer qu’il ne reste plus aucun fragment visible au sol. Si l’hostie est propre, il la consomme avant la fin de la messe, si elle est fortement souillée, il la fait dissoudre dans de l’eau pour en faire disparaître les ‘’accidents’’. Lorsque les espèces sont altérées, elles perdent leur consécration. A ce sujet, rappelons le miracle eucharistique de Buenos Aires 

https://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2013/06/miracle-eucharistique-%C3%A0-buenos-aires.html

Suite des propos de Dom Guéranger.  

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         C’est à ce moment que la Communion doit être donnée aux fidèles, s’il s’en présente, si non le Prêtre purifie immédiatement le calice. Le ministre verse un peu de vin dans le calice, que lui présente le Prêtre en disant : Quod ore sumpsimus, Domine, pura mente capamus : et de munere temporali fiat nobis remedium sempiternum.  (Faites, Seigneur, que nous conservions dans un cœur pur le sacrement que notre bouche a reçu, et que le don qui nous est fait dans le temps devienne un remède pour l’éternité.)   Cela est très ancien, on peut en juger au latin qui est très beau ; on sent le latin classique. Il est dit : munere temporali ; parce que la Communion est du temps. Dieu est éternel, c’est vrai, et il se donne dans la Communion, mais cependant cette Communion se fait en un jour, en une heure, en un moment déterminé : c’est donc bien un présent du temps, munus temporale. Mais au moyen de ce présent, le Seigneur opère l’union de l’âme avec lui ; et comme il est la force, il fait de cet acte unique un remède dont l’énergie doit subsister à jamais, et ainsi notre âme est guérie.

        Une seconde fois le Prêtre fait mettre du vin dans le calice par son ministre ; mais cette fois-ci il y joint de l’eau ; il se purifie les doigts à ce moment, et dès lors il pourra les disjoindre. Pendant ce temps il dit : Corpus tuum Domine, quod sumpsi, et Sanguis quem potavi, adhaereat visceribus meis, et praesta : ut an me non remaneat scelerum macula, quem pura et sancta refecerunt sacramenta, Qui vivis et regnas in scecula saeculorum. Amen.  (Que votre corps que j’ai reçu, Seigneur, et que votre sang  que j’ai bu s’attachent à  mes entrailles, et faites qu’il ne reste plus aucune souillure de péché en mon âme, après avoir été nourri par des sacrements si purs et si saints. Vous qui vivez et régner dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.)   Cette prière est également très belle, ainsi que la précédente ; elle est ancienne ; toutes les deux doivent remonter aux premiers temps, comme l’Oraison de la paix. A la première ablution le Prêtre n’a mis que du vin dans le calice, par respect pour le Précieux Sang dont le calice est encore tout humide, et dont il pourrait rester quelque chose. Aussi, dans le cas où, par accident, l’on viendrait à répandre ce vin, on traiterait ce liquide avec autant de respect que le Précieux Sang et l’on purifierait ce qu’il aurait touché. Les rubricistes recommandent au Prêtre de le promener tout autour du calice, afin de prendre toutes les gouttes du Précieux Sang qui pourraient s’y trouver. A la seconde ablution l’eau est mêlée au vin, parce qu’alors le Sang de Notre Seigneur n’y est plus. Le Prêtre doit toujours boire du même côté, et c’est pour cette raison que sur le pied du calice on grave une petite croix. Sans cette précaution, le Prêtre serait exposé, s’il n’y faisait attention, à enlever avec le purificatoire le Précieux Sang dont le calice serait encore humide.

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POSTCOMMUNION

       Tout cela étant achevé, le Prêtre ayant dit Dominus vobiscum, récite la dernière Oraison appelée aujourd’hui Postcommunion, et qui dans le Sacramentaire de saint Grégoire était ainsi désignée : Oratio ad complendum. Nous n’y trouvons pas que le Prêtre dût dire l’antienne de la Communion, parce que cette partie étant chantée ne se trouvait pas au Sacramentaire. C’est l’antienne d’un Psaume que l’on chantait pendant la Communion. Un reste de cet usage subsiste à la Messe des morts. La même chose existait pour l’Introït, qui accompagnait le Prêtre depuis sa sortie du Sacrarium jusqu’à son arrivée à l’autel.

             L’Oraison de la Postcommunion est importante, on y parle presque toujours de la Communion que l’on vient de faire,. Elle est suivie du souhait ordinaire du Prêtre au peuple Dominus vobiscum. Puis le Diacre se tournant vers l’assemblée fait entendre ces mots :

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ITE MISSA EST

             On traduit ordinairement ces mots par : « Allez, la Messe est dite. » Toutefois, ce n’en est pas le sens propre. Cette formule, employée par l’Église, était en usage chez les Romains dans les assemblée publiques, pour annoncer que la réunion était terminée. Ainsi ces mots : Ite, concio missa est, voulaient dire : « Allez, l’assemblée est congédiée. » Dans les premiers siècles on ne désignait pas le saint Sacrifice sous le nom de Missa, Messe. Les fidèles se réunissaient pour le Sacrifice, et lorsqu’il était terminé, le Diacre congédiait l’assemblée, comme cela se faisait dans toute réunion publique. Plus tard le mot massa ayant été adopté, on a fini par confondre toutes choses, et mettant un grand M à cette formule : Ite, Missa est, l’on a traduit à tort : Allez, la Messe est dite. Aux Messes de pénitence, en Carême par exemple, au lieu de l’Ite Missa est, le Diacre dit Benedicamus Domino ; on ne congédie pas les fidèles, parce que l’on pense qu’ils aiment à prier encore davantage dans ces jours d’expiation. L’Ite Missa est, est par conséquent un signe de joie ; aussi est-il banni des Messes de Requiem : un chant de joie ne trouve guère sa place dans une Messe où tout respire la tristesse et la supplication.

            L’Ite Missa est étant dit, le Prêtre se retourne vers l’autel, et s’inclinant un peu, ayant les mains jointes, il dit : Placeat tibi, Sancta Trinitas, obsequium servitutis meae, et praesta ut sacrificium, quod oculis tuae majestatis indignus obtuli ; tibi sit acceptabile, mihique et omnibus, pro quibus illud obtuli : sit te miserante, propitiabile. Per Christum Dominum nostrum. Amen.  (Agréez, Trinité sainte, l’hommage de votre serviteur, ce sacrifice que, malgré mon indignité, j’ai présenté aux regards de votre majesté, rendez-le digne de vous plaire et capable, par l’effet de votre miséricorde, d’attirer votre faveur sur moi-même et sur tous ceux pour qui je l’ai offert. Par le Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il)  Cette prière est une espèce de résumé que dit le Prêtre, rappelant à la Sainte Trinité ce qu’il vient de faire, la priant d’accepter ce Sacrifice, et de le rendre profitable à tous ceux pour lesquels il a prié.

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BÉNÉDICTION

          Cette prière étant terminée, le Prêtre baise l’autel, lève les yeux vers le ciel, étend les mains, et s’incline ensuite devant la Croix, en disant : Benedicat vos omnipotens Deus,  (Que le Dieu tout puissant vous bénisse) puis, se tournant vers le peuple, il ajoute, en le bénissant : Pater, et Filius, et Spiritus Sanctus ; on répond : Amen. Le simple Prêtre ne doit bénir qu’une seule fois, même dans les Messes solennelles ; on a établi cette différence entre les Prêtres et les Évêques, lesquels bénissent par trois fois. Les Prélats bénissent également trois fois lorsqu’ils célèbrent pontificalement. Certains d’entre eux le font à la Messe basse ; c’est un privilège. La bénédiction ne se donne pas à la Messe de Requiem, parce qu’elle est un signe de paix et de joie, qui contrasterait avec le deuil dont cette fonction est entourée.

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DERNIER EVANGILE

      La bénédiction étant donnée, le Prêtre se rend à la place  de l’Évangile, et lit le commencement de l’Évangile selon saint Jean.

       Autrefois le Prêtre n’ayant pas de livre devant lui, faisait le signe de la croix sur l’autel avant de le faire sur lui-même. Les tablettes sur lesquelles sont écrites les prières de l’Ordinaire de la Messe, à l’exception du Canon, et que nous appelons Néanmoins canons d’autel, sont chose très récente. Depuis leur apparition, l’usage s’est introduit d’y faire en ce moment le signe de la Croix ; néanmoins le Prêtre peut maintenant encore le faire sur l’autel, qui est la figure du Christ mort pour nous sur la Croix et dont cet Évangile raconte la double génération.

             Mais pourquoi cette lecture ? Cet usage remonte au moyen âge. A cette époque comme aux premiers siècles, les fidèles avaient grande dévotion à faire réciter chacun sur soi une partie de l’Évangile, et l’on avait surtout dévotion au commencement de celui de saint Jean. Les demandes que l’on faisait se multiplièrent tellement que les Prêtres ne pouvant plus suffire, on trouva plus simple de le dire sur tout le monde à la fin de la Messe. C’est donc la dévotion du peuple fidèle qui seule a été l’origine de cet usage. Lorsqu’on fait l’Office d’un Saint en un jour de dimanche ou de férie qui a un Évangile propre, le Prêtre lit à la fin de la Messe cet Évangile et omet celui de saint jean. C’est une suite de la coutume introduite de dire à l’autel l’Évangile de la fin de la Messe. Ce n’est que depuis saint Pie V que l’on fait ainsi. Le Pontifical lui-même n’a pas reçu cette modification à l’usage ancien, et le Pontife récite l’Évangile de saint Jean en descendant de l’autel.

        Nous remarquerons que dans cette phrase de l’Évangile de saint Jean : Omnia per ipsum facta sunt… (Tout a été fait par lui ) l’Église latine a suivi jusqu’à saint Pie V un mode de ponctuation différent de celui que suivait l’Église grecque. Saint Augustin et tous les Pères latins, saint Thomas enfin, lisaient ainsi : sine ipso factum est nihil. Quod factum est, in ipso vita erat, et vita erat lux hominum ; ( Rien de ce qui a été fait n'a été fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes )  tandis que saint Jean Chrysostôme et en général les Pères grecs lisaient : sine ipso factum est nihil quod factum est. In ipso vita erat, et vita erat lux hominum. Les manuscrits n’ayant ni les points ni les virgules, dont l’usage ne s’est introduit que plus tard, cette diversité s’était produite, et saint Pie V, dans l’édition de son Missel, avait conservé la ponctuation latine pour ce passage. Mais peu de temps après lui, l’usage s’est introduit en Occident de lire comme lisaient les Grecs.

      Étant arrivé à ces mots de l’Évangile de saint Jean : Et Verbum caro factum est, ( Et le verbe s'est fait chair) le Prêtre fait la génuflexion pour honorer l’anéantissement du Verbe fait chair, qui s’est anéanti lui-même, prenant la forme d’esclave. (Ph 2, 7)

      L’Évangile une fois terminé, le Prêtre descend de l’autel après avoir salué la Croix, et en se retirant il récite le Cantique Benedicite avec les autres prières d’actions de grâces indiquées au Missel.

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            Cette publication marque la fin des 14 épisodes de l’exposé de Dom Guéranger sur la messe. Elle complète le même exposé, plus connu, mais moins explicite, du Père Martin de Cochem.  A vous qui avez pris le temps d’en prendre connaissance, de l’apprécier, nous souhaitons que votre assistance à la messe soit en accord avec ce que vous avez retenu des propos de Dom Guéranger, à savoir:  Un grand respect pour la présence réelle et une certaine ‘’compréhension’’ de la signification des gestes faits par le prêtre. Dom Guéranger nous a rappelé que la liturgie, et donc tout ce qui se passe sur l’autel, est l’expression de la Foi de l’Eglise. La seconde partie de la publication du 16 mars dernier a été particulièrement instructive à ce sujet. (https://hozana.org/publication/46228-la-messela-fin-du-canon Cette Foi de l’Eglise, c’est celle que nous-même ou nos parents ont demandé à l’Eglise Dieu lors de notre baptême : Que demandez-vous à l’Eglise de Dieu ? : La Foi.

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            La semaine prochaine est ‘’ La semaine sainte’’. Nous méditerons pendant ces jours si importants pour le genre humain, sur l’agonie de Jésus au jardin des oliviers. Pendant 6 jours nous demanderons au Padre Pio, de nous mettre en pensé dans le Cœur de Jésus s’apprêtant à souffrir pour nous, pour chacun de nous en particulier, pour nous racheter.

       Pensons à le remercier pour ces souffrances offertes pour nous et souvenons-nous  que Sa très grande souffrance sera de savoir qu’elle sera inutile pour un si grand nombre d’âmes.  

    N’oublions pas qu’à Fatima Notre Dame n’a pas craint de montrer cette dure réalité à des enfants, et que Lucie a dit que c’était en tourbillon que les âmes tombaient en enfer !

        Nous pouvons redouter l’enfer pour les peines sensibles dont souffrent ceux qui y sont, mais il est une autre peine que nous avons du mal à imaginer, et encore plus insupportable : C’est qu’il n’y est plus possible d’aimer Dieu, alors que c’est pour Lui que notre âme a été créée.

             Voici ce qu’en a écrit Joseph Louis Guérin lorsqu’il était séminariste. (Il est mort en odeur de sainteté le 30 octobre 1860 suite à la blessure reçue quelques semaines auparavant lors de la bataille de Castelfidardo. Ce séminariste était venu défendre les états pontificaux du pape Pie IX, celui-là même qui définit le dogme de l’Immaculé Conception en 1854.)

       « Le sujet de mon oraison de ce matin était l’enfer. Une chose surtout m’a frappé en songeant aux peines des damnés : c’est qu’ils ne pourront aimer Dieu. La peine du feu et les autres tourments m’ont paru peu de choses en comparaison de ce supplice. Connaître Dieu, comprendre toute son amabilité, toutes ses perfections infinies, avoir besoin de satisfaire son cœur, et cependant toujours le haïr, toujours, toujours ! S’élancer par des élans désespérés comme pour sortir de ce gouffre, afin d’aimer Dieu, qui est comme un centre d’attraction, et se sentir plongé au fond des abîmes, et ne jamais l’aimer ! Oh ! Mon Dieu, il me semble que cette peine est bien la plus grande des damnés, car le cœur de l’homme a besoin d’aimer, et l’amour parfait, le seul véritable est en vous ; et dans l’enfer ce cœur ne pourra vous aimer ; il vous haïra pendant toute une éternité. Quel supplice ! Ah ! Mon Dieu, vous maudire pendant toute une éternité, maudire la Sainte vierge, cette mère si bonne et si tendre pour moi ; mon Dieu, jamais, jamais. Oh ! Accordez-moi cette grâce. »

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 Gisant de Joseph Louis Guérin avec le chapelet à la main

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       '' O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, et conduisez au ciel toutes les âmes, spécialement celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde'' 

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

8 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

Marie-guy
Marie-guy place Orbigny, il y a 16 jours
Union et communion de priére Amen 🙏
Philippe
Philippe place Le Blanc, il y a 16 jours
En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie
Michel
Michel  il y a 16 jours
En union de prières.
Philippe
Philippe place Le Blanc, il y a 16 jours
Dans le Cœur Immaculé de Marie
Utilisateur effacé
Utilisateur effacé  il y a 16 jours
Pour mon questionnement, j’ai malgré tout la réponse : Il faudrait nuancer tout cela un peu !! Sur les actions du Pape François, il ne faut pas oublier qu'il nous invite constamment à la prière et à l'Unité entre nous… Et puis, il ne fait pas autre chose que ce que Saint Jean-Paul II avait voulu faire : Ramener tout les peuples à Dieu ! Cette action rejoint merveilleusement la demande de Notre Dame à Amsterdam lors de ses apparitions à Ida Peedermen (1945), nous donnant par elle la prière précieuse ci-dessous : « Seigneur jésus Christ, Fils du Père, envoie à présent ton Esprit sur la terre ; Fais habiter l’Esprit Saint dans les cœurs de tous les peuples, afin qu’ils soient préservés de la corruption, de les calamités et la guerre ; Et que la Dame de tous les peuples, celle qui fut un jour « Marie », soit Notre Avocate. Amen. Non les ténèbres ne vaincrons pas, seulement si nous le voulons : Car nous veillons ! Amen.
Utilisateur effacé
Utilisateur effacé  il y a 16 jours
Paroles de vérité, paroles tranchantes, pour remédier, pour guérir dans les profondeurs étouffées de notre chrétienté. N’ayez pas peur de dire la vérité en face, surtout pas derrière des murs de fausses sécurité ; car oui, notre chemin est celui de la Croix, et la Croix, nous le savons, est glorieuse, elle est le prix de la vie éternelle, de la paix véritable que seul Jésus nous donne, gratuitement, indignement ; et cela est certain, car nous, chrétiens, nous ne mesurons pas la gloire grandiose qui nous attend, et Saint Paul nous l’avait dit : « il n’y a pas de mesure commune entre les souffrances de ce monde et la gloire qui nous attend… » « N’ayez pas peur, petit troupeau, car le Père, Notre Père, a daigné nous donner la vie ! » La confusion de Babel : voilà que nous y sommes ! Mais alors, à l’envers ; que signifie cela ? Cela signifie que tout est confondu, non avec un langage unique compréhensible par tous, mais dans une infinité de langues étranges et dangereuses, et toutes s’unissent dans le but unique de détruire Dieu dans son Corps mystique qu’est l’Eglise, qu’est nous-mêmes, chacun et chacune, sans exception, et nous savons que le Corps mystique du Christ ce sont nous ici-bas, dans cette vallée des larmes, mais aussi nos proches et nos oubliés dans le purgatoire qui ont besoin de nous, de nos prières, aussi les saints et saintes du ciel ; mais alors, quand on réussit à nous aveugler pour ne rien voir, rien distinguer, dites-moi : qui priera pour le salut du monde entier ? Qui priera pour les âmes dépossédées maintenant de la possibilité de prier, je signifie les âmes du purgatoire ? Où vont-elles, les intercessions des saints et saintes pour nous ? Comment oserait-on gaspiller tous ces trésors pour des vanités éphémères, alimentées de haine, de mépris et de colère animale ? Je suis peut-être en train de dévaloriser ou d’humilier les animaux car ils sont tous gentils, infiniment gentils que ces ennemis qui ciblent l’Eglise jusqu’à sa chute si désirable ! « Mais ayez confiance : moi, j’ai vaincu le monde ! » nous dit Jésus ; et heureusement d’ailleurs : voilà ma consolation profonde. La Croix ne devrait pas nous effrayer car c’est précisément cette Croix que les ennemis du Christ veulent nous faire oublier à travers toutes leurs propositions de luxures et de richesses vides de toute valeur véritable. Ce sont les jeunes qui me font le plus de peine, et bienheureux les parents qui donnent les véritables bases chrétiennes à leurs jeunes, dures qu’elles soient à acquérir de nos jours. Oui, le soir approche et déjà le jour baisse : quelle réalité foudroyante, claire pour tout le monde mais chacun selon ses propres intérêts : l’ennemi de l’Eglise pour ses propres intérêts, haïssant les fondations du Christ, l’Eglise, les chrétiens, dont les intérêts sont le but promis, sans jamais nous être caché, Jésus ne nous a rien caché car nous sommes propres à lui ; Marie non plus ne nous a jamais rien caché, dans toutes ses apparitions, elle nous avertit par tous les moyens et l’assourdissement nous domine, l’assourdissement des cœurs, c’est-à-dire la dureté et l’inertie des cœurs. On ne peut rajouter même pas un instant à notre vie, nous dit Jésus, mais c’est ce qu’on essaie de voiler à nous chrétiens, nous promettant des délires inimaginables et irréalisables : alors ouvrez bien vos yeux intérieurs, le temps est en train de passer, ne permettez pas que le retard vous gagne, quand il n’y aura rien à faire. Malheur à toi, Europe, malheur à toi car tu as choisi l’éphémère qui te détruit dans l’aorte et tu es en train de saigner déjà et tu saigneras d’une hémorragie mortelle ; malheur à toi, eh oui, nous y sommes malheureusement, et seul Jésus nous sauvera. La haine contre Dieu est devenue enragée et animale ; mais alors, quel orgueil de se prétendre capable de faire la guerre contre Dieu, de s’engager dans une bataille diabolique, luciférienne, contre Dieu, Créateur du ciel et de la terre. Je vous assure tous, ennemis du Christ Mort et Ressuscité pour les siens, je vous assure de votre chute éternelle dans l’abîme éternel de souffrances sans espoir ni issue. « L’erreur n’a pas de droits », mais par force, le monde, et particulièrement l’Europe, s’accorde tous les sinistres droits, avec des responsables qui se réjouissent devant tout cela, sans vouloir même pas bouger leur petit doigt ; car oui, croyons-le : tout est comploté et voulu si diaboliquement. Nous baignons dans un vide déserté qui nous effraie ; et dans ce vide, nous errons à la recherche d’un sens palpable qui donne sens à notre vie ; hélas ! Nous errons souvent dans le mauvais sens, car le palpable que nous cherchons a été violé et effacé à nos yeux, en vue de notre perdition. Seigneur, je te prie, je te supplie, sauve-nous, sauve les jeunes, sauve les tiens dans ce monde, par mérites de ta sainte passion sur le bois de supplice, par les mérites des douleurs affligeantes du Cœur Immaculé de ta Sainte Mère et la Nôtre, elle qui est tombée par affliction par terre lors de ta flagellation… Eh oui, c’est incroyable comment arrive-ton à passer outre le prix qui a coûté à Notre Seigneur pour nous sauver : réveillez-vous, il va falloir la lutte, le dévoilement des erreurs et l’annonce de la vérité unique de notre Seigneur Jésus Christ. La parabole du bon grain et de l’ivraie nous concerne aujourd’hui plus que jamais ; nous y sommes et le moissonneur se prête pour la moisson pour séparer l’ivraie du bon grain, ce qui n’a pas voulu faire avant le temps voulu, justement pour sauver les siens qui ont souffert avec lui, par amour pour lui, pour le salut de leur âme et de celles de tous les pécheurs. Marie à Fatima nous a dit que des jours viendront, où le bien sera dit mal et le mal sera dit bien ; et nous y sommes pleinement baignés. +++ « La crise de l'Église est avant tout une crise de la foi. On veut faire de l'Église une société humaine et horizontale. On veut lui faire parler un langage médiatique. On veut la rendre populaire. Certains veulent que l'Église... ne parle pas de Dieu, mais se charge corps et âme des problèmes sociaux : migration, écologie, dialogue, culture de la rencontre, lutte contre la pauvreté, pour la justice et la paix. Ce sont bien sûr des questions importantes et vitales devant lesquelles l'Église ne peut pas fermer les yeux. Mais une telle Église n'intéresse personne. L'Église n'a d'intérêt que parce qu'elle nous permet de rencontrer Jésus ». +++ J’ai copié du premier passage pour une interrogation qui m’intrigue moi personnellement, et à mon sens, beaucoup d’autres : Le pape, notre pape actuelle, le pape François s’intéresse à tous ces sujet : les migrants, l’écologie, les pauvres, culture de la rencontre avec l’Imarat et Maroc, dialogue, etc. Ce qui perturbe beaucoup, croyons-le, bien que je prie tellement pour lui. Dites-moi s’il vous plaît, qu’est-il en train de réaliser, notre pape ? Une société meilleure ou une Eglise meilleure ? Est-il par exemple soumis à des pressions des ennemis introduits par des nombres non négligeables au sein de l’Eglise, et cela est fort probable, ou s’intéresse-il vraiment uniquement à cette société meilleure ? C’est inquiétant ! Et l’horizon est vague ; dites-moi quelque chose sur cela, s’il vous plaît. Les ennemis profitent à fond de nos divisions et chiismes, nous, chrétiens catholiques, ils ont déjà au long des siècles fabriqué toutes sortes de sectes qu’ils ont nommées « églises » et quelle horreur ! Quelle déformation des enseignements intouchables et sacrés du Christ ! Quel effondrement des Sacrements jusqu’à une proche famine réelle de tout aliment spirituel, bien organisée, joyeusement complotée ! Est-ce c’est que vous voulez, vous chrétiens ? Savez-vous que nous sommes traités de lâches, de peureux, d’idiots qui se laissent faire en tout ? Et ils s’en réjouissent bien évidemment ! Je suis une personne handicapée, victime d’un éclat de guerre au Liban, donc cela m’a coûté la gentillesse des guerriers et j’ai perdu ma vue ; mais croyez-moi que Jésus mon chéri adoré se sert de ma ferveur et de mon zèle, ce que personne n’est capable d’y accéder. Mais comme on dit : « une main seule ne peut pas applaudir » ; il y a urgence de nous unir, de nous consolider, de remplir nos Eglises et nous prosterner devant notre véritable Roi divin : Jésus Christ, dans le Saint Sacrement, et non devant les responsables mauvais, fou et ignorant de ce monde ! Les paroles du « petit prince » de Saint-Exupéry, bien qu’anciennes, me reviennent toujours : la belle Rose et les grandes personnes qui l’écrasent et la piétinent ! Nous endurons le poids écrasant de leurs pieds ; mais luttons pour regarder plus haut, là où Jésus saigne et pleure par amour indescriptible pour nous, tout en haut de la Croix. Elevons la voix, nous dit Isaïe, veuillons la vraie liberté, veuillons posséder comme le Trésor unique la Vérité de Notre Seigneur, lui qui est « le chemin, la vérité et la vie ! » De l’Evangile d’hier : « je suis la Lumière du monde, celui qui marche derrière moi, ne marchera jamais dans les ténèbres. » Les ténèbres ne nous vaincrons pas, seulement si nous le veuillons. Amen. UDP Rita
Utilisateur effacé
Utilisateur effacé  il y a 16 jours
Je partage avec la communauté ce qui est plus urgent et j’incite tous au réveil spirituel. Assez de ces endormissements, de ces anesthésies qui ne nous font que perdre le temps. Le monde est en train de dégringoler ; l’eau coule en-dessous de nos repos drogués, l’Eglise est en train d’agoniser ; et quoi ? On nous en déconcentre avec des vieilles liturgies et du latin ! Les divisions, les chiismes nous engouffrent de partout : réveillons-nous, les temps sont en train de passer. Deux partages et UDP. Le cardinal Sarah nous offre aujourd'hui un entretien étonnant, lucide et visionnaire, que l’on peut lire dans sa trilogie de volumes donc le dernier né : Le soir approche et déjà le jour baisse, aux Éditions Fayard. Nous n'y trouvons pas seulement « cette parole pour notre temps » qui rejoint certaines logiques déjà énoncées précédemment, mais plus précisément et essentiellement, nous y trouvons les solutions à la crise actuelle. Je vous partage simplement quelques passages importants de l'entretien du Cardinal Sarah avec Nicolas Diat sur lesquels nous pouvons méditer… 🔸🔹🔸 CS (Cardinal Sarah):La crise spirituelle concerne le monde entier. Mais elle a sa source en Europe. Le rejet de Dieu est né dans les consciences occidentales... L'effondrement spirituel a donc des traits proprement occidentaux. Sur la volonté de contrefaire notre humanité à travers "l'idéologie du genre" : CS :L'Occident refuse de recevoir, il n'accepte que ce qu'il construit lui-même. Le transhumanisme est l'ultime avatar de ce mouvement. Même la nature humaine, parce qu'elle est un don de Dieu, devient insupportable à l'homme d'Occident. Cette révolte est en son essence spirituelle. Sur la fausse quête de liberté coupée de la vérité : CS :Une liberté qui n'est pas en elle-même orientée et guidée par la vérité n'a aucun sens. L'erreur n'a pas de droit... L'homme occidental a peur de perdre sa liberté en recevant le don de la foi véritable. Il préfère s'enfermer dans une liberté vide de contenu. La crise du sacerdoce : CS :Je suis persuadé que la crise du sacerdoce est un élément central de la crise de l'Église. On a enlevé aux prêtres leur identité. On leur a fait croire qu'ils devaient être des hommes efficaces. Or un prêtre est fondamentalement un continuateur parmi nous de la présence du Christ. On ne doit pas le définir par ce qu'il fait mais par ce qu'il est :ipse Christus, le Christ lui-même. Sur l'homosexualité et les péchés contre la chasteté : CS :Il n'y a pas dans l'Église un « problème homosexuel ». Il y a un problème de péchés et d'infidélité. Ne nous laissons pas imposer le vocabulaire de l'idéologie LGBT. L'homosexualité ne définit pas l'identité des personnes. Elle qualifie des actes déviants et peccamineux. Pour ces actes, comme pour les autres péchés, les remèdes sont connus. Il s'agit de retourner au Christ, de le laisser nous convertir. La véritable crise dans l'Église : CS :La crise de l'Église est avant tout une crise de la foi. On veut faire de l'Église une société humaine et horizontale. On veut lui faire parler un langage médiatique. On veut la rendre populaire. Certains veulent que l'Église... ne parle pas de Dieu, mais se charge corps et âme des problèmes sociaux : migration, écologie, dialogue, culture de la rencontre, lutte contre la pauvreté, pour la justice et la paix. Ce sont bien sûr des questions importantes et vitales devant lesquelles l'Église ne peut pas fermer les yeux. Mais une telle Église n'intéresse personne. L'Église n'a d'intérêt que parce qu'elle nous permet de rencontrer Jésus. Les saints, pas les réformes, renouvelleront l'Occident : CS :On croit parfois que l'histoire de l'Église est marquée par les réformes de structures. Je suis certain que ce sont les saints qui changent l'histoire. Les structures suivent ensuite et ne font que pérenniser l'action des saints... La foi est comme un feu. Il faut être soi-même brûlant pour pouvoir la transmettre. Veillez sur ce feu sacré ! Qu'il soit votre chaleur au cœur de l'hiver de l'Occident. Sur l'athéisme dans notre culture : CS :Dans la conclusion de mon livre, je parle de ce poison dont nous sommes tous victimes : l'athéisme liquide. Il infiltre tout, même nos discours d'ecclésiastiques. Il consiste à admettre à côté de la foi, des modes de pensée ou de vie radicalement païens et mondains. Et nous nous satisfaisons de cette cohabitation contre-nature ! Cela montre que notre foi est devenue liquide et sans consistance ! La première réforme à faire est dans notre cœur. Elle consiste à ne plus pactiser avec le mensonge. L'effondrement de l'Occident, tout comme celui de l'Empire romain, et le retour à la barbarie : CS :Je suis persuadé que la civilisation occidentale vit une crise mortelle. Elle a atteint les limites de la haine autodestructrice. Comme à l'époque de la chute de Rome, les élites ne se soucient que d'augmenter le luxe de leur vie quotidienne et les peuples sont anesthésiés par des divertissements de plus en plus vulgaires. Comme évêque, je me dois de prévenir l'Occident ! Les barbares sont désormais à l'intérieur de la cité. Les barbares sont tous ceux qui haïssent la nature humaine, tous ceux qui bafouent le sens du sacré, tous ceux qui méprisent la vie, tous ceux qui se révoltent contre le Dieu créateur de l'homme et de la nature. Sur les communautés authentiquement chrétiennes : CS :J'appelle les chrétiens à ouvrir des oasis de gratuité dans le désert de la rentabilité triomphante. Nous devons créer des lieux où l'air soit respirable, où, tout simplement, la vie chrétienne soit possible. Nos communautés doivent mettre Dieu au centre. Dans l'avalanche de mensonges, on doit pouvoir trouver des lieux où la vérité soit non seulement expliquée mais expérimentée. Sur la nécessité de l'évangélisation du monde : CS :Les chrétiens doivent être missionnaires, ils ne peuvent garder pour eux le trésor de la foi. La mission, l'évangélisation demeure une urgence spirituelle. Sur le rôle des chrétiens dans la société : CS :Une société irriguée par la foi, l'Évangile et la loi naturelle est souhaitable. Il revient aux fidèles laïcs de la construire. C'est même leur vocation propre... Une société juste dispose les âmes à recevoir le don de Dieu.Elle ne saurait causer le salut... Il y a urgence à annoncer le cœur de notre foi : seul Jésus nous sauve du péché. Toutefois, il faut souligner que l'évangélisation n'est complète que lorsqu'elle atteint les structures de la société. Une société inspirée de l'Évangile protège les plus faibles contre les conséquences du péché. Sur la place de l'amour et de la Croix dans l'évangélisation : CS :Le but de l'évangélisation n'est pas la domination du monde, mais le service de Dieu. N'oublions pas que la victoire du Christ sur le monde… c'est la Croix ! Nous n'avons pas à vouloir nous emparer de la puissance du siècle. L'évangélisation se fait par la Croix. L'importance de la vie intérieure : CS :L'évangélisation n'est pas une question de succès, elle est une réalité profondément intérieure et surnaturelle.
Philippe
Philippe place Le Blanc, il y a 16 jours
Bonjour Rita : Merci pour vos extraits des propos du cardinal Sarah. Je ne m’attacherai qu’a celui relatif au prêtre à qui ‘’on a enlevé leur identité’’. Mais qui les forme dans les séminaires ? Qui nomme les professeurs de cette jeunesse ardente pour consacrer toute leur vie à Dieu ? De quelle spiritualité alimente-t-on leurs lectures (Ce n’est plus St Augustin que je sache ; Ou est la vraie doctrine catholique chez Nos Seigneurs nos évêques ? Mgr de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France depuis le 3 avril dernier a participé, le 14 mars précédent, en tant qu’archevêque de Reims, à l’inauguration officielle de la grande mosquée de Reims dans le quartier St Anne. Quel a été son propos ? ‘’Avec moi, les catholiques de Reims se réjouissent que vous puissiez en ce lieu, enfin achevé, louer le Dieu créateur et miséricordieux….. ‘’ ) . Comme si Allah et le Dieu trois fois saint étaient identique ! On est loin de la parole de Notre Seigneur à ses apôtres : ‘’ Allez enseigner toutes les nations…..’’ Oui, le prêtre n’est plus ce qu’il doit être, un autre Christ. ‘’L'Église n'a d'intérêt que parce qu'elle nous permet de rencontrer Jésus.’’ A dit aussi le cardinal ; les ennemis de l’Eglise font tout pour la détourner de ce rôle central. Vous concluez ses propos par ‘’N'oublions pas que la victoire du Christ sur le monde… c'est la Croix ! Nous n'avons pas à vouloir nous emparer de la puissance du siècle. L'évangélisation se fait par la Croix. L'importance de la vie intérieure ‘’ Je montrerai bientôt 2 victoires de cette Croix. L’Eglise a toujours eu des ennemis. Elle a les paroles de la vie éternelle et Satan sait que depuis la Passion du Christ, une grande moisson d’âmes lui a échappé et il cherche à en faire tomber encore un grand nombre. Notre Seigneur nous a avertis : Quand le fils de l’homme reviendra, trouvera-t-il la foi sur terre ? L’Apocalypse nous dit que vers la fin des temps, il y aura la Parousie, puis la venue de l’antéchrist. Auparavant il y aura encore un certain temps de paix qui suivra la conversion de la Russie. Ce qui se passe dans le monde et dans l’Eglise ressemble un peu à la Parousie. Le Cardinal Sarah est encore plus précis lorsqu’il dit que pour l’Eglise on est au temps du Vendredi de la Passion ; le temps du reniement. Qui restait au pied de la croix ? St Jean et Notre Dame. Un seul apôtre les autres dispersés ! Vous me demandez ou notre pape conduit l’Eglise ? Comment est-il entouré ? Mystère. Il est imprévisible ! Lorsque ses propos s’éloignent de la doctrine traditionnelle, et que des cardinaux lui demandent des explications, (Les ‘’dubias’’ sur l’encyclique ‘’Amoris Laetitia’’ qui place l’amour humain au-dessus du contrat entre époux, il tarde à répondre) En d’autres points il rappelle très souvent la doctrine de toujours ; par contre il semble ne pas apprécier beaucoup ‘’le vetus ordo’’ ; On s’interroge aussi sur la dispersion des Franciscains de l’Immaculée dont la fondation en 1970 faisait référence au père Kolbe et qui après le motu proprio de Benoît XVI avait décidé d’adopter la forme extraordinaire du rite romain. Fera-t-il un jour la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie ? Il n’est pas interdit de prier et pèleriner de Fatima à Moscou pour que le Ciel le lui demande. Il est le seul à pouvoir le faire. Vous connaissez les ennemis de L’Eglise ! Le pape St Pie X a dit dans son encyclique ‘’ Pascendi Dominici Gregis ‘’ qu’ils étaient à l’intérieur de l’Eglise il y a plus de cent ans. Depuis ils ont dû progresser. Quelle est la part de liberté du pape ? Vous l’avez vu avec ma publication du 25 mars et vous êtes bien au courant de cette liberté relative avec les propos que je vous ai tenus il y a quelques temps. Vous dites que s’intéresser aux rites est du temps perdu et qu’il y a mieux à faire. La question des rites est pourtant au centre de la crise, car l’Eglise propose aux fidèles un choix et ils doivent faire ce choix sur des bases naturelles alors que l’action est dans le domaine du surnaturelle, qu’elle s’adresse à Dieu qui est par essence surnaturel. La question est donc de savoir qu’elle est l’action qui plait le plus à Dieu. Comme Il ne nous parle pas souvent, sa façon de montrer son contentement est l’appel qu’il adresse aux âmes pour travailler à sa vigne. Le nombre des vocations sacerdotales et religieuses est, à mon avis, l’expression du contentement divin. En près de 50 ans, le nombre de prêtres ordonné en France, la Fille aînée de l’Eglise a été divisé par 10. Qui va offrir le Sacrifice, qui va remettre encore les péchés dans quelques années ? Le cardinal Sarah, le cardinal Burke ont été très clairs sur la responsabilité des hautes autorités de l’Eglise à transmettre parfaitement le dépôt de la Foi. Or un des moyens de cette transmission est le rite. Lex orandi, lex credendi . C’est pour cela qu’il est si important que la lex orandi, (la façon de prier) soit en parfaite harmonie avec ce dépôt de la foi que l’Eglise a été chargée de garder et transmettre. Le Cœur de la Foi, c’est la présence réelle dans le saint sacrement, ce sont les marques de respect qui entourent la consécration. J’ai voulu que les dévots au Cœur Immaculé de Marie aient cette chance de connaître en détail la façon dont l’Eglise avait enrichi progressivement le rite de la messe pour le rapprocher de celui de la Passion du Christ, pour que leur attitude pendant leur assistance à la messe soit la plus respectueuse possible. Qu’elle se rapproche de celle de Notre Dame et de St Jean au pied de la Croix. L’Eglise s’est efforcée d’être de plus en plus précise au fil des hérésies qui naissaient en son sein. Une des plus importantes a été celle de l’attaque contre la présence réelle. Pour Luther, ce n’est qu’une présence spirituelle, tant que les fidèles sont autour du célébrant et c’est la foi des fidèles qui réalise cette ‘’ impanification ’’pendant leur célébration, et qui disparaît après dispersion des assistants. Pour marquer cette différence, le rite ancien demande au prêtre d’adorer les espèces consacrées, dès la prononciation des paroles de consécration. J’ai rappelé en fin de ce commentaire un extrait de ma publication du 5 mars. (https://hozana.org/publication/46198-la-messela-consecration ) Le rite nouveau demande au prêtre de le faire seulement après les avoir présentées aux fidèles. C’est une des nombreuses ‘’petites nuances ’’ qui a fait dire au consistoire Consistoire de la Confession d'Augsbourg et de Lorraine 1973 : " II devrait être possible aujourd'hui à un protestant de reconnaître dans la célébration eucharistique catholique la cène instituée par le Seigneur. Nous tenons à l'utilisation des nouvelles prières eucharistiques dans lesquelles nous nous retrouvons’’ (Cité dans le livre de Louis Salleron sur la nouvelle messe) Ci-dessous extrait de Dom Guéranger sur la consécration. Le Prêtre tient alors l’hostie de ses deux mains, entre le pouce et l’index, il profère les paroles de la consécration à voix basse, mais distinctement et ayant les yeux sur l’hostie qu’il veut consacrer. Dès que les paroles de la consécration sont prononcées, le Prêtre fléchissant les genoux, adore la sainte Hostie. La rubrique dit statim, AUSSITÔT ; il ne doit pas mettre d’intervalle, car le pain a disparu, il n’en reste plus que les espèces, les apparences ; il a laissé la place au Seigneur, c’est le Seigneur lui-même que le Prêtre adore. S’étant relevé après l’adoration, le Prêtre élève l’Hostie au-dessus de sa tête pour la montrer au peuple, afin que celui-ci adore à son tour. En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie
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