Sainte Joséphine Bakhita (1) - Hozana

Sainte Joséphine Bakhita (1)

Aux environs de 1878, dans un village d’Afrique, au Soudan, deux fillettes (9 et 12 ans) jouent ensemble et s’éloignent un peu. Deux hommes s’approchent. L’un d’eux saisit la plus jeune, appuie un grand couteau contre elle et lui dit : « Si tu cries, tu es morte. Viens, suis-moi ! » Ils conduisent l’enfant dans un débarras sordide où elle restera un mois enfermée à clef.

- Comment t’appelles-tu ? lui demandent-ils.

Terrorisée, la petite ne peut dire son nom.

- Alors, tu t’appelleras Bakhita, ironise l’un d’eux (bakhita signifie fortunée, chanceuse).

Puis, Bakhita sera achetée et revendue cinq fois.

Pendant cinq ans, la petite est battue, fouettée, torturée et …  « Il y a des choses que seul le Seigneur a vues : on ne peut ni les dire ni les écrire. » écrira-t-elle plus tard. De tous ces mauvais traitements, son corps a gardé cent quarante-quatre cicatrices.

Malgré ce supplice, cette jeune enfant obéit rapidement aux ordres qui lui sont donnés. Jamais elle ne lèse ses maîtres, même quand elle a faim : « Je ressentais au-dedans de moi que c’était de cette manière qu’il fallait faire ».

Traumatisée, la petite Bakhita a oublié pour toujours son prénom, son nom et celui de son village. Elle se souvenait de sa famille dans laquelle elle était choyée. L’une de ses sœurs avait déjà été enlevée.

En évoquant son esclavage, Bakhita affirma : « Je n’ai jamais détesté personne. Qui sait, peut-être qu’ils ne se rendaient pas compte du mal qu’ils faisaient. »

 À suivre

Prière : Seigneur, aide-nous à lutter contre l’esclavage qui, encore aujourd’hui, existe sous de multiples formes. Ouvre-nous les yeux, Seigneur !

Que dans notre vie quotidienne, nous traitions toujours chaque enfant, chaque femme et chaque homme avec dignité.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

46 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

Marie sonia
place Saint-Paul, il y a 3 mois
Demandons a jésus de nous benir que nous puissions souffrir en silence comme cette petite fille et de ne pas en vouloir ce qui nous fais du mal .A travers sa souffrance elle as mis sa confiance en jésus et savait qu elle n était pas seul . Merci pour ce belle histoire qui nous permet de réfléchir a le notre . Que dieu nous garde tous . AMEN
Marie-Elisabeth
place Saligny, il y a 3 mois
On me demande le petit livret chaque année, "surtout tu m'en mets un de côté" car les textes sont pertinents , courts mais forts. Ils n'effraient pas par leur longueur et par le temps demandé pour les lire et les méditer. De plus c'est tout un enseignement et un rappel à l'essentiel. Il est donc précieux !... La demande s'élargit un peu plus chaque année et émerveille ceux qui ne pratiquent plus. Merci mille fois.
Françoise Marie-Antoinette
Françoise Marie-Antoinette: Ste Joséphine Bakhita, une histoire vraiment bien touchante et enseignante -Traumatisée, la petite Bakhita a oublié pour toujours son prénom, son nom et celui de son village. En évoquant son esclavage, Bakhita affirma: « Je n’ai jamais détesté personne. Qui sait, peut-être qu’ils ne se rendaient pas compte du mal qu’ils faisaient. » Ici elle éxerce la miséricorde dans son vrai sens. A son exemple tenons-nous ferme avec la ceinture à la taille afin de marcher sur les pas de ceux qui exerce l'humilité, le pardon et l'abandon et lutte pour les droits de l'homme. Amen.
Celine
place Bamako, il y a 3 mois
Amen Seigneur guide nos pas
Gilou
 il y a 3 mois
Seigneur, donnez nous la force de combattre et de dénoncer l'injustice dans le monde et dans notre pays, que cet esclavagisme moderne soit réprimandé et puni car dans une société qui se dit moderne, cela ne devrait pas exister Seigneur aidez nous à regarder autour de nous Amen