La Messe: …………………Evangile -> Credo première partie - Hozana

La Messe: …………………Evangile -> Credo première partie

	La Messe: …………………Evangile  ->  Credo première partie

      Jésus tombe pour  la première fois : Troisième station du chemin de croix de la colline des Espélugues surplombant la grotte de Massabielle à Lourdes,

       Troisième publication de l’EXPLICATION DE LA MESSE d’après les notes prises lors des différents explications données par Dom Guéranger à ses moines. Elle s’étend depuis l’Evangile jusqu’à la fin de la première partie du Credo, avec ce rappel du catéchisme que nous donne l'explication du Credo.

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ÉVANGILE

            Pendant que les différents chants que nous avons précisés précédemment, se font entendre, le Diacre va prendre le Livre des Évangiles, et vient le déposer sur l’autel, parce que l’autel représentant Notre Seigneur, il marque ainsi l’identité qui existe entre le Verbe de Dieu qui se fait entendre dans l’Évangile et Notre Seigneur. Le Prêtre n’encense pas le Livre, mais du moins il a béni l’encens, chose que le Diacre n’a pas le droit de faire. L’encens étant béni, le Diacre à genoux sur la plus haute marche de l’autel dit la prière Munda cor meum dans laquelle il demande à Dieu que son cœur et ses lèvres soient purifiés, afin qu’il puisse annoncer dignement le saint Évangile. Il fait allusion, dans cette prière, au charbon de feu avec lequel un Séraphin toucha les lèvres du prophète Isaïe pour le purifier et le rendre digne d’annoncer les choses qui lui étaient inspirées par le Saint-Esprit (Is 6, 5-7). Cette prière se dit également à la Messe basse par le Prêtre. – Après la prière le Diacre va prendre le Livre sur l’autel, et s’agenouillant devant le Prêtre, il demande la bénédiction parce qu’il va lire : Jube, Domnebenedicere, comme s’il disait : Veuillez me bénir. A la Messe basse, le Prêtre demande la bénédiction à Dieu et dit : Jube, Domine, benedicere… puis il se répond par les paroles de la bénédiction, avec les changements nécessaires pour se les appliquer à lui-même. – Le Diacre, après avoir reçu la bénédiction, baise la main du Prêtre qui doit l’avoir placée sur le Livre des Évangiles ; il semble ainsi le donner au Diacre, le chargeant de lire en son nom.

          Et cum spiritu tuo. Alors le Diacre prend le titre de ce qu’il va lire et l’annonce au peuple par ces mots : Initium ou Sequentia sancti Evangelii ; faisant le signe de la Croix sur le Livre, à l’endroit où commence le passage de l’Évangile ; puis il se signe lui-même sur le front, sur la bouche et sur la poitrine, demandant par la Croix, principe de toute grâce, qu’il ait toujours l’Évangile dans le cœur et sur les lèvres, et que son front n’en rougisse jamais. – II prend l’encensoir, encense le Livre par trois fois, pendant que le peuple répond à l’annonce de la Bonne Nouvelle, en rendant gloire au Seigneur Jésus-Christ dont la parole va se faire entendre : Gloria tibi ; Domine.

                      Enfin il est temps de chanter le saint Évangile. Pour cela, le Diacre joint les mains et ne les appuie pas sur le Livre, ne se permettant pas une telle familiarité à l’égard de ce qui renferme l’expression de la parole éternelle. La lecture étant achevée, le Sous-Diacre prend le Livre ouvert et le porte au Célébrant qui dit en baisant le commencement de l’Évangile : Per evangelica dicta deleantur nostra delicta, que par les paroles évangéliques nos péchés soient effacés. Nous trouvons dans cette formule, que l’on emploie quelquefois comme bénédiction à Matines, une sorte de rime qui dénote une origine moyen-âge. Cependant le Diacre se retourne aussitôt vers le Prêtre, au nom duquel il a chanté l’Évangile, et prenant l’encensoir, il l’encense de trois coups. Le Prêtre seul en ce moment reçoit cet honneur.

            Le Prêtre, qui dit la Messe sans être assisté de ses ministres, doit tourner le Livre lorsqu’il lit l’Évangile, de manière à ce qu’il se trouve placé un peu du côté du Nord ; le Diacre est, du reste, tourné vers ce point lorsqu’il chante, parce que, selon la parole du prophète Jérémie (1, 14) : Ab aquilone pandetur malum super omnes habitatores terrae, de l’aquilon le mal se répandra sur tous les habitants de la terre. C’est pour la même raison qu’au baptême des adultes, on place le catéchumène de façon à ce qu’il ait le visage tourné vers le Nord, lorsqu’il doit renoncer à Satan. Autrefois, il y avait, dans les grandes églises, deux ambons ou espèces de chaires assez élevées : l’un pour l’Épître et l’autre pour l’Évangile ; aujourd’hui nous n’en voyons plus guère qu’à l’église Saint Clément, à Rome, et à Saint-Laurent hors les murs. Et ils  existaient aussi à Saint-Paul jusqu’à l’époque de sa restauration. C’est à l’ambon que l’on plaçait le cierge pascal, pendant les quarante jours qui se terminent à l’Ascension.

            Nous devons remarquer, à propos de l’Évangile, la différence que met la sainte Église dans la manière de l’annoncer. Pour l’Épître elle fait dire simplement quel est le passage qu’on va lire, tandis qu’elle fait toujours précéder l’Évangile du Dominus vobiscum. Dans l’Épître, en effet, ce n’est que le serviteur qui parle ; ici, au contraire, c’est la parole du Maître que l’on entend, il est utile de réveiller l’attention des fidèles. – Ce n’est qu’à la fin de l’Évangile lu par le Prêtre que l’on répond : Laus tibiChriste, parce qu’autrefois le Célébrant ne lisant rien de ce qui était chanté, écoutait simplement l’Évangile. – Aux Messes des Morts, le Diacre ne demande pas la bénédiction du Prêtre avant l’Évangile. Comme cette cérémonie est toute d’honneur, on s’en abstient en signe de deuil et de tristesse. On ne porte pas non plus les flambeaux à l’ambon, et le Prêtre ne baise pas le Livre au retour du Diacre. De même celui-ci ne baise pas la main du Prêtre après avoir pris le Livre sur l’autel.

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CREDO

            A la lecture de l’Évangile succède le Credo. Le but que l’on se propose par cette récitation du Credo est d’amener les fidèles à confesser la foi ; et comme leur foi est basée sur le saint Évangile, le Credo suit immédiatement la lecture de la parole sacrée. Il est convenable de faire prononcer par les fidèles cette profession de foi contre les hérésies.

            Le Credo doit se dire, outre les Dimanches, aux fêtes des Apôtres qui ont prêché la foi ; aux fêtes des Docteurs qui l’ont défendue ; à celle de sainte Madeleine qui la première ayant cru à la Résurrection, l’a annoncée aux Apôtres et fut ainsi l’Apôtre des Apôtres ; aux fêtes des saints Anges, parce qu’il est question d’eux lorsqu’il est dit factorem caeli et terrae, visibilium omnium et invisibilium ; (Créateur du ciel et de la terre, de toute chose visible et invisible) aux fêtes de la Sainte Vierge, le Symbole parlant également de Notre Dame (on ne le dit pas toutefois aux Messes votives). On le dit encore à la fête de la Dédicace d’une église et aux fêtes patronales, parce qu’on suppose qu’il y a dans ce jour le concours du peuple ; c’est ce qui fait qu’en la fête de saint Jean-Baptiste, il est dit quand la fête arrive le Dimanche, car autrement on ne le dit pas, parce que saint Jean est venu avant la consommation des mystères et qu’il n’est nullement question de lui dans le Symbole. On dit encore le Credo, à cause du concours du peuple, lorsqu’une église possède une relique insigne du Saint dont on fait la fête.

            Le Symbole que la sainte Église emploie à la sainte Messe, n’est pas le Symbole des Apôtres, c’est celui de Nicée ; et si l’on veut parler régulièrement, on doit l’appeler le Symbole de Nicée et de Constantinople, parce que tout l’article du Saint-Esprit y fut ajouté contre Macédonius dans le premier concile de Constantinople.

            Jusqu’au 11e siècle, le Credo n’était pas récité ainsi publiquement dans l’Église romaine. Saint Henri, Empereur d’Allemagne, étant venu à Rome, fut surpris de ne pas y entendre le Credo. II en parla au pape Benoît VIII, qui occupait alors la Chaire de saint Pierre, et ce Pontife lui répondit que l’Église romaine marquait ainsi la pureté de sa foi, puisqu’elle n’avait pas besoin de rejeter l’erreur qui n’était pas dans son sein. Cependant bientôt après la remarque du saint Empereur, il fut décidé que le Credo se dirait à la Messe, les jours de Dimanche, dans l’Église romaine, afin que cette confession de foi fût encore relevée, en étant promulguée de la Chaire même de saint Pierre.

            Le Symbole de Nicée est plus long que celui des Apôtres qui contient également toutes les vérités de la foi ; mais les hérésies étant venues successivement, il fut nécessaire de donner des développements à chacun des articles que l’on attaquait, et c’est ainsi que l’on put couper court aux diverses erreurs, à mesure qu’elles paraissaient. Ce Symbole renferme tout ce que nous devons croire, parce que nous disons : Credo Ecclesiam ; croyant tout ce que croit la sainte Église, nous possédons tout ce qu’elle a adopté, tout ce qui a été déclaré comme vérité à croire dans les conciles de Nicée et de Constantinople et dans toute la suite.

Voici donc comment débute ce Symbole :.

            Credo in unum Deum. (Je crois en seul Dieu) Remarquons la différence. Les Apôtres n’ont pas mis ce mot ‘’unum’’ ; ils ne l’ont pas jugé nécessaire à leur époque. Ce fut au concile de Nicée que l’Église crut à propos de l’ajouter, afin de maintenir l’affirmation de l’unité divine à côté de la profession expresse de la trinité des personnes, dirigée contre les Ariens. Mais pourquoi disons-nous :

            Credo in Deum ? Quelle est ici l’utilité de cette préposition in ? Elle est d’une très grande importance, et cela se comprend facilement. La foi n’est autre chose qu’un mouvement de notre âme vers Dieu ; la foi, unie à la charité, la foi vivante que l’Église a placée au cœur de ses enfants, tend de sa nature vers Dieu, monte et s’élève à lui, Credo in Deum.

            Il y a deux manières de connaître Dieu. Un homme qui voit toutes les choses dont l’univers se compose : la terre avec ses productions sans nombre ; le firmament enrichi de ses astres, au milieu desquels le soleil brille d’un éclat si magnifique, et dont toutes les révolutions s’opèrent d’une manière si admirable ; cet homme, dis-je, à la vue de tant de merveilles disposées avec tant d’ordre et de perfection, ne peut s’empêcher de reconnaître que quelqu’un a fait tout cela ; c’est ce qui s’appelle une vérité rationnelle. S’il ne le concluait pas, il ne ferait pas preuve d’intelligence et s’égalerait aux bêtes auxquelles il n’est pas donné de comprendre, puisqu’elles sont privées de raison. Telle est donc la manière de connaître Dieu par la raison ; on voit la création et on conclut que c’est l’œuvre même de Dieu. – Mais lorsque nous disons : connaître Dieu en tant que Père, Fils et Saint-Esprit, il faut assurément, pour cela, que Dieu nous l’ait dit, et que nous croyions à sa parole par la foi ; c’est-à-dire par cette disposition qui nous est donnée surnaturellement de croire ce que Dieu a dit, de nous rendre à sa parole. Dieu me révèle telle chose par son Église ; aussitôt je sors de moi-même, je m’élance en lui et je reconnais comme vérité ce qu’il daigne me révéler. Et c’est ainsi que nous confessons notre Dieu : Credo in unum Deum, Patrem omnipotentem. (Le père tout-puissant)

            Factorem coeli et terrae, visibilium omnium et invisibilium. Dieu a fait le ciel et la terre, toutes les choses visibles et invisibles. Il en coûtait aux Gnostiques d’attribuer à Dieu la création de la matière et des êtres visibles ; ils furent condamnés par cette décision du concile de Nicée, qui tint à préciser que toutes les choses visibles et invisibles, visibilium et invisibilium, étaient l’œuvre de Dieu. L’on rend par là hommage au Dieu éternel, comme étant tout puissant, et ayant créé par cette toute-puissance toutes les choses visibles et invisibles. Par là, on fait aussi profession de foi à la création des Anges.

            Et in unum Dominum Jesum Christum, filium Dei unigenitum. Ici encore l’Église nous fait dire : Je crois en un Seigneur. Ce mot ‘’unum’’ est essentiel ; ce n’est pas en deux Fils que nous croyons, mais en un seul ; ce n’est pas en un homme et en un Dieu séparés, et formant deux personnes différentes ; non, c’est la même personne, celle du Fils unique de Dieu. Mais pourquoi l’appelons-nous Seigneur d’une manière si spéciale ? Nous ne l’avons pas dit en parlant du Père. Nous donnons ce titre à Jésus-Christ, parce que nous sommes à lui deux fois. Nous sommes à lui d’abord, parce qu’il nous a créés avec le Père qui a fait toutes choses par son Verbe ; de plus nous sommes à lui, parce qu’il nous a rachetés par son sang, et nous a arrachés au démon ; nous sommes son achat, son bien, sa possession ; il nous possède donc à un autre titre que celui de créateur ; et son amour pour les âmes va jusqu’à vouloir les posséder à titre d’Époux. – Un Fils en Dieu, voilà bien un exemple de la connaissance de Dieu différente de la connaissance rationnelle, dont nous parlions tout à l’heure. La raison, à elle seule, ne pourrait nous apprendre qu’il y a en Dieu un Père et un Fils ; il faut, pour le savoir,- ou être au Ciel, ou que cela nous soit révélé dans l’Ecriture ou la Tradition. De même que nous croyons en un seul Dieu Père et non en deux, de même nous croyons en un seul Fils : et in unum Dominum Jesum Christum, Filium Dei unigenitum.

            Et ex Patre natum, ante omnia saecula, né du Père avant tous les siècles. Les siècles n’ont commencé que lorsque Dieu eut fait sortir de ses mains l’œuvre de la création ; pour qu’il y eût des siècles, il fallait que le temps existât, et pour qu’il y eût le temps, il fallait des êtres créés. Or, avant tous les siècles, avant que rien ne fût sorti du néant, le Fils de Dieu était sorti du Père, ainsi que nous le confessons par ces paroles : Ex Patre natum ante omnia saecula. Deum de Deo, lumen de lumineDeum verum de Deo vero. Le monde créé procède de Dieu, puisqu’il est son ouvrage ; mais il n’est pas Dieu pour cela. Le Fils de Dieu au contraire, sortant du Père est Dieu comme lui, parce qu’il est engendré de lui : en sorte que tout ce qu’on dit du Père convient au Fils, sauf qu’il n’est pas le Père ; mais il est toujours la même substance, la même essence divine.

            Cependant, comment le Fils peut-il être la même substance que le Père, sans que cette substance en soit épuisée ? Saint Athanase, parlant à ce sujet, nous donne la comparaison suivante, qui, bien que matérielle, nous fait saisir un peu cette vérité. De même, dit-il, qu’un flambeau, prenant sa lumière à un autre de même substance, ne diminue en rien celui auquel il a été allumé, de même le Fils de Dieu, prenant substance du Père, ne diminue en rien cette substance divine qu’il partage avec lui ; car il est vraiment Dieu de Dieu, Lumière de Lumière, vrai Dieu de vrai Dieu.

            Genitum non factum. Engendré, non fait. Nous autres créatures humaines, nous avons été faits, nous sommes tous l’ouvrage de Dieu, sans en excepter la Sainte Vierge et les Anges. Pour le Verbe, Fils de Dieu, il n’en est pas ainsi : il est engendré, non fait ; sorti du Père, mais non son ouvrage. Il a même substance, même essence, même nature que le Père. En Dieu, nous devons faire la distinction des personnes, mais nous devons aussi considérer toujours la même substance divine, tant pour le Père et le Fils que pour le Saint-Esprit : Idem quoad substantiam. Et Notre Seigneur nous dit lui-même : Ego et Pater, unum sumus ; ils sont une même chose, mais les Personnes sont distinctes ; Père, Fils et Saint-Esprit, ce sont les trois termes qui servent à les désigner. II est donc bien important ce grand mot du concile de Nicée : Consubstantialem Patri, Consubstantiel au Père. Oui, le Fils est engendré par le Père, il a la même substance ; c’est la même essence divine. Per quem omnia facta sunt, par lequel toutes choses ont été faites. II est dit au commencement du Symbole que Dieu a fait le ciel et la terre, toutes les créatures visibles et invisibles ; et ici l’on nous dit, en parlant du Verbe, Fils de Dieu, que toutes choses ont été faites par lui. Comment donc faire cadrer tout cela ? On le comprend facilement par la comparaison de notre âme. Trois facultés différentes sont mises en elle pour l’accomplissement de ses différents facultés: la puissance, l’intelligence et la volonté. Ces trois facultés sont nécessaires pour que l’acte soit fait. Par la puissance l’âme agit, mais son action suppose connaissance et volonté. De même Dieu le Père tout-puissant a fait toutes choses dans sa puissance ; il a tout fait avec intelligence par son Fils ; enfin il y a mis sa volonté par le Saint-Esprit, et ainsi l’acte s’est trouvé accompli. Il est donc bien juste que nous disions en parlant du Fils : per quem omnia facta sunt.(Par qui tout a été fait)

            Qui propter nos homines, et propter nostram salutem descendit de coelis. Après nous avoir montré le Verbe faisant de si grandes choses, l’Église ajoute qu’il est venu sur la terre pour nous, hommes pécheurs. Et non-seulement il est venu pour l’homme, mais il y est venu encore pour réparer le péché de l’homme, et pour l’arracher au malheur éternel ; en un mot, pour opérer notre salut : et propter nostram salutem. Oui à cause de cela, il est descendu des cieux : descendit de coelis. Il n’a pas néanmoins quitté le Père et le Saint-Esprit, il n’a pas été privé pour cela de la béatitude de la divinité, mais il s’est uni à l’homme, et il a subi dans cet homme tout ce que l’homme pouvait subir, hormis le péché ; il est descendu des cieux pour être dans une créature, vivant au milieu de nous, marchant avec nous, se conformant en toutes choses aux exigences de la nature humaine.

            Et :incarnatus est de Spiritu Sancto. Le Verbe s’est incarné, il s’est fait chair par l’opération du Saint-Esprit. Dieu a fait toutes choses, et nous avons compris comment il les a faites par les trois Personnes. Dans le mystère de l’Incarnation, les trois Personnes divines ont aussi leur action. Le Père envoie son Fils, le Fils vient sur la terre, et le Saint-Esprit préside à ce sublime mystère.

            Ex Maria Virgine. Remarquons bien ces mots : ex Maria. Marie lui a fourni la substance de son être humain, substance qui lui était propre et personnelle ; si bien qu’elle a pris d’elle-même pour donner au Fils de Dieu, devenu par là même son Fils. Combien il a fallu que Marie fût pure pour être trouvée digne de fournir au Fils de Dieu la substance de son être humain ! Le Verbe n’a pas voulu s’unir à une créature humaine tirée immédiatement du néant comme le premier homme, mais bien être de la race d’Adam. Pour cela il s’est incarné dans le sein de Marie, ce qui le faisait fils d’Adam ; il n’est pas seulement descendu en Marie, mais il a pris de Marie, ex Maria : il est de sa substance même.

            Et homo factus est. Et il s’est fait homme. Le Verbe de Dieu n’a pas pris seulement la ressemblance de l’homme, mais il s’est fait homme véritablement. Dans ces paroles sublimes, nous voyons la divinité elle-même épousant l’humanité. – La génuflexion est faite en cet endroit comme une marque d’honneur donnée au mystère de l’Incarnation.

             Sachons profiter de cette explication du credo par Dom Guéranger,   particulièrement sur la nature de la Foi ou il nous rappelle que la foi  est d’ordre surnaturel.  Cette, nous l’avons reçu au baptême : Que demandez-vous à l’Eglise de Dieu ? demande le prêtre au futur baptisé : Réponse : La foi. Que vous donne la foi, continue le prêtre ? : La vie éternelle !  

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

24 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

Utilisateur effacé
Utilisateur effacé  il y a 24 jours
Bonjour, Le message de Fatima est reconnu et accueilli de toute l’Eglise et non seulement de votre Eglise de forme extraordinaire. Quand votre communauté concernait le message de Notre Dame à Fatima, elle m’intéressait plus, comme beaucoup d’autres d’ailleurs. Mais dès lors où vous avez commencé à imposer la messe extraordinaire aux autres, avec un ton d’accusation et de critique, alors, je suis navrée, elle ne me cause que frustration et douleur au cœur ; et je suis sûre que Notre Dame est la première à avoir cette douleur dans son Cœur Immaculé. Le message de Fatima contient dans sa troisième partie la conversion de la Russie mais jamais la conversion des orthodoxes en catholiques. Nous le savons, Marie a dit le contenu caché de cette troisième partie ailleurs, à Akita par exemple, et même à Amsterdam (Notre Dame de tous les peuples, ce message que j’appelle tout le monde à l’approfondir et se l’approprier), en cohérence avec les apparitions de la rue Du Bac. Pensez-vous que Notre Sainte et Immaculée Mère Marie, qui est Notre Mère avant tout, chercherait-elle à cette confusion entre les chrétiens, orthodoxes contre catholiques ? N’est-ce pas des illusions que vous faites, et des propos dangereux que vous diffusez ? Si vous cherchez à comprendre le message de Notre Dame à Ida Peederman (1945 – 1959) où elle s’est présentée comme « Notre Dame de tous les peuples », vous saisis serez que vous êtes dans l’erreur et même dans l’hérésie, semant les divisions et le malaise rien qu’à vous lire. La prière de Notre Dame de tous les peuples : « Seigneur Jésus Christ Fils du Père, envoie à présent ton Esprit sur la terre ; que l’Esprit Saint habite dans les cœurs de tous les peuples, afin qu’ils soient préservés de la corruption, les calamités et la guerre ; et que Notre Dame de tous les peuples, la Très Sainte et Immaculée Vierge marie soit Notre Avocate. Amen. Le jugement où vous plongez beaucoup et que vous utilisez est dangereux ; et ce n’est pas ainsi que vous pouvez influencer les autres ; les personnes qui sont plus ou moins intéressées par la forme extraordinaire sont peu nombreux et manquent d’ouverture : c’est l’enfermement que vous cherchez et non l’ouverture à laquelle Jésus nous a appelé : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » (Mt 28, 19 – 20) Jésus nous a recommandé de suivre et obéir au Pape, quoi que soient les accusations qui le bombardent de partout, et non se séparer de lui et de l’Eglise qu’il a fondée lui-même sur le Roc qu’est lui-même. Aujourd’hui, des soit disant Eglises fondées partout, des séparés de l’Eglise Catholique, des propos et des doctrines naissants presque chaque jour ; et le plus scandaleux c’est que l’Eglise Catholique est divisée en elle-même en extraordinaire et ordinaire, rites et je ne sais pas quoi d’autres : c’est vraiment sinistre, loin du fond, de la vérité, de l’unité, du message du Christ. On est vraiment perdu et déboussolé : est-cela ce que Jésus attend de nous ? Voici ce que Jésus a dit à son Père : Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean Chapitre 17 01 Ainsi parla Jésus. Puis il leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. 02 Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. 03 Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. 04 Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire. 05 Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe. 06 J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole. 07 Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi, 08 car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé. 09 Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. 10 Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux. 11 Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. Père saint, garde-les unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné, pour qu’ils soient un, comme nous-mêmes. 12 Quand j’étais avec eux, je les gardais unis dans ton nom, le nom que tu m’as donné. J’ai veillé sur eux, et aucun ne s’est perdu, sauf celui qui s’en va à sa perte de sorte que l’Écriture soit accomplie. 13 Et maintenant que je viens à toi, je parle ainsi, dans le monde, pour qu’ils aient en eux ma joie, et qu’ils en soient comblés. 14 Moi, je leur ai donné ta parole, et le monde les a pris en haine parce qu’ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi je n’appartiens pas au monde. 15 Je ne prie pas pour que tu les retires du monde, mais pour que tu les gardes du Mauvais. 16 Ils n’appartiennent pas au monde, de même que moi, je n’appartiens pas au monde. 17 Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est vérité. 18 De même que tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi, je les ai envoyés dans le monde. 19 Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient, eux aussi, sanctifiés dans la vérité. 20 Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. 21 Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. 22 Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN : 23 moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. 24 Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. 25 Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé. 26 Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. » Aussi, toujours la Parole de Jésus : « Ainsi devait s’accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe : Voici mon serviteur que j’ai choisi, mon bien-aimé en qui je trouve mon bonheur. Je ferai reposer sur lui mon Esprit, aux nations il fera connaître le jugement. Il ne cherchera pas querelle, il ne criera pas, on n’entendra pas sa voix sur les places publiques. Il n’écrasera pas le roseau froissé, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, jusqu’à ce qu’il ait fait triompher le jugement. Les nations mettront en son nom leur espérance. » (Mt 12, 17 - 21) Ce n’est pas la douceur mais la perturbation que vous semez, pensant que vous ouvrez les yeux sur quelque chose. Le christianisme pour vous commence par le message de Fatima (mal compris), les doctrines des papes précédents et le rejet cathégorique du Vatican II ; or regardez où est arrivé le monde aujourd’hui, à cause des pharisiens et les sadducéens de nos jours ! Où est l’unité des chrétiens ? Si on accuse tout le monde comme quoi ils ne sont pas des vrais chrétiens et qu’on est les seuls vrais chrétiens, alors mon cœur est déchiré en mille morceaux. L’Eglise Catholique est en train de trembler de fragilité et elle ne tardera pas à s’ébranler ; et quoi ? On se sépare du Pape car il est hérétique et ne persuade pas, au lieu de se souder les coudes pour maintenir notre unité. Jésus nous dit : « Connaissant leurs pensées, Jésus leur dit : « Tout royaume divisé contre lui-même devient un désert ; toute ville ou maison divisée contre elle-même sera incapable de tenir. (Mt 12, 25) Nous sommes tous enfants de Dieu et j’ai le devoir et la responsabilité de ramener mon frère égaré et trouver la brebis perdue et non l’invese ; je ne peux pas dire que mon frère n’est pas comme moi alors je l’abandonne, le rejette et le critique. « Je vous le dis : toute parole creuse que prononceront les hommes, ils devront en rendre compte au jour du Jugement. D’après tes paroles, en effet, tu seras reconnu juste ; d’après tes paroles tu seras condamné. » (Mt12, 36 - 37) La Très Sainte Vierge marie vient dans tous les coins de la terre non pour séparer et diviser mais pour rassembler sous son manteau tous ses enfants, et heureusement d’ailleurs, sinon j’aurais moi-même rejeté la foi. « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. » (Mt 12, 30) Au sujet du Pape François, ce n’est pas un sentiment mais une conviction, une obéissance et une appartenance. Le Pape n’est pas l’homme seul mais le Pontife responsable de l’Eglise dans le monde entier, donc ce n’est pas l’homme « individuel » appelé François qui œuvre pour l’Eglise mais le Pontife, le Saint Père qui se laisse mouvoir par l’Esprit Saint selon les besoins de notre temps ; il ne peut pas nous accompagner avec les propos des temps précédents ; il est bienveillant quoique attaqué de partout ; mais gardez confiance : il est le premier protégé de Notre Dame. Si vous ne voulez pas voir cela, alors ce serait de l’orgueil venant de quelque part bien sombre. Même Sainte Jacinthe a demandé de prier pour le Pape dans la prière que je m’approprie pleinement et non en partie : « Ô mon Jésus, c’est par amour pour vous, pour la conversion des pécheurs, en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de marie et le Saint Père. » Que m’en dites-vous ? N’est-ce pas Marie elle-même qui a appris cette prière aux trois enfants de Fatima ? « C’est sur cette pierre que je bâtirai mon Eglise, en l’appelant Képhas, Pierre. Jésus a demandé à Pierre d’affermir ses frères. » Affermir les frères : est-cela ce que vous faites ? Saint Paul, lorsqu’il dit : « Proclame la Parole, insiste à temps et à contretemps, reprends, menace, exhorte, toujours avec patience et souci d'enseigner. » Est-ce que c’est la Parole que vous proclamez ou vos propres propos ? Je ne vois aucune référence à l’Evangile dans vos publications, mais plutôt les doctrines et les documents archivés et Dom Guéranger : cela ne contient pas la charité comme vous le suggérez mais plutôt vous compliquez les choses. Est-ce une loi ou une discipline que d’écouter et de lire Dom Guéranger ? « Si vous aviez compris ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. » (Mt 12, 7) « Puis, étendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Car celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. » (Mt 12, 49 - 50) Vous refusez la responsabilité du Pape ou même les derniers papes directement ou indirectement, de manière subtile ou en accusant, n’est-ce pas comme ou même pire que les protestants, les évangélistes et d’autres ? Réveillons-nous : les temps sont en train de passer.
Philippe
Philippe place Le Blanc, il y a 24 jours
Bonjour Rita C’est volontairement que j’ai dissocié les propos de Dom Guéranger de la suite habituelle de mes publications, de façon à bien montrer que ces propos pouvaient ne pas intéresser tous les priants inscrits. J’ai bien précisé que ces explications permettraient à certains une plus grande ferveur en assistant à la messe. C’est cette connaissances qu’ont eu les 80 séminaristes de la région parisienne il y a bientôt 1 an et que j’ai voulu faire partager. Ils ont demandé ces explications à l’unanimité ! Notre Dame ne cherche pas la confusion, Elle cherche l’unité dans la foi dont l’Eglise est la gardienne. C’est à cette foi que Notre Dame veut rallier tous les chrétiens. Le 14 mai 1982, au cours d’un entretien en présence de Mgr Hnilica, sœur Lucie précisa que Dieu voulait « la consécration de la Russie et uniquement de la Russie, sans aucune adjonction », car « la Russie est un immense territoire bien circonscrit, et sa conversion se remarquera, apportant ainsi la preuve de ce qu’on peut obtenir par la consécration au Cœur Immaculé de Marie ». Après la consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie faite par Pie XII le 31 octobre 1942, voici comment le Ciel a apprécié cet acte : Le 28 février 1943, sœur Lucie écrivit à l’évêque de Gurza : « Le Bon Dieu m’a déjà montré son contentement de l’acte bien qu’incomplet selon son désir, réalisé par le Saint-Père et par plusieurs évêques. Il promet, en retour, de mettre fin bientôt à la guerre. La conversion de la Russie n’est pas pour maintenant ». Si Dieu a parlé de la conversion de la Russie, de qu’elle conversion s’agit-il alors ? si ce n’est des ''orthodoxes'' qui deviendraient des ‘’catholiques’’ ? honorant de nouveau Notre Dame dans ses privilèges qu’ils ne reconnaissent pas encore. (Cf les 5 types d'offenses) Vous êtes attristée de la division de l’Eglise en elle-même, et vous dites que j’attise ces divisions. Ces 2 formes ont été voulues par 2 papes et vous me reprochez d’avoir une préférence pour une des 2 formes parce que je me conforme aux propos du cardinal Pie qui a demandé de faire connaître ce qu’a dit Dom Guéranger. Est-ce diviser des catholiques que de suivre les conseils d’un cardinal qui a toujours pris la défense de la papauté, particulièrement lors du concile qui a défini le coté infaillible du pape dans des conditions bien définies ? La messe est une longue série d’action d’attitudes et de paroles. Les expliquer une à une prend du temps. Vous interprétez le fait de publier ces propos sur la messe comme une critique des publications récentes des papes et vous m’en faites publiquement le reproche !!! Que ceux qui y trouvent une nourriture pour leur âme louent le seigneur de le leur avoir fait découvrir par le chemin du Cœur Immaculé de Marie ! Pour les autres, qu’ils suppriment le message de cette communauté lorsqu’il leur arrive avec une image du chemin de croix de Lourdes. C’est un peu comme les prières à la sainte Vierge ; Chacun la prie suivant ce qui lui apparaît comme lui plaisant le plus. Chacun mettant en valeur un élément ou un autre. Dom Guéranger rappel beaucoup d’éléments qu’il a appris dans les cours qu’il a suivis ou par ses méditations personnelles. Ceux de la communauté qui ne veulent pas les entendre ne sont pas obligés de les lire. Le christianisme n’a pas commencé à Fatima. Notre Dame y a simplement rappelé des vérités doctrinales et a donné un moyen supplémentaire pour faire son salut. La dévotion à son Cœur Immaculé. Puisse cette dévotion être encouragée dans toutes les paroisses de France et du monde. En union de prière dans le Cœur immaculé de Marie
Marie-Thérèse
Marie-Thérèse place Quincy-Voisins, il y a 24 jours
En union de prières - Amen -E
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Utilisateur effacé  il y a 24 jours
Cette semaine est la semaine pour l'unité des chrétiens. Ecoutons le Pape nous en parler en 2014 et découvrons ou retrouvons le désir que naisse cette unité au sein de l'Eglise du Christ. Célébration des vêpres en la Solennité de la conversion de St Paul apôtre Basilique Saint-Paul-hors-les-Murs Samedi 25 janvier 2014 « Le Christ, est-il divisé ? » (1 Co 1, 13). Le vigoureux rappel que saint Paul place au début de sa Première lettre aux Corinthiens. L’Apôtre a appris avec grande tristesse que les chrétiens de Corinthe sont divisés en plusieurs factions. Il y a celui qui affirme : “Moi, je suis à Paul”; un autre dit : “ Et moi, à Apollos” ; un autre : “Et moi, à Céphas” ; et à la fin il y a aussi celui qui soutient : “Et moi, au Christ” (cf. v. 12). Pas même ceux qui entendent se référer au Christ ne peuvent être loués par Paul, parce qu’ils utilisent le nom de l’unique Sauveur pour prendre leurs distances avec d’autres frères à l’intérieur de la communauté. Autrement dit, l’expérience particulière de chacun, la référence à quelques personnes significatives de la communauté, deviennent la norme du jugement de la foi des autres. Dans cette situation de division, Paul exhorte les chrétiens de Corinthe, « par le nom de notre Seigneur Jésus Christ », à être tous unanimes dans la façon de parler, pour qu’entre eux il n’y ait pas de divisions, mais une parfaite union d’esprit et de sentiments (cf.v. 10). La communion que l’Apôtre invoque, cependant, ne peut être le fruit de stratégies humaines. La parfaite union entre les frères, en effet, est possible seulement en référence à la pensée et aux sentiments du Christ (cf. Ph 2, 5). Le Christ, qui ne peut être divisé, veut nous attirer à lui, vers les sentiments de son cœur, vers son abandon total et confiant dans les mains du Père, vers son dépouillement radical par amour de l’humanité. Lui seul peut être le principe, la cause, le moteur de notre unité. Tandis que nous nous trouvons en sa présence, devenons encore plus conscients que nous ne pouvons pas considérer les divisions dans l’Église comme un phénomène comme naturel, inévitable dans toute forme de vie associative. Nos divisions blessent son Corps, blessent le témoignage que nous sommes appelés à lui rendre dans le monde. Le Décret de Vatican II sur l’œcuménisme, rappelant le texte de saint Paul que nous avons médité, affirme de façon significative : « Une Église une et unique a été fondée par le Christ Seigneur, et pourtant plusieurs communions chrétiennes se présentent aux hommes comme représentant le véritable héritage de Jésus-Christ ; certes, tous confessent qu’ils sont les disciples du Seigneur, mais ils ont des opinions différentes et suivent des chemins différents, comme si le Christ lui-même était divisé ». Et puis, il ajoute : « Assurément, une telle division contredit ouvertement la volonté du Christ, et est un sujet de scandale pour le monde et une source de préjudices pour la très sainte cause de la prédication de l’Évangile à toute créature » (Unitatis redintegratio, 1). Nous tous nous avons subi des préjudices par les divisions. Nous tous nous ne voulons pas devenir un sujet de scandale. Et pour cela nous tous nous cheminons ensemble, fraternellement, sur la route vers l’unité, unis aussi en marchant, cette unité qui vient de l’Esprit Saint et qui nous apporte une singularité spéciale, que seulement l’Esprit Saint peut faire : la diversité réconciliée. Le Seigneur nous attend tous, il nous accompagne tous, il est avec nous tous sur ce chemin de l’unité. Le Christ ne peut être divisé! Cette certitude doit nous encourager et nous soutenir à poursuivre avec humilité et avec confiance le chemin vers le rétablissement de la pleine unité visible entre tous les croyants dans le Christ. J’aime penser en ce moment à l’œuvre de deux grands Papes : le bienheureux Jean XXIII et le bienheureux Jean-Paul II. Pour tous les deux, au cours de leur vie, a mûri la conscience de l’urgence de la cause de l’unité et, une fois élus Évêques de Rome, ils ont guidé avec détermination le troupeau catholique tout entier sur les routes de l’œcuménisme : le Pape Jean en ouvrant des voies nouvelles et auparavant presqu’impensables, le Pape Jean-Paul en proposant le dialogue œcuménique comme dimension ordinaire et incontournable de la vie de chaque Église particulière. Je leur associe aussi le Pape Paul VI, autre grand protagoniste du dialogue, dont nous rappelions justement en ces jours le cinquantième anniversaire de l’accolade historique avec le Patriarche Athénagoras de Constantinople. L’œuvre des papes prédécesseurs a fait en sorte que la dimension du dialogue œcuménique est devenue un aspect essentiel du ministère de l’Évêque de Rome, si bien qu’aujourd’hui, on ne comprendrait pas pleinement le service pétrinien sans y inclure cette ouverture au dialogue avec tous les croyants dans le Christ. Nous pouvons dire aussi que le chemin œcuménique a permis d’approfondir la compréhension du ministère du Successeur de Pierre, et nous devons avoir confiance qu’il continuera d’agir dans ce sens aussi à l’avenir. Alors que nous regardons avec gratitude les pas que le Seigneur a permis d’accomplir, et sans nous cacher les difficultés que le dialogue œcuménique traverse aujourd’hui, nous demandons de pouvoir être tous revêtus des sentiments du Christ, pour pouvoir marcher vers l’unité voulue par lui. Et marcher ensemble c’est déjà faire unité ! L’unité ne viendra pas comme un miracle à la fin : l’unité vient dans le cheminement, c’est l’Esprit Saint qui la fait dans le cheminement. Si nous, nous ne marchons pas ensemble, si nous ne prions pas les uns pour les autres, si nous ne collaborons pas dans beaucoup de choses que nous pouvons faire ensemble dans ce monde pour le Peuple de Dieu, l’unité de viendra pas ! Elle se fait dans ce cheminement, à chaque pas, et nous ne la faisons pas nous : c’est l’Esprit Saint qui la fait, qui voit notre bonne volonté. Prions le Seigneur Jésus, qui nous a rendus membres vivants de son Corps, afin qu’il nous maintienne profondément unis à lui, qu’il nous aide à dépasser nos conflits, nos divisions, nos égoïsmes ; et rappelons-nous que l’unité est toujours supérieure au conflit! Et qu’il nous aide à être unis les uns aux autres dans une unique force, celle de l’amour, que l’Esprit Saint répand dans nos cœurs (cf. Rm 5, 5). Amen.
Marie-Anne
Marie-Anne place Pays de la Loire, il y a 24 jours
"L’unité ne viendra pas comme un miracle à la fin : l’unité vient dans le cheminement, c’est l’Esprit Saint qui la fait dans le cheminement. Si nous, nous ne marchons pas ensemble, si nous ne prions pas les uns pour les autres, si nous ne collaborons pas dans beaucoup de choses que nous pouvons faire ensemble dans ce monde pour le Peuple de Dieu, l’unité de viendra pas ! Elle se fait dans ce cheminement, à chaque pas, et nous ne la faisons pas nous : c’est l’Esprit Saint qui la fait, qui voit notre bonne volonté." Ainsi soit-il. MERCI Rita. "Nous sommes UNIS sur la nécessité d'UNITE et désunis sur son contenu" .. (Mgr Paul-Werner Scheele)
Philippe
Philippe place Le Blanc, il y a 24 jours
Bonjour Rita et bonjour Marie-Anne De quelle unité parlons-nous ? Sur quelles bases réaliser cette unité dans le dialogue avec les ‘’églises séparées’’ ? L’ange de Fatima, puis Notre Dame et Notre Seigneur dans ce cadre ont apporté la certitude que c’était autour des éléments définis par l’Eglise. Quelques interrogations : - Faut-il revenir sur la présence réelle ? ‘’ Je vous offre les très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus Christ, présent dans tous tes tabernacles de la terre’’, a dit l’ange aux enfants à l’automne 1916. - Faut-il revenir sur l’existence du purgatoire ou se trouve Amélia ? - Faut-il revenir sur les 3 dogmes concernant Notre Dame, objet des 5 communions réparatrices (Immaculée conception - Virginité avant, pendant, après enfantement - Maternité Divine) ? et plus récemment son Assomption ! Dans le cadre de Fatima, Notre Dame a révélé que les offenses contre ses privilèges étaient des péchés. A Tuy le 13 juin 1929, en venant demander la consécration de la Russie, Elle a dit à sœur Lucie ‘’ Elles sont si nombreuses les âmes que la justice de Dieu condamne pour des péchés commis contre moi, que je viens demander réparation. Sacrifie-toi à cette intention et prie.’’ Ces âmes condamnées : ou sont-elles , et ou vont-elles aller si elles continuent à pécher contre Marie ? Donc dans les dialogues, ces points ne sont pas négociables ! Que reste-il sinon d’essayer par la prédication, la prière et les sacrifices à les convertir. Prosélytisme ? Prions pour que notre pape réalise cette consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie et qu'ainsi les russes orthodoxes se convertissent. Rappelons que le 14 mai 1982, au cours d’un entretien en présence de Mgr Hnilica, sœur Lucie précisa que Dieu voulait « la consécration de la Russie et uniquement de la Russie, sans aucune adjonction », car « la Russie est un immense territoire bien circonscrit, et sa conversion se remarquera, apportant ainsi la preuve de ce qu’on peut obtenir par la consécration au Cœur Immaculé de Marie ». Voila ce que Notre Seigneur et Notre Dame désirent le plus pour sauver beaucoup d'âmes ! (Préservez-nous du feu de l'enfer, conduisez au Ciel toutes les âmes, secourant surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde) Et ce sera alors le triomphe du Cœur Immaculé de Marie En union de prière dans ce Cœur Immaculé Philippe
Florence
Florence place Plouray, il y a 24 jours
AMEN
Philippe
Philippe place Le Blanc, il y a 24 jours
Amen
Michel
Michel  il y a 24 jours
En union de prières.
Philippe
Philippe place Le Blanc, il y a 24 jours
En union de prière dans le Cœur Immaculé de Marie
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