Facebook PixelLa migration : imprégnée de Monseigneur Romero. Une Eglise qui accompagne - Hozana

La migration : imprégnée de Monseigneur Romero. Une Eglise qui accompagne

La migration : imprégnée de Monseigneur Romero. Une Eglise qui accompagne

Le monde actuel souffre d'une blessure profonde et ouverte, qui nous met constamment au défi de savoir comment réagir. Une blessure qui a pour conséquence de ne pas savoir quoi faire lorsqu'un étranger apparaît sous nos yeux. Cette blessure est la blessure de l'exil.

Nous avons vu comment la soi-disant caravane de migrants d'Amérique centrale, qu'ils soient Honduriens, Salvadoriens ou Guatémaltèques, émigrent de leur pays en raison de la pauvreté dont ils sont victimes et qui les empêche de vivre.

C'est une pauvreté qui ne naît pas de l'amour de l'Évangile, mais de l'injustice d'un monde dont nous faisons partie. Une pauvreté qui offre des possibilités limitées de travail, d’éducation et de sécurité. Une pauvreté qui est aussi teintée par la couleur de la violence des adolescents qui composent les gangs de jeunes, victimes ainsi d'une histoire sociale qui n’a pas été en mesure de répondre au désir ultime de ces jeunes.

Le pape François nous appelle, en tant que membre d’une communauté internationale, à répondre à " toutes les étapes de la migration, du pays d’origine au pays de destination, tout en facilitant le retour et les transits.» Dans chacune de ces étapes, le migrant est vulnérable, il se sent seul et isolé. "

De cette manière, la vulnérabilité est exposée aux pires des maux, à savoir le sentiment d'être seul et isolé. La solitude est le cri du Christ crucifié "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?" (Matthieu 27:46). Dans ce cri, le Père était présent par la prière de ceux qui étaient à ses côtés. À ce moment de l'agonie, celle qui soutenait le Christ était Marie, sa mère, qui se tenait à ses côtés.

François nous rappelle que "la mère de Dieu a expérimenté en elle la dureté de l'exil (Mt 2, 13-15), a accompagné avec amour son Fils sur le chemin du Calvaire et partage maintenant sa gloire, éternellement. Nous confions les espoirs de tous les émigrés et réfugiés du monde et les aspirations des communautés qui les accueillent, afin que, conformément au commandement divin suprême, nous apprenions tous à aimer l'autre, l'étranger, ainsi que nous-mêmes. "

38 ans après son martyre, San Romero n'abandonne pas son peuple salvadorien au moment où son peuple fuit vers le nord à la recherche d'un lieu où vivre sans peur. Que pouvons-nous faire? Que puis-je faire? Que peux-tu faire ? San Romero nous dirait que "l'Eglise n'a pas de systèmes, l'Eglise n'a pas de méthodes, l'Eglise n'a que l'inspiration chrétienne, une obligation de charité qui la pousse à accompagner ceux qui souffrent d'injustices et à aider les justes demandes du peuple" ( Homélie le 16 avril 1978).

La compagnie est sans doute la bonne manière de réagir. Non pas en partant d’un amour abstrait qui finirait par être une idéologie qui aime la pauvreté sans entrer directement en relation avec un visage souffrant. Mais une compagnie concrète qui consiste à rencontrer la personne qui frappe à notre porte. Dans le cas présent, il s'agit de l’étranger qui nous demande un coup de main ou qui attend de nous d'être accueilli, un ami qui nous semble encore entrangé mais qui réclame la tendresse de Dieu, une "rencontre avec le Verbe fait chair" (Discours du pape François lors du congrès).

Le migrant porte le sentiment d’inutilité, d’être rendu invisible comme un numéro supplémentaire dans les chiffres croissants de la migration. Le migrant cache une histoire. La promesse de retrouver un jour ceux qu'il a quitté.

Saint Oscar Romero ou l'amour concret. La théologie de la tendresse :

"Je vis dans un hôpital et je ressens vraiment la douleur, les gémissements de la souffrance dans la nuit, la tristesse de ceux qui doivent quitter leur famille pour aller à l'hôpital ... l'Église aura toujours une réponse toute particulière à la souffrance, à laquelle ne peuvent pas répondre les techniques des médecins, les patients et les hôpitaux, aussi bien équipés soient-ils. Ces centres, ces techniques, font souvent du patient une chose, ne les appellent plus par leur nom, mais leur donne un numéro, le patient numéro tant, comme si c'était quelque chose d'irrationnel. On oublie que le malade est d'abord une personne, qui a besoin d'affection, qui a besoin de charité, qui a besoin de la tendresse d'un cœur, qu'une infirmière très technique ne peut pas combler avec des injections et des transfusions. Cela constitue un véritable appel du médecin, de l'infirmière, de l'hôpital, à humaniser avec plus de délicatesse cette mission, qui ne consiste pas un prendre soin d'un animal ou d'une chose, mais bien d'un être humain ... Il est nécessaire d'humaniser les relations avec ceux qui souffrent, avec ceux qui semblent inutiles " (Homélie 9 octobre 1977).

Prions, par l'intercession de Saint Oscar Romero, pour tous les parents qui quittent leur famille, les mères qui quittent leurs enfants. Pour les femmes enceintes qui accouchent pendant leur migration. Pour tous ces bébés nés sur la route. Pour ceux qui doivent traverser les mers en petites embarcations, parcourir des kilomètres de déserts, franchir des barrières et des murs de protection. Ceux qui risquent leur vie et méritent qu'on se souviennent d'eux. Pour les enfants et les jeunes qui sont seuls dans un pays qui n'est pas le leur.

PS : veuillez m'excuser si cette traduction est loin d'être parfaite ! Il s'agit de la traduction d'une publication faite en espagnol. J'espère avoir pu vous transmettre l'idée générale !

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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