Je suis Notre Dame du Rosaire. 2 / 2 - Hozana

Je suis Notre Dame du Rosaire. 2 / 2

Je suis Notre Dame du Rosaire.  2 / 2

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        Nous avons noté que les dernières paroles de Notre Dame à Fatima étaient :

  Que l'on n'offense pas davantage Dieu, Notre-Seigneur, car Il est déjà trop offensé.

             Auparavant, Elle avait précisé : ‘’ Je veux te dire que l’on fasse ici une chapelle en mon honneur. Je suis Notre-Dame du Rosaire. Que l'on continue toujours à réciter le chapelet  tous les jours……’’ (Pour la sixième fois Notre Dame demande de réciter le chapelet tous les jours.)

             Avant d’aborder les points de cette publication, 2 liens pour rappeler: Le premier l’insistance de Notre Dame à la fidélité au chapelet, (https://www.fatima100.fr/lettres-de-liaison/209-l-insistance-sur-la-recitation-du-chapelet ). Le second, s’adressant à notre âme enfantine, pour illustrer l’utilisation que Notre Dame fait de ‘’ cet outil de salut’’ (https://www.fatima100.fr/le-chapelet-quotidien/205-la-contrebande-de-marie )  

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       La première partie de cette publication s’attachera à des considérations sur le péché et sur la façon dont Notre Dame à Fatima, est venue rappeler la doctrine de toujours de l’Eglise catholique. Ensuite comment Elle soulignera l’importance de ses propos par le très grand miracle que nous décrira William Thomas Walsh.

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            Lorsqu’il y a un peu plus de 100 ans, Notre Dame nous adressait cette supplication, chacun comprenait que le péché était une offense à Dieu. Pour avoir ‘’simplement une fois ‘’ désobéi à Dieu, nos premiers parents ont compris la gravité de la faute par la sévérité de la sanction. En plus de la perte d’éléments surnaturels qu’ils ne pourront plus transmettre à leurs descendants, quelques autres conséquences de ce péché initial, ''originel'', seront : Le paradis fermé, la mort,  la nourriture  à gagner à la sueur de son front….. 

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          Le fait suivant, à propos du Frère Maximilien Kolbe à Rome, raconté par Maria Winowska dans son livre ‘’Le fou de Notre Dame, le père Maximilien kolbe’’ est révélateur de la peine que les blasphèmes causent à Notre Dame. (C’est le père Pal, un des 7 fondateurs de la Milice de l’Immaculé à Rome le 17 octobre 1917 qui parle)     

                « Un jour, en rentrant au Collège de la Basilique des Saints Apôtres nous rencontrâmes des voyous  qui blasphémaient la Madone. Vite Frère Maximilien se précipita parmi eux, les larmes aux yeux, leur demanda pour quelle raison ils faisaient tant de peine à la Sainte vierge ? Interdits, ils balbutièrent  « qu’ils le faisaient pour se soulager ». En vain, demeuré à une certaine distance, essayais-je de rappeler mon ami.  Avec son obstination habituelle, Frère Maximilien alla jusqu’au bout  et fit tout ce qu’il put pour convaincre ces mauvais garnements qu’ils faisaient mal et devaient promettre de ne jamais plus blasphémer. Les voyous, d’habitude se lestes à répondre, demeurèrent confus – et déguerpirent  au plus vite. »

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            L’homme actuel a tendance à penser que la transgression volontaire des lois naturelles ou divines ne porte atteinte qu’à son prochain. Voici par quel processus le  journaliste théologien italien  Sandro Magister a vu le chemin qui a conduit à ces considérations :

         ‘’Après le temps de la révolte acharnée type ‘’mai 68’’, commença le temps du silence de la doctrine. Le péché, en tant que séparation de Dieu et d’offense contre Lui pour se replier sur les créatures, fut ignoré. Ce vide extraordinaire laissé par la doctrine du péché fut comblé par des considérations psychologiques sur la condition multiforme de la faiblesse de l’homme. Le péché devint sans importance tandis que l’estime de soi et le dépassement de tous les tabous, devenait le nouveau mot de passe.

            D’autre part, une nouvelle théologie de la miséricorde a favorisé une nouvelle vision de la miséricorde de Dieu en tant qu’attribut intrinsèque de l’essence divine  de manière à dépasser la justice punitive en la transformant en un amour qui pardonne tout. Avec cette nouvelle définition, la punition éternelle de l’enfer avait-elle encore quelque chose à dire ? La miséricorde est devenue un artifice théologique pour couvrir (et camoufler) le péché, en l’ignorant et en l’accueillant sous le manteau du pardon. L’esprit du monde a étouffé la véritable doctrine de la foi et de la morale.’’ (Synthèse d’un article de ce journaliste : Article complet : https://www.diakonos.be/settimo-cielo/la-maladie-de-leglise-se-nomme-post-modernisme-le-diagnostic-dun-theologien/ )

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            Dès la première apparition, l’ange de Fatima a appris  aux enfants à ''demander pardon à Dieu. '' ’’….Je vous demande pardon pour ceux qui….. ‘’ On demande pardon à quelqu’un lorsqu’on l’a offensé, lorsqu’on a transgressé son ordre. En l’occurrence un ou plusieurs des 10 commandements (et ceux de l’Eglise). L’offense est d’autant plus grande que la personne offensée est plus ‘’importante’’.  A sa seconde apparition, l’ange sera encore plus explicite : ‘’ De tout ce que vous pourrez, offrez à Dieu un sacrifice en acte de réparation pour les péchés par lesquels il est offensé……. ‘’

            En plus de l’annonce de la dévotion à son Cœur Immaculé, c’est donc aussi cette notion d’offense à Dieu que Notre Dame est venu nous rappeler à Fatima ; c’est un message pour notre temps ou  l’homme actuel a tendance à penser que la transgression volontaire des lois naturelles ou divines ne porte atteinte qu’à son prochain.  La liste des offenses faites au Cœur Immaculé de Marie montre bien qu’elles représentent ces épines qui blessent ce Cœur si cher à son Fils. Il en est de même des transgressions aux lois divines qui offensent Dieu et qui méritent réparation. C’est le rôle que le Christ est venu accomplir avec sa Passion : Réparer les offenses faites à Dieu par nos premiers parents et tous les hommes qui ont vécu ou vivrons sur cette terre. Le pape Pie XI le rappellera dans son encyclique ‘’Miserentissimus Redemptor’’ du 8 mai 1928. ( https://w2.vatican.va/content/pius-xi/en/encyclicals/documents/hf_p-xi_enc_19280508_miserentissimus-redemptor.html    ou il donnera dans ''la prière de réparation terminale'', quelques une des offenses qui sont perpétrées contre Dieu)  

            ‘’ Je ferai un miracle que tous pourront voir pour croire.’’ Avait dit Notre Dame le 13 juillet 1917. (Pour croire ce que je suis venu et que je vous ai annoncé cette dévotion à mon Cœur Immaculé et bien des choses importantes, dont celle-ci : Vous rappeler que le péché est d’abord une offense à Dieu. ‘’Mais vous n’en faites pas cas’’ avait dit Notre Dame à la Salette ( en parlant des pommes de terre gâtées)). Il semble bien que l’on continue à ne pas faire cas de ce qu’Elle nous a dit à Fatima !  

             Dans la seconde partie du secret, à Fatima Notre Dame précisera : ‘’ La guerre va finir. Mais si l'on ne cesse d'offenser Dieu, sous le règne de Pie XI, en commencera une autre pire. ‘’.  La seconde guerre mondiale a eu lieu et le monde continue à offenser Dieu !  Quelles sanctions plus lourdes que des épreuves  matérielles faudra-t-il que le Ciel  nous réserve si nous ne réparons pas toutes ces offenses ? 

            A notre humble niveau, réparons au moins nos propres offenses, (en pensées, en paroles, en actions, en omissions) lors de notre offrande du matin : ‘’Divin Cœur de Jésus, je vous offre, par le Cœur Immaculé de Marie, les prières les œuvres et les souffrances de cette journée, en réparation de nos offenses et à toutes les intentions pour lesquelles vous vous immolez continuellement sur l’autel. Je vous les offres en particulier, aux intentions du Souverain Pontife et pour les besoins de votre Sainte Eglise.’’

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          Voici le récit de ce miracle (Pour que tous croient) rapporté par William Thomas Walsh.

            Le soleil, comme un grand disque d’argent, brillait au zénith. Son éclat paraissait normal et cependant il ne l’était pas, car on pouvait le regarder en face, avec un plaisir complet et jusqu’alors inconnu, sans être obligé de ciller et de fermer les yeux. Ce phénomène se prolongea un moment. Pendant qu’on le contemplait, avec un étonnement tranquille, l’astre se mit à « danser ». C’est l’expression qu’employèrent tous les témoins pour qualifier le fait.  On le vit d’abord tourner rapidement, comme une gigantesque roue. Il s’arrêta. Ensuite il tourna de nouveau avec une effrayante rapidité. Finalement, en un tourbillon vertigineux, de l’énorme bande cramoisie qui bordait le soleil, jaillirent en tous sens des rayons rouges sang. Ces irradiations coloraient le sol, les arbres, les buissons, les visages tournés vers le soleil, de toutes les teintes les plus brillantes du prisme, vert, orange, bleu, violet… Le disque de feu sous cette apparence, tourna follement par trois fois ; puis, il parut trembler, comme saisi d’épouvante  et soudain se précipita vers la terre, en décrivant dans l’espace un zigzag démesuré.

            Un cri de terreur jaillit de toutes les poitrines. Les milliers de personnes présentes tombèrent à genoux, croyant à la fin du monde. Quelques-uns remarquèrent que l’air devenait plus chaud et s’attendait à être consumé. On criait et on gémissait :

       Mon Dieu ! Nous allons tous mourir !

      Sauvez nous, Jésus ! Notre Dame, sauvez-nous !

       Pardonnez-moi, Seigneur, je me repens, hurlait un homme, et il récitait l’acte de contrition..

            Certains étaient venus pour se moquer et s’amuser ; mais il baissait la tête, se prosternaient, éclataient en sanglots et priaient eux aussi car ils avaient peur.

            Le marquis de la Cruz s’écria :

         Oh ! Mon Dieu ! Votre puissance est infinie !

            Les témoins de ce prodige disent qu’il dura 10 minutes environ. Ensuite, le soleil commence à peu à peu à s’élever, en traçant le même zigzag, jusqu’au point de l’horizon d’où il était descendu. Il fut dès lors possible de le regarder fixement en face. C’était le soleil normal de chaque jour.

            Tous se regardèrent, profondément troublés, puis, la joie éclata : « Le miracle ! Le miracle ! Les enfants avaient raison ! Notre-Dame a fait le miracle ! Qu’elle soit bénie ! » Les cris d’enthousiasme et d’allégresse s’étendait du vallon de Cova da Iria, sur les collines avoisinantes. Les uns riaient ; les autres pleuraient de bonheur. Beaucoup remarquaient avec étonnement que leurs vêtements, trempés quelques minutes auparavant, étaient complétement secs et ne s’expliquaient pas comment. [   ] 

            « Il est environ trois heures de l’après-midi. Le ciel est limpide et le soleil suit son cours ordinaire. Il brille normalement, de sorte que l’on ne se risque plus à le regarder en face. Et les petits bergers ?… Que disent-ils et que font-ils ?… Lucie, celle qui parle avec la Vierge, portée sur les épaules d’un homme qui la promène de groupe en groupe, annonce, d’un geste théâtral, que la guerre va vers sa fin et que les soldats reviendront bientôt chez eux. Cette nouvelle, cependant si importante, n’augmente pas la joie générale. Le signe céleste prime tout ! Néanmoins les petites filles couronnées de roses excitent la curiosité. Tout le monde veut les voir. Quelques personnes essayent de baiser la main de ces petites saintes ; mais l’une d’elle,  Jacinthe, est plus près de s’évanouir que de plaisanter. Ce que tous désiraient, le miracle du ciel s’est produit. Ils sont heureux, de plus en plus enracinés dans leur foi, comparable à celle des bretons.

            « La dispersion de cette foule s’effectue rapidement, sans incident, sans aucun désordre, sans nécessité de recourir aux forces de police. Les pèlerins qui sont arrivés à pied, avec leurs souliers enfermés dans des sacs, sur leur tête, sont ceux qui partent les premiers. Ils ont hâte de retrouver leur maison. Ils s’en vont, l’âme en fête, annoncer  les bonnes nouvelles aux rares personnes qui sont demeurées dans les villages. Et les prêtres ?… Il en est venu quelques-uns. Ils étaient plutôt mêlés aux curieux qu’aux dévots.  Parfois, l’un d’eux  n’arrive pas à cacher sa satisfaction de triomphateur… [   ] Elle a impressionnée, assurent les témoins de confiance, les libres penseurs eux-mêmes et bien des personnes qui ne s’intéressent pas aux questions religieuses qui sont venues ici simplement pour faire une promenade champêtre »

            Dans tout le Portugal la presse anticléricale fut obligée de rendre un témoignage semblable. Tout le monde était d’accord sur l’essentiel. [   ]

             Beaucoup de témoins du miracle vivent encore dans la région, je les ai questionnés, pendant l’été de 1946, y compris Manuel Marto, sa femme Olympia, Maria Carreira, les deux sœurs de Lucie, Marie des Anges et Gloria et bien d’autres personnes du village. Tous racontent la même histoire, avec une évidente sincérité. Quand ils parlent de la chute du soleil, leur voix se nuance encore de terreur. [   ]

            L’administrateur d’Ourem  nia toujours la réalité du miracle. Même s’il y avait assisté, on peut supposer qu’il l’aurait nié. Comme les pharisiens qui refusèrent d’admettre la résurrection après avoir vu Jésus mourir sur la croix, il aurait inventé quelques mauvaises explications rationalistes pour s’épargner l’humiliation de croire.

            Il fut destitué de sa charge, à la suite du coup d’état de Sidonie Païs dans les mois suivants. Tout ce que l’on sait de lui, c’est qu’il fut blessé par l’explosion inopinée d’une bombe à Thomar. Il était en train de la préparer pour la jeter sur des membres du nouveau gouvernement.

            Imaginons la joie de la petite Lucie lorsqu’elle repensa le soir à cette journée mémorable ou elle entendit Notre Dame lui dire ‘’Je suis Notre Dame du Rosaire’’

            4 ans plus tôt, elle venait de faire sa première communion et en action de grâce, s’était mise à genoux aux pieds de la statue de Notre Dame du Rosaire dans la petite église de Fatima et lui avait dit : ‘’Aidez-moi à garder mon pauvre cœur à Dieu ‘’. Dans ses mémoires elle écrira : ‘’ Il me semblait, écrivait-elle, bien des années plus tard, que la Vierge me souriait, me regardait affectueusement et me promettait de me protéger. ‘’

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                 ‘’Divin Cœur de Jésus, je vous offre, par le Cœur Immaculé de Marie, les prières les œuvres et les souffrances de cette journée, en réparation de nos offenses .........''

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

18 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

Marie-guy
place Orbigny, il y a 4 mois
Union et communion de priére Alleluia Amen 🙏
Florence
place Plouray, il y a 4 mois
en union de prière par le cœur Immaculé de Marie et le sacré cœur de Jésus amen
GJ
place Metz, il y a 4 mois
"Divin Cœur de Jésus, je vous offre, par le Cœur Immaculé de Marie, les prières les œuvres et les souffrances de cette journée, en réparation de nos offenses et à toutes les intentions pour lesquelles vous vous immolez continuellement sur l’autel. Je vous les offres en particulier, aux intentions du Souverain Pontife et pour les besoins de votre Sainte Eglise. " Toujours en union de prières pour la réparation des offenses commises envers le Coeur Douloureux et Immaculé de Notre-Dame. Amen.
Marie-Thérèse
place Quincy-Voisins, il y a 4 mois
En union de prières - Amen -