Jour 12+1: Partager ! - Hozana

Jour 12+1: Partager !

Jour 12+1: Partager !

Merci à vous qui avez suivi notre intention de prière pour une conversion écologique des nations !

"Interroge les bêtes, elles t'instruiront,

Les oiseaux du ciel, ils te l'apprendront;

Parle à la terre, elle t'instruira;

Et les poissons de la mer te le raconteront.

Qui ne reconnaît chez eux la preuve

Que la main de l'Eternel a fait toutes choses ?"

Job 12, 7-9

C’était dense, et nous nous doutons que vous n’avez pas pu profiter de tout immédiatement, c’est pourquoi nous avons rassemblé dans ce mail de précieuses ressources pour poursuivre votre chemin, et le partager !

Retenons que sans sous-estimer les défis, nous pouvons placer notre espérance dans le Christ, qu’il existe des solutions, et que nous sommes d’abord responsables de notre propre conversion. C’est une vie vraiment évangélique qui nous guidera ! L’état de nos lieux de vie est lié à notre attitude spirituelle, la réponse est en grande partie éducative et culturelle.

 

Suivent un guide de lecture pour Laudato Si', des pistes pour le changement, et un récapitulatif du parcours que nous avons suivi pendant 12 jours, le tout disponible ici sous format pdf (à télécharger et partager).

 

Le Pape François introduit en lançant un appel, en soulignant la filiation de sa pensée, dans la continuité des papes précédents et d’autres grandes figures.

Le chapitre I dresse un constat sans concessions de l’état de la planète, en commençant par pointer tout ce que nous rejetons, pollution irréversible, culture du déchet. Outre le climat (dont il souligne le caractère commun) et la biodiversité (irremplaçable aussi), il alerte sur l’accès à l’eau, puis sur la dégradation de la qualité de vie, la dégradation sociale, et les inégalités, en insistant toujours sur le fait que “tout est lié”.

Le chapitre II présente un fondement biblique au respect de la nature, puisqu’elle est Création, voulue par Dieu, et qu’elle Le célèbre. “Votre Père Céleste les nourrit” (Mt 6)

Le chapitre III pointe la racine profonde de la crise, à savoir un pouvoir technologique incontrôlé, une idéologie totalisante qui prétend tout asservir à la domination et la manipulation humaines. L’homme est entré dans un rapport au monde malsain où il ne se reçoit plus mais arrache ce qui l’entoure. Le “paradigme technocratique” soumet toute chose à l’expérimentation, la modélisation, la quantification, la marchandisation. Dès lors, seuls les chiffres ont raison et le relativisme règne. « C’est devenu une contre-culture de choisir un style de vie avec des objectifs qui peuvent être, au moins en partie, indépendants de la technique, de ses coûts, comme de son pouvoir de globalisation et de massification. » (LS 108)

Le chapitre IV introduit la notion d’écologie intégrale : non seulement environnementale et sociale, mais aussi culturelle, et qui rejoint notre quotidien, avec en toute chose un souci du bien commun et des générations futures, fondé sur une anthropologie juste.

Le chapitre V donne des pistes d’action à commencer par des décisions politiques courageuses au niveau international. Chaque échelle a son rôle à jouer, les nations, comme l’échelle locale, très favorable pour trouver des solutions. C’est réellement dans le dialogue et la transparence que nous pourrons avancer puisque nous sommes tous concernés. Les sphères économique et politique ont une grande responsabilité puisqu’elles ont trop longtemps cherché leur propre intérêt, argent ou pouvoir. Le dialogue est aussi entre les sciences et d’autres rapports au monde, en particulier ceux des religions.

Le chapitre VI est magnifique : il invite à une réelle conversion, à un mode de vie renouvelé. Dans la culture, l’éducation, la spiritualité, il s’agit pour chacun d’être dans une logique de gratuité, de gratitude, de protection. Il s’agit de vivre réellement dans le présent, avec simplicité, digne et libre. En honorant les cultures locales qui enrichissent notre être, c’est toujours le chemin de l’amour fraternel qui nous est proposé : « l’amour social est la clef d’un développement authentique. » (LS 231), chemin vers une existence harmonieuse, ouverte aux relations trinitaires par les sacrements.

 

On peut voir un mouvement qui traverse cette Encyclique : un tableau sombre de la situation dépassé par une grande espérance. Un mouvement de déconstruction et reconstruction qui est le propre de la conversion. On peut ainsi avoir une lecture politique de l’Encyclique, ou économique. Mais c’est véritablement un changement intégral auquel le Pape nous appelle, dans la façon d’appréhender le monde ; un changement personnel et sociétal, qui touche toutes les disciplines, et demande d’« élargir de nouveau le regard » (LS 112) puisque tout est lié.

 

  • Imaginer les voies de la transition

Il existe de nombreuses initiatives intéressantes… Shamengo par exemple s’est fait la vitrine de nombre d’entre elles. Ce sont pratiquement toujours des initiatives locales, des germes qui ont poussé progressivement. L’Evangile et une juste anthropologie sont des repères pour s’assurer de la fécondité d’un projet. Suscitons-les autour de nous en nous appropriant nos lieux de vie et en vivifiant les proximités.

À l’échelle institutionnelle aussi une transition doit se faire. Heureusement certains y réfléchissent : Gaël Giraud, chercheur en mathématiques économiques, est aussi jésuite ; voilà comment il imagine le monde de demain. Des réflexions importantes sur le travail, sur le PIB, sur le développement doivent être menées, avec une vue large. L’instauration d’un revenu universel, l’organisation en villages urbains, rendre normal d’avoir deux métiers, sont par exemple des idées originales qui peuvent alimenter les discussions.

Les chrétiens ont un rôle important à jouer, et un dialogue fécond est à rechercher avec tous ceux qui défendent notre planète. C’est ce que fait par exemple la revue d’écologie intégrale Limite. Pensons aussi au courant pour une écologie humaine, présenté ici par F.D.Migeon. Nous avons aussi évoqué le rôle des monastères comme lieux préservés de la logique technocratique ; peut-on imaginer d’autres formes d’exception culturelle ?

« L’édification de communautés originales, reposant au besoin sur une économie antérieure à la mort de Dieu en Europe, réactionnaires s'il le faut au point de vue technique. Ces communautés tenteront de vivre la vie du chrétien, en restaurant d'abord le tissu social élémentaire, en recréant un nouveau style du travail, du salaire, de la propriété et de l'argent » (Paul Ricoeur, Le Chrétien et la civilisation occidentale, déjà en 1946)

 

  • Reprise des points importants de notre programme

Jour 1:une écologie chrétienne / Plus que limiter les dégâts, l’attitude écologique peut s’ancrer dans une véritable conversion chrétienne, qui sera la source vive pour vivre plus simplement.

Jour 2: devenir acteur de sa vie / Chacun peut agir comme nous le rappelle Gwendal, ce n’est jamais vain tant que l’on place l’amour au centre.

Jour 3: le climat, premier commun / Le climat est un bien commun qui nous rend interdépendants et exige des solutions globales, pour éviter un cercle vicieux qui met toute vie en péril.

Ces solutions commencent par économiser les ressources dans des petits gestes que l’on peut confier à Dieu : eau, électricité, emballages

Jour 4: réchauffement planétaire / Les aléas climatiques déstabilisent des régions, créent des migrations et menacent la paix.

Faire vivre les proximités en s’appropriant son quartier, pour le rendre convivial et accueillant, favorisant les activités locales et les transports doux. (problématiques des transports, de l’habitat, de la communauté)

Jour 5: paradigme technocratique [l’homme destructeur] / Une manière de voir qui nous affecte tous, qui consiste à tout quantifier, dont le PIB est particulièrement représentatif.

film complet « la guerre des graines »

Faire vivre les gratuités, jusqu’à en faire un style de vie...

Jour 6: société de consommation [exemple de la cuillère] / Une société de l’image où nous existons par notre avoir plus que par notre être. Des dépenses vaines que nous pouvons changer pour inciter à de meilleurs modes de production.

bande-annonce du film FED UP

Changer sa propre consommation : alimentation (légumes de saison, agriculture locale et vertueuse, viande en qualité plus qu’en quantité), produits d’entretien (vinaigre blanc) ou de soins, vêtements...

Jour 7: culture du déchet / Une conférence qui nous invite à zéro déchet : il s’agit de faire attention à ce que nous recevons (gare aux stylos gratuits) et se centrer sur l’essentiel, nous libérant ainsi l’esprit du superflu. « Ces actions répandent dans la société un bien qui produit toujours des fruits au-delà de ce que l’on peut constater. » (LS 212)

Jour 8: les écosystèmes / « La terre n’a qu’une voix muette, sa beauté » (Saint Augustin), la nature est indispensable à l’homme, mais elle est fragile et la disparition accélérée des espèces (la population totale de vertébrés a été divisée par 2 en 40 ans) est un cercle vicieux.

bande annonce du film Des abeilles et des hommes

Les jardins partagés sont de bons moyens de sensibiliser les citadins aux rythmes de la nature tout en créant du lien. On peut aussi créer un compost, ou même donner ses déchets organiques (un tiers du poids de nos poubelles) à manger aux poules.

Jour 9: créativité de la nature / Pour s’engager envers la nature ou envers les autres, il faut d’abord en faire l’expérience, ressentir cette beauté, ce qui est un défi éducatif. « Accomplir le devoir de sauvegarder la création par de petites actions quotidiennes est très noble, et il est merveilleux que l’éducation soit capable de les susciter jusqu’à en faire un style de vie. » (LS 211)

bande annonce du film MicroCosmos

Certaines écoles font planter des arbres aux enfants ; la randonnée est aussi très adaptée ; au-delà de la nature, toute activité simple et saine comme le chant nous fait grandir.

Jour 10: attention aux pauvres [un orchestre des bidonvilles] / Les premières victimes sont les plus pauvres. Au contraire, honorons les fragilités, les singularités, qui sont sources de richesses. N’identifions pas une personne à son métier, mais donnons à chacun l’opportunité de s’accomplir dans un travail digne.

documentaireThe True Cost

Nous pouvons placer notre argent dans l’économie solidaire (finance éthique) et vivre le partage autour de nous (échange de services, covoiturage, cohabitat, bénévolat).

Jour 11: écologie humaine [F.Hadjadj la table familiale] / Il s’agit de placer l’homme au centre de l’économie ou de la technique, à partir d’une vision juste de l’homme, fait de singularités, de fragilités, capable de transcendance, pétri par une culture, fruit de gratuité.

vidéo Magical Europe

Développer la culture, l’humanité, l’être, plutôt que l’avoir et le masque de produits derrière lequel nous nous cachons.

Jour 12: harmonie avec la Création [un magnifique poème de Péguy] / Reconnaître dans sa vie intérieure l’hymne que la nature porte à son Créateur.

extrait de film My dinner with Andre

Vivre l’expérience dans une communauté de l’ouverture spirituelle comme alternative à l’objectivation pour renouveler nos rapports aux autres et à notre environnement.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

1 commentaire

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

Emmanuelle
Emmanuelle  il y a 4 ans
Merci !! :-)
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