Prions pour la conversion des musulmans avec St Louis - Hozana

Prions pour la conversion des musulmans avec St Louis

Prions pour la conversion des musulmans avec St Louis

Voici le courageux « Dialogue de conversion d’un musulman » de Saint Louis IX (1214-1270), quarante-quatrième Roi de France et Saint Patron de la France pour la conversion au Catholicisme d’un Prince musulman du Caire : un vrai dialogue interreligieux bien différent du dialogue œcuménique d’aujourd’hui !


Saint Louis, fait prisonnier le 8 février 1250, comparaît devant le Sultan du Caire. Jean de Joinville (1224-1317, également connu sous le nom de Sire de Joinville, noble Sénéchal de Champagne et biographe historien du règne de Louis IX de France qui le suit à Aigues-Mortes lors de la septième Croisade. C'est en partie grâce à ses témoignages que Saint Louis est canonisé en 1297) est présent, témoin de ce dialogue sidérant de courage et d'amour de la Vérité entre le Roi Catholique Louis IX et le Prince musulman Al Moadam :

Louis-IX-de-France

Le « Dialogue pour gagner les âmes des musulmans et autres infidèles » de Saint Louis de France :

Le Prince musulman Al Moadam : « Quelle est la cause de votre tristesse ? »

Saint Louis : « C’est que je n’ai point gagné ce que je désirais le plus gagner, la chose pour laquelle j’avais laissé mon doux Royaume de France, et ma mère, chère encore, qui criait après moi, la chose pour laquelle je m’étais exposé aux périls de la mer et de la guerre ».

Le Prince musulman Al Moadam : « Et qu’est-ce donc, Ô Seigneur Roi, que vous désiriez si ardemment ? »

Saint Louis : « C’est… ton âme ! Que le diable promet de précipiter dans le gouffre. Mais jamais, grâce à Jésus Christ, qui veut que toutes les âmes soient sauvées, il n’arrivera que Satan puisse se glorifier d’une si belle proie. Le Très Haut le sait, Lui qui n’ignore rien : si toute le monde visible était à moi, je le donnerai tout entier, en échange du salut des âmes ».

Le Prince musulman Al Moadam : « Eh quoi ! Bon Roi, tel a été le but de ton pèlerinage si pénible ? Nous pensions tous, en Orient, que vous tous les chrétiens, aspiriez ardemment à notre soumission et vouliez triompher de nous par avidité de conquérir nos terres et non par désir de sauver nos âmes ».

Saint Louis : « J’en prends à témoin le Tout Puissant, je n’ai point souci de retourner jamais dans mon Royaume de France, pourvu que je gagne à Dieu ton âme, et les âmes des autres infidèles, et qu’elles puissent être glorifiées »

Voilà donc le mot-clé lâché. Ce que veut ce Roi missionnaire, en finale, c’est la Gloire du Ciel, la Gloire du Royaume éternel, la propre Gloire du Ressuscité, non seulement pour ce Sultan, mais pour tous les Musulmans du monde. Le Sultan alors de rebondir sur ce mot et d’évoquer le Ciel selon le Coran :

Le Prince musulman Al Moadam : « Nous espérons, en suivant la loi du très béni Mahomet, arriver à jouir des plus grands délices dans l’avenir. » (Sous-entendu, des quantités de femmes !)

Et le Roi de France de répliquer :

Saint Louis : « Je ne puis assez m’étonner que vous, qui êtes des hommes discrets et circonspects (il discerne le meilleur en eux), vous ajoutiez foi à cet enchanteur Mahomet qui commande et promet tant de choses déshonnêtes ».

Et se référant, non à l’Évangile, mais au simple bon sens humain, d’ajouter :

Saint Louis : « En effet, j’ai regardé et examiné son Alcoran (un des noms du Coran) et je n’y ai vu qu’ordures et impuretés, tandis que d’après les sages anciens, voire même les païens, l’honnêteté est le souverain bien dans cette vie ».


Quel amour de la Vérité ! Quelle audace ! Quels risques encourus, puisque le Sultan d’un seul geste peut faire décapiter notre bon Roy Saint Louis d’un seul coup de sabre.

Ainsi soit-il.
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Source : « Livre des saintes paroles et des bons faits de notre saint Roy Louis » par Jean de Joinville (1224-1317)

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6