Facebook PixelSaint Colomban - Chapitre 3 - Hozana

Saint Colomban - Chapitre 3

Après le décès de Childebert II, la vie se poursuit à Luxeuil quelque temps. Childebert avait deux fils, Thibert II qui recueille l’Austrasie et Thierry II, la Bourgogne et l’Orléanais. Mais à la mort de leur père, ils sont encore en bas âge. Entre alors en scène la sanguinaire reine Brunehilde, grand-mère des enfants, en charge de la régence des deux royaumes. Colomban connaît sa réputation, rien de bon n’est à attendre de cette femme.

Leurs relations vont très vite se gâcher jusqu’à atteindre un point de non-retour. Colomban ne pratique pas « la langue de bois ». Il affirme ses certitudes, sans compromis. Déjà, en 603, il n’a pas hésité pas à entrer en conflit avec l’église franque au sujet de la date de Pâques, différemment fixée par l’église romaine et les irlandais. Opposé aux évêques mérovingiens, il n’a pas cédé pas et en a appelé au pape, Grégoire Ier.

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Le bateau, parti de Nantes, échoue sur une côte bretonne

Brunehilde va tirer parti de ce différend pour le chasser, d’autant que Colomban l’a gravement offensée. Il lui a reproché ses vices et ses crimes. De plus, comme elle avait voulu lui présenter les enfants de Thierry II, il s’était insurgé : « Ils ne recevront pas le sceptre royal car ils sont issus de mauvais lieux. » Pour lui, ces enfants, nés des concubines de Thierry II, n’étaient que des bâtards.

Colomban, avec ses disciples irlandais et armoricains, quittent donc Luxeuil avec l’obligation de retourner en Irlande. La reine les fait escorter. Ils passent par Besançon, Autun, Auxerre, rejoignent la Loire à Nevers puis continuent par le fleuve jusqu’à Nantes où ils embarquent sur un bateau en partance pour l’Irlande. Mais la navigation n’est pas favorable et le bateau échoue sur une côte sud de la Bretagne. Colomban a-t-il interprété

cet épisode comme un ordre du Seigneur de n’avoir pas à retourner dans son pays natal ? Toujours est-il qu’il décide de rester sur le continent. Il remonte vers le nord de la Bretagne, rencontre, grâce à l’intermédiaire de Saint Malo qui a séjourné à Luxeuil, le jeune roi d’Armorique, Judicaël. Mais, avec la certitude que son destin se joue plus à l’est,  il décide d’aller voir le roi de Neustrie, Clotaire II. Il poursuit donc sa route vers Rouen, gagne Soissons où il est bien reçu par ce roi qui lui accorde son amitié et lui propose de s’installer sur son territoire.

Parmi les souverains mérovingiens aux mœurs barbares, Clotaire II ne détonne pas. A l’exemple des siens, il pratique la vendetta familiale. Mais il est respectueux de l’Eglise et se compose une image de roi pieux. Sans doute la sainteté de son oncle Gontran qui l’avait protégé l’a-t-elle inspiré. En acceptant son offre, Colomban et les siens seraient en sécurité. Mais à la réflexion – ce roi est-il fiable, son trône, objet de la convoitise de Brunehilde et de ses petits-enfants n’est-il pas fragile ? - Colomban et les siens préfèrent reprendre la route.

Il poursuit son périple vers les peuples germaniques. A Metz, l’offre de Thibert II de rester en Austrasie devient vite caduque car celui-ci est en guerre avec son frère Thierry II qui s’empare de son territoire. Enfermé dans un monastère, Thibert II est assassiné par sa grand-mère Brunehilde.

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Le second périple de Colomban et ses compagnons.

 

Colomban et ses compagnons n’ont d’autre solution que de s’éloigner en toute hâte. Ils quittent Metz en barque, suivent la Moselle et rejoignent Coblence par Trêves. Ils vont ensuite remonter le cours du Rhin jusqu’à Bâle et Waldshut. Puis ils suivent l’Aar, le lac de Zurich et s’arrêtent enfin à Bregenz sur la rive sud du lac de Constance. Protégés par Clotaire II, ils entreprennent la construction d’un nouveau monastère.

Infatigables marcheurs de Dieu, Colomban et ses compagnons ne connaissent ni trêve, ni repos. Quand leur horizon paraît plus clément, ils poursuivent leur œuvre sans se lasser, bâtissent des monastères, enseignent la population alentour et lui viennent en aide. Dans toutes les circonstances de leur vie, ils sont au service de Dieu, ne vivent que pour Lui, dans une immense foi et une confiance totale.

Saint Colomban, nous t’en prions, fais grandir notre foi. Comme tu t’es laissé guider par le Seigneur, donne-nous de lui faire confiance dans tous les événements de notre vie, de nous abandonner à Sa Grâce, à Sa Tendresse, à son Infinie Miséricorde.

Prions avec Marie en cliquant sur le bouton "je prie".

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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