Jour 12 - Jeudi 14 dec. : Accueillir Jésus et sa petitesse - Hozana

Jour 12 - Jeudi 14 dec. : Accueillir Jésus et sa petitesse

Jour 12 - Jeudi 14 dec. : Accueillir Jésus et sa petitesse

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 11, 11

En ce temps-là,
Jésus déclarait aux foules :
" Amen, je vous le dis : Parmi ceux qui sont nés d’une femme,
personne ne s’est levé de plus grand que Jean le Baptiste ;
et cependant le plus petit dans le royaume des Cieux est plus grand que lui."

 Méditation

Cette phrase de Jésus, dans évangile aujourd’hui, peut légitimement nous étonner ! Nous connaissons la vie totalement donnée à Dieu de Jean le Baptiste ! Il est le prophète qui rappelle au peuple juif sa ferveur initiale. Il prépare à accueillir le Messie. Nous nous rappelons sa fin tragique. Jean sera décapitée pour satisfaire le macabre pari du roi Hérode Antipas, la vengeance de sa mère Hérodiade et le caprice de Salomé. Plus profondément, Jésus nous surprend par cet espèce de comparaison pour étalonner la grandeur. Nous ne sommes pas habitués à ce genre de comparaison dans l'évangile. Notre société regorge déjà tellement de comparaison de ce genre, entre nous, au travail, dans nos familles, entre amis, entre frères et sœurs, entre voisins... Qui est le plus grand ? A t-on vraiment encore besoin de retrouver cette course à la grandeur même ici ?   

Cette parole de Jésus souligne, à sa manière, la grandeur du Fils de Dieu. Quelle que soit l'admiration soulevée par le Baptiste, le Royaume est inauguré par Jésus, et cela introduit une nouveauté absolue, un nouveau commencement. Jean le Baptiste est, d'après Jésus lui-même, le plus grand des fils de la femme. Mais sa prédication l'a laissé sur le seuil du Royaume. Quoi qu'il en soit de sa valeur personnelle, l'appartenance au Royaume est un don rendu possible avec Jésus. En lui, c'est Dieu lui-même qui vient pour le salut de son peuple, et Jean le Baptiste a été son précurseur. Avec une liberté souveraine, Jésus explique que Jean le Baptiste remplace le prophète juif Élie, qu'on attendait pour venir avant le Messie. 

Enfin le Royaume est si nouveau et si grand que se révèle la miséricorde de Celui qui vient. Or, celui que nous attendons étant le plus petit, il ne pourra nous être révélé que dans sa petitesse. Noël est à la pointe de ce paradoxe. Nous nous préparons à Noël en voulant certainement prévoir une réunion de famille ou avec des amis, des repas de fêtes et des cadeaux. Cela est normal et beau. L'enjeu véritable est de pouvoir accueillir Jésus et sa petitesse. Ne fermons pas nos cœurs, comme les habitants de Bethléem. Ils ne manquaient de rien. Ils n'ont pas su ou pas pu accueillir Jésus. Nous ne voulons pas être comme ces gens-là. Cependant, peut-être avons-nous peur d'accueillir le Seigneur ? Nous jugeons-nous trop petits, trop faibles, trop pécheurs, pas assez parfait, pas assez justes, pas assez saints... C'est là que nous nous trompons. Jésus ne naît pas dans un palace ou chez un roi. Il naît dans la petitesse et la fragilité. Nous avons tous nos pauvretés. Elles sont comme la paille de la crèche. Chez nous, ce n'est peut-être pas parfait, pas bien grand, pas bien propre. C'est même peut-être tout petit, comme une mangeoire... Et ça tombe bien car c'est là que Jésus peut venir. 

 

Action concrète 

Je regarde mes fragilités et mes petitesses et je m'en réjouis car elles me permettent d''accueillir la petitesse de Dieu à Noël ! Je regarde les petits qui m'entourent, enfants, petit-enfants, arrière petit-enfants, neveux mais aussi amis, connaissances, proches dont la vie est marquée par une certaine fragilité physique, psychique, sociale, relationnelle, professionnelle... Je pense à leur envoyer un signe d'affection pour Noël !

 

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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