Comme au ciel, de même sur la terre ! - Hozana

Comme au ciel, de même sur la terre !

La structure du Notre Père est très parlante. La reconnaître, c'est déjà entrer lumineusement dans cette prière.

Une parole au Père, qui touche le ciel et la terre

La prière s'adresse au Père, premier mot essentiel, qui déjà dit tout. Les deux séries de demandes qui suivent tracent l'espace de cette prière.
 
Les premières demandes concernent Dieu, la sanctification ou le rayonnement de son Nom, la venue de son Règne. Ces trois demandes (trois dans la version de Matthieu, deux en Luc) sont juxtaposées, tandis que les trois dernières sont reliées en grec par kai (= et). Elles expriment de trois manières différentes une unique prière, elles sont peut-être, selon le mot de J. Dupont et P. Bonnard,
une seule demande en trois termes: la demande à Dieu de faire venir son Règne, sur le monde et sur les hommes.
 
Elles pourraient se résumer de quelques mots: «Notre Père, fais la terre comme le ciel !». Le Comme au ciel aussi sur terre! qui clôt en Matthieu la troisième demande, doit en effet probablement se lire comme se rapportant à l'ensemble des trois demandes. Mais on pourrait tout autant le lire comme une formule charnière entre les deux parties du Notre Père. Les demandes de la seconde partie de cette prière ne demandent-elles pas cela pour l'aujourd'hui du disciple, l'aujourd'hui de celui qui prie : qu'il en soit sur terre comme au ciel ? ne sont donc pas exprimées pour lui, ou du moins, elle le sont pour nous aussi: c'est en nous que le Nom de Dieu doit être sanctifié, en nous qu'il faut faire advenir son règne, en nous que doit s'accomplir sa volonté. "Lorsque nous disons : Que ton Nom soit sanctifié, c'est en nous que nous demandons qu'il soit sanctifié, commente Tertullien. […] C'est en tous les hommes que nous demandons que sa volonté soit faite. […] Que (son) règne vienne en nous, bien évidemment ! Car Dieu, quand ne règne-t-il pas,  (cf. Pr 21, 1)" (Tertullien, La Prière, 3,2.4 ; 4,1 ; 5,1). Le Notre Père apprend à vivre, dès maintenant, en fils du Père céleste, de notre Père du ciel, en raison même de l'adoption filiale reçue dans le baptême.

La terre à goût de ciel

Les trois dernières demandes, déjà Saint Augustin le notait, n’ont pas la même portée puisqu’elles ne concernent que la vie présente. Celui qui prie y demande le pain, le pardon, et la délivrance ou la libération de la tentation, de l’épreuve. Elles touchent l’existence concrète des disciples, affrontés à des difficultés qui peuvent faire obstacle à leur vie de disciples, à une vie chrétienne authentique. Elles sont, comme les trois précédentes, la prière d’une communauté. Aucune des demandes faites dans le Notre Père n’est une prière de solitaire. C’est la prière d’une communauté, d’un peuple qui s’exprime dans le nous de cette prière, qui ici s’ouvre dans la confiance à l’amour de ce Dieu qui pour aller plus loin cliquez ici : http://croire.la-croix.com/Les-formations-Croire.com/Vie-spirituelle/Prier-le-Notre-Pere/3e-etape-Comme-au-ciel-de-meme-sur-la-terre

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6