Facebook Pixelmessage aux participants du IIIe Symposium international - Hozana

message aux participants du IIIe Symposium international

Chers frères et sœurs bonjour !

Je vous salue tous, vous qui participez au troisième Symposium International sur l’Exhortation apostolique « Amoris laetitia », convoqué par le Bureau pour la pastorale familiale de la Conférence épiscopale italienne.

Le thème que vous vous êtes proposé – « L’Evangile de l’amour, entre conscience et norme » – est d’une grande importance et il peut éclairer le parcours que les Eglises italiennes sont en train d’accomplir, aussi pour répondre au désir de famille qui émerge dans l’esprit des jeunes générations. L’amour entre un homme et une femme est, évidemment, parmi les expériences humaines les plus fécondes, c’est le ferment de la culture de la rencontre et elle apporte au monde actuel une injection de sociabilité : vraiment, « le bien de la famille est décisif pour l’avenir du monde et de l’Eglise » [i]. C’est justement la famille née du mariage qui génère des liens féconds, qui se révèlent être l’antidote le plus efficace contre l’individualisme galopant ; toutefois, sur le chemin de l’amour conjugal et de la vie familiale il y a des situations qui requièrent des choix ardus, à accomplir avec rectitude. Parfois dans la réalité domestique se présentent des nœuds concrets à affronter avec une conscience prudente de la part de chacun. Il est important que les époux, les parents, ne soient pas laissés seuls, mais soient accompagnés dans leur engagement à mettre l’Evangile en pratique dans la réalité de la vie. D’autre part nous savons bien que « nous sommes appelés à former les consciences, non pas à prétendre de se substituer à elles » [ii].

Le monde contemporain risque de confondre le primat de la conscience, qui doit être toujours respectée, avec l’autonomie exclusive de l’individu par rapport aux relations qu’il vit.

Comme je le disais récemment à l’Académie Pontificale pour la Vie, « il y a celui qui parle même d’égolâtrie, c’est-à-dire d’un vrai culte du moi, sur l’autel duquel on sacrifie tout, y compris les êtres les plus chers. Cette perspective n’est pas inoffensive : elle modèle un sujet qui se regarde continuellement dans un miroir, jusqu’à devenir incapable de tourner les yeux vers les autres et vers le monde. La propagation de cette attitude a des conséquences gravissimes pour toutes les affections et pour les liens de la vie » [iii]. C’est une « pollution » qui corrode les esprits et rends confus les intelligences et les cœurs, en produisant de fausses illusions.

Romano Guardini, dans son texte sur le thème de la conscience, indique le chemin pour la recherche du véritable bien : « De cet emprisonnement en moi-même je ne me libère que si je trouve un point, qui ne soit pas mon moi ; en haut, au-dessus de moi. Un quelque chose de solide et d’efficace qui s’affermisse à l’intérieur de moi. Et nous voici arrivés au cœur [ … ] c’est-à-dire à la réalité religieuse. Ce bien [ … ] est quelque chose de vivant. [ … ] C’est la plénitude des valeurs du Dieu vivant lui-même » [iv].

Dans l’intimité de chacun il y a un lieu où le Mystère se révèle et illumine la personne en la rendant protagoniste de son histoire. La conscience – rappelle le Concile Vatican II -, c’est ce « noyau le plus secret et le sanctuaire de l’homme, où il est seul avec Dieu, dont la voix résonne dans l’intimité » [v]. Au chrétien il appartient d’être vigilant afin que dans cette sorte de tabernacle ne manque pas la grâce divine, qui illumine et fortifie l’amour conjugal et la mission parentale. La grâce remplit les « amphores » des cœurs humains d’une capacité de don extraordinaire, renouvelant pour les familles d’aujourd’hui le miracle des noces de Cana.

En commentant cet épisode de l’Evangile, j’ai pu dire que « en transformant en vin l’eau des amphores utilisées « pour la purification rituelle des Juifs » (v. 6), Jésus accomplit un signe éloquent : il transforme la Loi de Moïse en Evangile, porteur de joie »[vi]. Jésus indique en particulier la médecine de la miséricorde, qui guérit la dureté du cœur, assainissant les rapports entre mari et femme et entre parents et enfants.

Chers frères et sœurs, je vous adresse tous mes vœux pour votre travail dans ce Symposium. Puisse-t-il aider l’Eglise en Italie à assimiler et à développer les contenus et le style d’Amoris laetitia ; puisse-t-il contribuer à la formation des animateurs des groupes familiaux dans les paroisses, dans les associations, dans les mouvements ; puisse-t-il soutenir le chemin de tant de familles, en les aidant à vivre la joie de l’Evangile et à être des cellules actives dans la communauté. Je vous bénis de tout cœur et vous demande, s’il vous plaît, de prier pour moi.

[i] Exhort. ap. post-synodale Amoris laetitia, 31

[ii] Ibid., 37.

[iii] Discours aux participants à l’Assemblée Générale de l’Académie Pontificale pour la Vie, 5 octobre 2017.

[iv] La conscience, Brescia 1933, 32-33.

[v] Const. Past. Gaudium et spes, 16.

[vi] Catéchèse lors de l’Audience générale du 8 juin 2016.

© Traduction de ZENIT, Hugues de Warren

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

Publié dans

Publications précédentes

Angelus du 12/11/2017

12 novembre 2017

Angelus du 05/11/2017

6 novembre 2017

4 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

loader