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Aquinas a publié dans la communauté Prier le Notre Père avec saint Thomas d'Aquin

Nouveau Notre Père : changement de traduction

Nouveau Notre Père : changement de traduction

La nouvelle traduction du « Notre Père » entrera en vigueur le dimanche 3 décembre. Nous ne dirons désormais plus « ne nous soumets pas à la tentation », mais « ne nous laisse pas entrer en tentation ».

 

Comment en est-on arrivé là ?

 

Le texte grec de Mt 6, 13 et Lc 11, 4 est particulièrement difficile à traduire. L’ancienne traduction « ne nous soumets pas à la tentation », en usage depuis 1966, pouvait laisser entendre que Dieu puisse nous soumettre à la tentation. Or, Dieu ne nous soumet pas à la tentation, il ne nous incite jamais au mal. Comme on peut le lire dans l’Ecriture : « Dans l’épreuve de la tentation, que personne ne dise : “Ma tentation vient de Dieu”. Dieu, en effet, ne peut être tenté de faire le mal, et lui-même ne tente personne » (Jc 1, 13).

 

La nouvelle traduction « ne nous laisse pas entrer en tentation » a été validée le 12 juin 2013 par la Congrégation pour le culte divin en même temps que la nouvelle traduction liturgique de la Bible. Lors de l’assemblée plénière de mars 2017, les évêques de France ont décidé de rendre effectif ce changement dans les célébrations à partir de la nouvelle année liturgique, soit le premier dimanche de l’Avent (3 décembre). Le Conseil d’Eglises chrétiennes en France (CECEF) a accompagné cette décision et demandé que la nouvelle traduction soit aussi utilisée lors des célébrations œcuméniques.

 

D’où vient la tentation ?

 

Dans une explication du Notre Père qu’il a donnée à la fin de sa vie (sous forme de sermons, aux fidèles de l’église Saint-Dominique à Naples), saint Thomas d’Aquin nous éclaire sur cette question.

 

La tentation ne vient pas de Dieu, mais des passions sensibles (lorsqu’elles nous incitent à une recherche incessante du plaisir ou lorsqu’elles nous détournent du bien), du diable (« Semblable à un habile chef d’armée, occupé à assiéger une forteresse, il considère les points faibles de l’homme qu’il veut attaquer et fait alors porter l’effort de la tentation là où il constate que son adversaire est plus désarmé »), ou du monde (par un désir excessif et immodéré des choses temporelles et par les frayeurs que nous inspirent les persécuteurs et les tyrans).

 

Comment ne pas entrer en tentation ?

 

En demandant l’aide de Dieu, par sa grâce, poursuit saint Thomas :

Le Christ nous enseigne à demander au Père non pas la grâce de ne pas être tentés, mais bien celle d’éviter de nous établir passivement dans l’état où nous met la tentation. C’est en effet en surmontant et en dominant la tentation que l’homme mérite la couronne de gloire incorruptible.

 

Dieu ne pousse pas au mal, mais il permet seulement la tentation dans la mesure ou un bien plus grand peut en sortir. Il est impossible de ne pas être tenté mais il est possible, avec la grâce de Dieu, de ne pas consentir à la tentation : c’est tout l’objet de cette demande du Notre Père.

Pour aller plus loin…

Vous voulez en savoir plus sur cette explication du Notre Père par saint Thomas d’Aquin afin de dire cette prière avec toujours plus de ferveur ? Venez rejoindre la communauté de prière « Prier le Notre Père avec saint Thomas d’Aquin » du 2 au 11 décembre 2017.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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13 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

    Anne-Marie
    Anne-Marie
    il y a 9 jours
    J'accueille... et me réjouis que ce changement nous permette de prendre particulièrement un moment pour méditer sur cette prière que le Seigneur Lui même nous a enseigné... Belle préparation à Noël! A.M.
      Marc
      Marc
      il y a 9 jours
      Rien n'égale l'ancienne version d'avant 1966 ; "Ne nous laisse pas succomber à la tentation... " C'est plus simple, plus clair et plus exact ; bref c'est parfait!
        Xphoros
        Xphoros
        Lille, il y a 11 jours
        S'il y a une chose sur laquelle je pense que nous serons à peu près tous d'accord ici, c'est sur la nécessité de renvoyer ce sacré « ne nous soumets pas » aux oubliettes de la théologie francophone. Ceci posé, je ne suis pas certain que revenir au grec ou au latin résolve quoi que ce soit. Si j'ouvre mon Bailly ou mon Gaffiot, voici ce que je trouve : εἰσφέρω ("porter dans"/"introduire") d'un côté ; de l'autre, induco ("conduire dans"/"introduire", plus tard "induire", qui est la traduction des orthodoxes francophones). En réalité, on s'expose inévitablement à des mésinterprétations, dès lors que l'on oublie de tenir compte du substrat sémitique sous-jacent à Matthieu 6,13. Personnellement, je trouve la nouvelle traduction très satisfaisante, plus encore que la formule traditionnelle qui était déjà très bonne. En effet, elle a l'avantage d'enrichir le sens de la demande en renvoyant à deux aspects de l'épreuve : celle que l'on subit – la tentation classique – mais aussi celle à laquelle on soumet Dieu, comme les Hébreux au désert s’en étaient rendus coupables : « [Moïse] donna à ce lieu le nom de Massa (c’est-à-dire : Épreuve) et Mériba (c’est-à-dire : Querelle), parce que les fils d’Israël avaient cherché querelle au Seigneur, et parce qu’ils l’avaient mis à l’épreuve, en disant : “Le Seigneur est-il au milieu de nous, oui ou non ?” » (Ex 17,7 – trad. AELF). Saint Jérôme traduit par : « et vocavit nomen loci illius Temptatio…». Ceci pour répondre à ceux qui affirment un peu vite que la tentation n'est pas un lieu où entrer... Ainsi, « ne nous laisse pas entrer en tentation » se donne à comprendre non seulement comme « ne nous laisse pas succomber lorsque nous serons mis à l’épreuve » mais aussi comme « ne nous laisse pas Te mettre à l’épreuve à notre tour » – quand s’enferrant dans notre péché, nous imitons Adam et Ève, fuyant par orgueil la Lumière miséricordieuse pour tenter (vainement) de nous cacher dans nos petites ténèbres personnelles. Le commentaire de saint Thomas d'Aquin est de toute façon très éclairant, merci de le partager avec nous !
          Yves
          Yves
          La Garde, il y a 19 jours
          La nouvelle traduction est un peu moins mauvaise que la précédente, mais n'est pas heureuse non plus. D'abord elle torture une fois de plus notre pauvre langue. On n'entre pas en tentation : on lui résiste ou on y succombe. Pourquoi nos clercs ont-ils ce besoin d'inventer de nouvelles expressions alors que notre langue est déjà si riche ? La traduction grecque n'est pas si difficile à traduire, même si le terme utilisé n'existe pas littéralement en français. Le père Carmignac en a fait une traduction. Le sens exact est : "donnez-nous la force de ne pas succomber à la tentation" (ou donnez-nous de résister à la tentation). C'est pourquoi l'ancienne traduction : ne nous laissez pas succomber à la tentation reste de loin la meilleure, peut-être même que le latin : et ne nos inducas, le verbe inducare pouvant laisser supposer que Dieu nous induit en tentation, ce qui ne peut pas être le cas. Même si la nouvelle traduction est meilleure que la précédente, il est dommage de ne pas avoir profiter de l'occasion pour trouver une expression qui colle le plus possible au sens de la version grecque.
            gervais
            gervais
            Boulogne-Billancourt, il y a 11 jours
            Bonjour , dans le dernier paragraphe ( Pour aller plus loin...) vous dites : réciter le Notre Père ! ou disons le Notre Père pour ma part j’achoppe sur le mot réciter et disons le N.P., alors qu'à mon sens on devrait dire : prier le notre père ! Bonne réflexion .Gervais Bégin Ptre Québec Canada
              Xphoros
              Xphoros
              Lille, il y a 11 jours
              Je suis d'accord avec vous : réciter, c'est débiter au risque de "rabâcher comme les païens" (Mt 6,7). Prier le Notre Père, "de tout son cœur, de toute son âme, de tout son esprit", c'est beaucoup mieux !
                Paola
                Paola
                Boulogne-Billancourt, il y a 10 jours
                Moi, je dirais plutôt: "Prier Notre Père" sans "le".
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