Facebook Pixel4e jour : à l'épreuve de la foi - Hozana
Juliette

Juliette dans Neuvaine à Sainte Anne pour couples en espérance d'enfant

Publication #4Initialement publiée le 19 décembre 2017

4e jour : à l'épreuve de la foi

Sara et Abraham

PAROLE DE DIEU (Gn 16, 3-6)

Saraï prit Hagar, sa servante égyptienne, pour la donner comme femme à Abram son mari. Il alla vers Hagar qui devint enceinte. Quand elle se vit enceinte, sa maîtresse ne compta plus à ses yeux. Saraï dit à Abram : « tu es responsable de l'injure qui m'est faite. C'est moi qui ai mis sur ton sein ma servante. Dès qu'elle s'est vue enceinte, je n'ai plus compté à ses yeux. Que le Seigneur décide entre toi et moi ! » Abram répondit à Saraï : « Voici ta servante en ton pouvoir, fais-lui ce qui est bon à tes yeux. Saraï la maltraita et celle-ci prit la fuite.

Rachel et Léa ont eu recours à des solutions humaines qui se sont bien terminées : pas de concurrence avec leurs servantes. Il n'en est pas de même pour Sara et sa servante Hagar. Suivons leur histoire au fil des chapitres 16 à 18, 21 que je vous invite à relire. Depuis le chapitre 12, Dieu a promis une grande descendance à Abraham. Cette promesse se renouvelle régulièrement, et pourtant, lui et sa femme sont âgés. Alors Sara s'impatiente et décide d'intervenir. Suivant la coutume mésopotamienne de remédier à une stérilité via une servante, qui concevrait un fils que l'épouse principale adopterait, elle donne sa servante Hagar à Abraham pour qu'elle obtienne un fils par elle. Mais les choses ne se passent pas comme elle voudrait. Hagar fanfaronne devant sa maitresse, ce qui est insupportable pour Sara. Alors elle s'en plaint à son mari qui lui donne le pouvoir de la maltraiter. Plus tard, après la naissance de l'héritier officiel, Isaac, Hagar et Ismaël sont chassés. Et tout cela pour ne pas avoir cru en la promesse de Dieu !

Certes, Abraham et Sara sont nos parents dans la foi, comme le rappelle l'épitre aux Hébreux (ch 11), mais eux aussi sont pétris de pâte humaine, eux aussi ont leurs faiblesses ! Rappelons-nous, Dieu nous veut heureux, il a un projet de bonheur pour chaque personne, pour chaque couple. Voulons-nous lui laisser la place, le laisser faire ?

Au temps d'Abraham et Sara, de Jacob, Rachel et Léa des solutions pour remédier à la stérilité étaient données par la législation en vigueur, notamment le code d'Hammurabi : c'est ainsi que ces couples l'ont appliqué, parfois dans la douleur. Plutôt que d'avoir recours à des solutions humaines, Dieu ne voulait-il pas qu'ils manifestent davantage de Foi en Lui ?

De nos jours, la stérilité, l'infertilité, l'hypofertilité sont des maux qui mettent encore le couple à l'épreuve de la foi. Dans cette grande souffrance, nombreuses sont les tentations de recourir aux solutions que notre monde préconise : la PMA (procréation médicalement assistée) et la GPA (gestation pour autrui). D'ailleurs, si certains couples ont choisi ces techniques en pleine conscience, la plupart se sont engagés dans ces processus malgré eux, avant même d'avoir pu prendre le temps de réaliser tout ce qu'ils impliquaient : dépossession de leur sexualité, réalisation d'examens lourds et invasifs, surstimulations hormonales, embryons surnuméraires dont on ne sait pas que faire, sélections et réductions embryonnaires, grossesses à risques, prématurité, trafic humain, recherche sur l'embryon, etc… La plupart des couples rencontrés dans mon exercice professionnel témoignent de la violence de ces parcours. Bref, guidés par un monde médical obstiné par le succès et fasciné par la puissance de la vie dès ses commencements, ces couples ne se sont rendus compte que leur souffrance était instrumentalisée. Ou trop tard pour faire marche arrière... Et pourtant, si l'Eglise condamne ces techniques inhumaines, c'est bien pour protéger ses enfants, ainsi que les petits à naître, comme une mère veut protéger ses enfants contre le mal… Elle ne juge pas ceux qui y ont recours. Et Dieu aime et bénit les enfants conçus ainsi, tout comme Dieu a béni Ismaël.

Ô Sainte Anne, guide-nous, guide nos médecins pour trouver des solutions dignes, qui préservent l'intégrité du mariage et s'attachent à restaurer la fertilité quand c'est possible, et protègent les petits qui en sont issus.

Notre Père

Je vous salue Marie

Gloire au Père

Sainte Anne, priez pour nous.

Pour aprofondir, je vous recommande la lecture de deux ouvrages :

- Juliette Chové : "Soyez féconds et multipliez-vous, couples infertiles, des raisons d'espérer à Sainte Anne d'Auray", éditions Téqui

- Marie Cabaud-Meaney : "Une grossesse tant désirée", éditions Téqui

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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1er jour : l'appel à la fécondité

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Publication #2Initialement publiée le 17 décembre 2017

3e jour : la tentation de la jalousie, de l'envie

Publication #3Initialement publiée le 18 décembre 2017

10 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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