François et le Lépreux

François et le Lépreux
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Oser regarder la face sombre de la vie, chez les autres et en soi, oser approcher sa propre fragilité, reconnaître et embrasser son “lépreux intérieur”, c'est un pas en avant pour découvrir la paix…

Une rencontre dans la vie de François :

Le jeune et brillant François se promène à cheval dans la campagne d'Assise quand soudain il entend une crécelle, ce petit instrument qui, au Moyen Age, signalait l'approche d'un lépreux. Il s'apprête à fuir comme à l'accoutumée, car il n'a pas été habitué à fréquenter ces gens-là … Mais voilà que, sur une impulsion soudaine, et presqu'à sa propre surprise, il descend de cheval, s'approche du lépreux et le serre dans ses bras !

C'est le début d'une longue histoire…

“Voici comment le Seigneur me donna, à moi frère François, la grâce de commencer à me convertir. Au temps où j’étais encore dans les péchés, la vue des lépreux m’était insupportable. Mais le Seigneur lui-même me conduisit parmi eux ; je les soignais de tout mon cœur ; et au retour, ce qui m’avait semblé si amer s’était changé pour moi en douceur pour l’esprit et pour le corps.” (Testament de saint François)

 

“Dieu tout puissant, éternel, juste et bon, par nous-mêmes nous ne sommes que pauvreté ; mais toi, à cause de toi-même, donne-nous de faire ce que nous savons que tu veux, et de vouloir toujours ce qui te plaît ; ainsi nous deviendrons capables, intérieurement purifiés, illuminés et embrasés par le feu du Saint-Esprit, de suivre les traces de ton Fils bien-aimé notre Seigneur Jésus-Christ, et, par ta seule grâce, de parvenir jusqu’à toi, Très-Haut, qui, en Trinité parfaite et très simple Unité, vis et règnes et reçois toute gloire, Dieu tout puissant dans tous les siècles des siècles. Amen”.(extrait de la lettre de saint François à Tout l'Ordre)

 

Des témoins franciscains :

  • Frère Conrad  de PARZHAM était un capucin Allemand, qui assurait l'accueil au monastère de Altötting (1818- 1894) : “ je veux m'engager à ne jamais dire une parole contraire à la charité. Je veux supporter avec grande patience les manquements, les défauts et les faiblesses d'autrui, et, autant que possible, je les couvrirai du manteau de l'amour.”

  • Anakutti (1910- 1946), jeune Indienne, entra chez les Clarisses de Bharananganam, en Inde,  et prit le nom de soeur Alphonsa de l'Immaculée Conception. On lui demande, peu avant sa mort, comment elle occupe ses longues heures d'insomnie ; elle répond : “J'aime. Je m'offre en humble hostie pour le salut du monde.”

La découverte de nos faiblesses et leur acceptation humble ouvrent nos coeurs pour accueillir les faiblesses des autres.

 

Et nous, aujourd'hui ?

« Seigneur, que veux-tu que je fasse ? » 

“Là où est le doute, que je mette la foi. Là où est le désespoir, que je mette l'espérance...là où est la tristesse, que je mette la joie.”

Déposons devant le Seigneur les “côtés lépreux” de notre vie, ceux que nous n'osons pas trop regarder, pour les apprivoiser … jusqu'au jour où nous pourrons les prendre fraternellement dans nos bras et les offrir à son pardon ! Notre « baiser au lépreux » sera aussi le début d'une longue histoire ...

Tomo un minuto para meditar todas estas cosas en mi corazón (Lucas, 2:19)

22 Comentarios

"Que sus conversaciones sean siempre agradables y oportunas, a fin de que sepan responder a cada uno como es debido". Colosenses 4:6

Marie-Colombe
Marie-Colombe place Mauvezin, el año pasado
De nos soeurs de Nantes : Rencontre de François avec les lépreux Voici comment le Seigneur me donna, à moi frère François, la grâce de commencer à faire pénitence. Au temps où j'étais encore dans les péchés, la vue des lépreux m'était insupportable. Mais le Seigneur lui-même me conduisit parmi eux ; je les soignais de tout mon cœur ; et au retour, ce qui m'avait semblé si amer s'était changé pour moi en douceur pour l'esprit et pour le corps. (Testament de François) De toutes les misères et infirmités, c'était la lèpre que François avait naturellement en horreur le plus au monde. Or, un jour qu'il se promenait à cheval aux environs d'Assise, voici qu'il rencontra un lépreux. Malgré son immense dégoût et l'horreur qu'il éprouvait, il ne voulut ni transgresser l'ordre reçu ni violer son serment, car il avait donné sa foi : il sauta de cheval et s'approcha pour embrasser le malheureux. Celui-ci, qui tendait la main pour une aumône, reçut avec l'argent un baiser. François remonta en selle, mais il eut beau, ensuite, regarder de tous côtés - aucun accident de terrain ne gênait pourtant la vue - il ne vit plus le lépreux.* Plein d'admiration et de joie, il renouvela peu après son geste : il visita l'hôpital des lépreux, distribua de l'argent à chacun d'eux et leur baisa la main et la bouche. Voilà comment il préféra l'amertume à la douceur et, vaillamment, se prépara aux exigences qui allaient suivre. (2 Cel 9) * Pour le biographe (contemporain de François) et selon le style de son temps, cela ne veut pas dire pas que le lépreux n'était pas réel mais cela signifie que c'est le Christ lui-même que François avait rencontré dans le lépreux.
    Marie-Colombe
    Marie-Colombe place Mauvezin, el año pasado
    et sur Anakutti (c'est un peu long mais c'est tellement prenant !!!!) Homélie du Pape Benoît XVI (Octobre 12, 2008). Alphonsine de l'Immaculée Conception est né à Kudamaloor dans la région du diocèse de Changanacherry Arpookara, dans le Kérala, au sud-est de l’Inde, le 19 Août 1910, d’une famille noble et ancienne de Muttathupadathu. Dès la naissance, sa vie a été marquée par la Croix, qui serait progressivement révélé que la voie royale pour se conformer au Christ. Sa mère, Maria Puthukari, lui a donné naissance prématurément, dans son huitième mois de grossesse, à la suite de la terreur vécue par un serpent pendant son sommeil qui s'est enroulé autour de sa taille. Huit jours plus tard, le 28 Août, l'enfant a été Baptisée selon le rite syro-malabar par Joseph P. et reçut le nom Chackalayil Annakutty, un diminutif de Anne. Elle était la dernière de cinq enfants. À peine à l’âge de trois mois, sa mère meurt. Annakutty a passé son enfance à la maison de ses Elumparambil (grands-parents). Là, elle a vécu une période particulièrement heureuse pour sa formation humaine et chrétienne, au cours de laquelle a fleuri dans ses les premières graines d'une vocation à la vie consacrée. La grand-mère, femme pieuse et charitable, a communiqué la joie de la Foi, l'Amour pour la Prière et une forte augmentation de la Charité envers les pauvres. A l’âge de cinq ans l'enfant savait déjà conduire, avec un enthousiasme tout à fait enfantin, la Prière du soir de la famille réunis, conformément à l'Église syro-malabare, la "salle de Prière". Annakutty reçue pour la première fois le pain Eucharistique le 11 Novembre 1917. Elle a dit à ses amis: «Savez-vous pourquoi je suis particulièrement heureux aujourd'hui? Parce que j'ai Jésus dans mon coeur! " Et dans une lettre à son père spirituel, le 30 Novembre 1943, elle a confié ce qui suit: "Déjà à l'âge de sept ans, je n'était plus le mien. J'ai été totalement dédié à mon divin Époux. Votre Révérence le sait bien. " Dans la même année de 1917, elle a commencé à fréquenter l'école primaire Thonnankuzhy, où il a établi une amitié sincère avec les enfants hindous. Après le premier cycle de l'enseignement, en 1920, il était temps de passer à Muttuchira, la maison de sa Murickal, tante Anna, à qui sa mère l’avait confiée avant sa mort, comme sa mère adoptive. Sa tante était une femme sévère et exigeant, parfois despotique et violente en exigeant l'obéissance d’Annakutty. Consacrée à la pratique religieuse, elle a accompagné sa nièce, mais ne partage pas l'amitié de la jeune fille avec les Carmélites du monastère voisin, ou ses longues périodes de prière au pied de l'autel. Elle était, en effet, déterminée à se procurer un mariage avantageux pour Annakutty, obstruant les signes clairs de sa vocation religieuse. Les vertus d’ Annakutty se sont manifestées en acceptant cette éducation sévère et rigide comme un chemin d'humilité et de patience pour l'Amour du Christ, et sa ténacité s’est manifestée par sa résistance aux tentatives réitérées à l'engagement à laquelle la tante essayé de l’obliger. Pour éviter l'engagement du mariage, Annakutty se décide à provoquer volontairement une brûlure, mais elle-même tombe en mettant son pied dans une fosse de braises. "Mon mariage a été arrangé quand j'étais âgé de treize ans. Que pouvais-je faire pour l'éviter? J'ai prié toute la nuit ... Puis une idée me vint. Si mon corps était un peu "défiguré personne ne me voudrait! ... Comment j'ai souffert! Je Lui ai offert tout ma grande intention ". Son choix visant à détruire sa beauté singulière n'a pas pleinement réussi dans son désir d’être libérée des attentions de prétendants. Au cours des années suivantes, Annakutty avait à défendre sa vocation, même pendant l'année de probation lors d'une tentative qu’elle soit donnée en mariage avec la complicité de la maîtresse de la formation elle-même. « O, la vocation que j'ai reçu! Un cadeau de Mon Bon Dieu! .... Dieu vit la douleur de mon âme en ces jours. Dieu a éloigné les difficultés et m'a conforté dans cet état religieux ». Le Père James Muricken, son confesseur, la dirigea vers la spiritualité franciscaine afin de lui permettre de connaître la Congrégation des Franciscaines Clarisses. Le 24 mai 1927 Annakutty fait son entrée dans le collège de Bharananganam dans le diocèse de Palai, pour participer en tant qu'étudiante stagiaire en septième année. L'année suivante, le 02 Août 1928, la postulante Annakutty commença son Noviciat, prenant le nom d’Alphonsine de l'Immaculée Conception, en l'honneur de saint Alphonse de Liguori, célébré ce jour-là. Le 19 mai 1930, elle reçoit l'habit religieux, au cours de la première visite pastorale de l'évêque Monseigneur James Bharananganam Kalacherry. La période 1930-1935 a été caractérisée par une grave maladie et par les souffrances morales. Elle put seulement enseigner aux enfants l'école durant l’année scolaire 1932-33. Plus tard, en raison de sa faiblesse, elle a servie comme assistant-professeur et catéchiste dans la paroisse. Elle a été aussi engagée comme secrétaire, en particulier à écrire des lettres officielles en raison de sa belle écriture. En 1934, elle a été présentée à la Congrégation des Clarisses du noviciat Franciscain Pauvre canonique. Bien que désireuse de conclure immédiatement, à cause de sa santé défaillante, elle ne fut seulement acceptée que le 12 Août 1935. Après environ une semaine dans le noviciat, se manifesta par des saignements au niveau du nez, des yeux, de forts vomissements et des plaies purulentes dans les jambes. La maladie a tellement augmenté que l'on craignait le pire. Le ciel était le sauvetage de la sainte novice. Au cours d'une neuvaine à la Servante de Dieu le Père Elia Kuriakose Chavara-Carmel, maintenant béni, elle était miraculeusement et instantanément guérie. Lors de la reprise de son noviciat, elle note dans son journal ses saintes intentions spirituelles : «Je ne veux pas agir ou parler selon mon inclination. Chaque fois que j'échoue, je vais faire pénitence ... Je veux faire attention à ne jamais rejeter quelqu'un. Je ne parlerai que des mots doux à d'autres. Je veux contrôler mes yeux avec rigueur. Pour chaque échec, je veux demander au Seigneur pour le pardon et l'expier par la pénitence. De toute nature d’où me proviennent mes souffrances, je n'ai jamais à me plaindre et quand j'ai dû subir des humiliations, je vais chercher refuge dans le Sacré-Cœur de Jésus. " Le 12 Août 1936, en la Fête de Sainte Claire, le jour de sa profession perpétuelle, fut un jour de joie spirituelle inexprimable. Elle avait réalisée son désir longtemps caressé dans son cœur et confié à sa sœur Elisabeth alors qu'elle n'avait que 12 ans: "Jésus est mon conjoint seulement, et rien d'autre". Mais Jésus a voulu conduire son épouse à la perfection à travers une vie de souffrance. «J'ai fait ma profession perpétuelle le 12 Août 1936 et suis venu ici pour Bharanganam le 14 prochain. Depuis ce temps, il semble, que l’on m'a confié une partie de la Croix du Christ. Occasions de souffrance il y en a beaucoup de ... J'ai un grand désir de souffrir avec joie. Il semble que mon conjoint souhaite réaliser ce désir. " Il y avait une succession de maladies douloureuses: la fièvre typhoïde, la pneumonie double, et, ce qui était pire, une frayeur dramatique et nerveuse, en voyant un voleur pendant la nuit du 18 Octobre 1940. L'état de prostration mentale a duré environ un an au cours de laquelle elle n'était plus en mesure de lire ou d'écrire. Dans chaque situation, Soeur Alphonsine a toujours maintenue en réserve, une grande attitude charitable envers les Sœurs, subissant en silence ses souffrances. En 1945, elle eut une violente épidémie de maladies. Une tumeur s'était propagée à travers ses organes, a transformé sa dernière année de la vie dans une agonie continue. Gastro-entérite et des problèmes du foie ont causé de violentes convulsions et des vomissements pouvant aller jusqu'à quarante fois par jour. «Je crois que Le Seigneur m'a appelé à être une oblation, un sacrifice de la souffrance ... Je vois le jour où je n'ai pas souffert, comme un jour perdu pour moi. " Cette attitude d'une victime de l'Amour pour Le Seigneur, heureuse jusqu'au dernier moment et avec le sourire de l'innocence toujours sur ses lèvres, Soeur Alphonsine a tranquillement et joyeusement fini son voyage terrestre au Couvent des Clarisses Franciscaines pauvres dans Bharananganam à 12h30, le 28 juillet 1946, laissant le souvenir d'une sœur pleine d'amour et de sainteté. Le 8 Février 1986, Muttathupadathu Alphonsine de l'Immaculée Conception a été proclamée Bienheureuse par le Bienheureux Pape Jean-Paul II à Kottayam, Inde . Avec la Canonisation d'aujourd'hui, l'Église, en Inde, indique son premier saint à la vénération des fidèles à travers le monde. En son nom, les croyants de partout dans le monde, pourront se joindre aux remerciements à Dieu seul, dans le signe des deux grandes traditions orientales et occidentales, romaines et Malabar, que Sœur Alphonsine a vécues et harmonisées dans sa sainte vie. La bienheureuse Alphonsa de l'Immaculée Conception naquit à Kudamalur, près d'Arpookara dans le diocèse de Changanachéry, Inde, le 19 août 1910, dans une noble et ancienne famille Muttathupadathu. Dès sa naissance, la vie de la Bienheureuse fut marquée par la croix qui lui a été révélée progressivement comme le chemin royal pour se conformer au Christ. Sa mère Marie Puthukari l'accoucha prématurément à son huitième mois de grossesse, conséquence d'une frayeur occasionnée pendant son sommeil quand un serpent la ceintura. Huit jours plus tard, le 28 août l'enfant fut baptisée selon le rite syro-malabar par le Père Joseph Chackalayil et elle reçut le nom d'Annakutty, un diminutif d'Anne. Elle était la dernière de cinq enfants. Sa mère décéda trois mois plus tard. Annakutty passa sa petite enfance dans la maison de la famille de ses grands-parents à Elumparambil. Elle y a passé des moments particulièrement heureux grâce à sa formation humaine et chrétienne. C'est pendant cette période que les premières semences de sa vocation ont fleuri. Sa grand-mère, une femme pieuse et charitable lui communiqua la joie de la foi, l'amour pour la prière et la charité envers les autres. A l'âge de cinq ans l'enfant savait comment mener, avec un enthousiasme totalement enfantin, la prière du soir de la famille dans la chambre de prière, ce qui était la coutume syro-malabare. Annakutty reçut la première communion le 11 novembre 1917. Elle disait à ses amies : "Savez-vous pourquoi je suis spécialement heureuse aujourd'hui ? C'est parce que j'ai Jésus dans mon coeur". Dans une lettre du 30 novembre 1943, elle confia à son Père spirituel : "Déjà dès l'âge de sept ans, je n'étais plus moi-même, j'étais totalement consacrée à mon époux divin. Votre révérence le sait bien". La même année 1917, elle commença à fréquenter l'école élémentaire Thonnankuzhy où elle a également établi une amitié sincère avec des enfants hindous. Quand le premier cycle se termina en 1920, elle a dû poursuivre ses études à Muttuchira. Elle fut reçue dans la famille de sa tante Anna Murickal à qui sa mère l'avait confiée avant sa mort comme mère adoptive. Sa tante était une femme sévère et exigeante, parfois despote et violente, réclamant une obéissance absolue de la part d'Annakutty concernant tous ses désirs et ses ordres. Assidue dans la pratique religieuse, elle accompagnait sa nièce, mais elle n'a pas partagé l'amitié de la jeune fille avec les Carmélites du couvent proche, ni ses longues prières au pied de l'autel. En fait, elle était déterminée à procurer un mariage avantageux à Annakutty, entravant ainsi les signes évidents de sa vocation religieuse. La vertu de la Bienheureuse s'est manifestée dans l'acceptation de cette éducation sévère et rigide comme un chemin d'humilité et de patience pour l'amour du Christ. Et elle resista avec ténacité aux essais réitérés de sa tante pour l'obliger à se fiancer. Annakutty, afin d'échapper à l'engagement au mariage en arriva à se causer une brûlure grave en mettant son pied dans un tas de braises. "Mon mariage fut arrangé quand j'avais treize ans. Qu'est-ce que j'aurais pu faire pour éviter cela ? J'ai prié toute la nuit... Puis une idée est venue. Si mon corps était un peu défiguré, personne ne me désirera... O ! Comme j'ai souffert ! J'offris tout cela en vue de réaliser ma vocation". Le projet de défigurer sa beauté exceptionnelle n'a pas totalement réussi à la libérer de l'attention de prétendants. Pendant les années suivantes la Bienheureuse a dû défendre sa vocation (pendant l'année de probation un essai de la donner en mariage a été fait avec la complicité même de la Maîtresse de formation) "O, la vocation que j'ai reçue ! Un cadeau de mon bon Dieu !... Dieu vit la douleur de mon âme en ces jours-là. Dieu a éloigné les difficultés et m'a établie dans cet état religieux". C'est le père James Muricken, son confesseur qui la dirigea vers la spiritualité franciscaine et l'a mise en contact avec la congrégation des Clarisses franciscaines. Annakutty entra dans leur collège à Bharananganam dans le diocèse de Pala comme interne, pour suivre la classe de septième (correspodant à un brevet de fin d'étude) le 24 mai 1927. L'année suivante le 2 août 1928 Annakutty commença son postulat en prenant le nom d'Alphonsa de l'Immaculée conception, en l'honneur d'Alphonse Liguori dont la fête était à cette date. Elle reçut l'habit religieux le 19 mai 1930 pendant la première visite pastorale de l'évêque James Kalacherry. La période 1930 - 1935 fut caractérisée par de graves maladies et beaucoup de souffrance morale. Elle n'a pu enseigner aux enfants de l'école de Vakakkad que durant l'année scolaire 1932. Puis à cause de sa faiblesse, elle remplit la fonction d'aide-enseignante et de catéchiste à la paroisse. Elle fut également engagée comme secrétaire, particulièrement pour écrire des lettres officielles compte tenu de sa belle écriture. Le noviciat canonique fut introduit dans la congrégation de Clarisses franciscaines en 1934. Malgré son désir d'y entrer immédiatement, la Bienheureuse ne fut admise que le 12 août 1935 seulement à cause de sa mauvaise santé. Environ une semaine après l'entrée au noviciat, elle eu une hémorragie des narines et des yeux, une faiblesse extrême et des plaies purulentes sur les jambes. La maladie s'aggrava tellement qu'on craignit le pire. Le ciel est venu au secours de la sainte novice. Pendant une neuvaine sous l'inspiration du Père Kuriakose Chavara, un carme, "serviteur de Dieu" aujourd'hui "Bienheureux", elle fut miraculeusement et instantanément guérie. Ayant recommencé son noviciat, elle écrit dans son agenda spirituel les décisions suivantes : "Je ne veux pas agir ou parler selon mes penchants. Chaque fois que j'échouerai, je ferai pénitence. Je veux être attentive à ne rejeter personne, Je ne parlerai aux autres qu'avec douceur... Je veux contrôler mes yeux avec rigueur. Je demanderai pardon au Seigneur pour chaque petit échec et en réparation je ferai pénitence. De toutes mes souffrances, quelles qu'elles soient, je ne me plaindrai pas et si je dois subir quelque humiliation, je chercherai refuge dans le sacré cœur de Jésus". Le 12 août 1936 à la fête de Sainte Claire, le jour de sa profession perpétuelle, a été, pour elle, un jour de joie spirituelle inexprimable. Elle avait réalisé son désir et l'avait gardé très longtemps dans son coeur ; elle avait confié à sa sœur Elizabeth quand elle avait 12 ans : "Jésus est mon seul époux, et personne d'autre". Jésus néanmoins voulut conduire son épouse à la perfection par une vie de souffrance. "J'ai fait ma profession perpétuelle le 12 août 1936 et je suis venue ici à Bharananganam le 14 suivant. Il me semble qu'à partir de ce moment là une part de la croix de Jésus m'a été confiée. Il y a d'abondantes occasions de souffrances... J'ai un grand désir de souffrir avec joie. Il me semble que mon époux veut accomplir ce désir". Des maladies douloureuses se succédèrent, fièvre de typhus, double pneumonie et la plus sérieuse de toutes, un choc nerveux dramatique, résultant de la frayeur en voyant un voleur dans la nuit du 18 octobre 1940. Son état d'incapacité psychique dura une année environ, pendant laquelle elle ne pouvait ni lire ni écrire. En chaque situation, sœur Alphonsa garda toujours une grande réserve et une attitude charitable envers les sœurs en supportant les souffrances en silence. En 1945 elle eut un déclenchement violent de maladies : - Une tumeur qui s'est étendue à tous ses organes et transforma sa dernière année de vie en une agonie continue. - Une gastroentérite et des problèmes de foie qui ont causé des convulsions violentes et des vomissements jusqu'à quarante fois par jour. "Je sens que le Seigneur m'a destinée à être une offrande, un sacrifice de souffrance... Je considère le jour où je n'ai pas souffert comme un jour perdu pour moi". Avec cette attitude de victime de l'amour du Seigneur, heureuse jusqu'au dernier moment et avec un sourire d'innocence toujours sur ses lèvres, sœur Alphonsa termina discrètement et joyeusement son voyage terrestre dans le couvent de Clarisses franciscaines à Bharananganam à 12H30 le 28 juillet 1946, laissant la mémoire d'une sœur pleine d'amour et d'une sainte. Alphonsa de l'Immaculée Conception Muttathupadathu a été proclamée Bienheureuse par le pape Jean-Paul II à Kottayam, Inde, le 8 février 1986. Avec la canonisation de ce jour, l'Eglise de l'Inde présente sa première sainte à la vénération des fidèles du monde entier. Afin de suivre l'exemple de sœur Alphonsa qui avait su, durant sa vie, maintenir l'unité des traditions Orientales et Occidentales, Romaines et Malabares, des fidèles du monde entier, de toutes ces traditions, viennent l'honorer et remercier Dieu qui lui a donné la grâce de vivre sa vie de sainteté et d'amour. SOURCE : http://sainte-alphonsa.fr.gd/
    Marie-Colombe
    Marie-Colombe place Mauvezin, el año pasado
    Un film un peu romancé sur notre Père Séraphique Saint François !!!
      Marie-Colombe
      Marie-Colombe place Mauvezin, el año pasado
      à propos de st Conrad de Parzham , 1818-1894 (source : Franciscains France-Belgique) Saint Conrad de Parzham est aussi connu sous son nom de baptême : Jean Birndorfer. Il est né le 22 décembre 1818 à Parzham en Bavière, au sein d'une famille paysanne originaire des contrées victimes des guerres napoléoniennes. Dernier né de neuf enfants, sa mère meurt alors qu'il a à peine 14 ans. Deux ans plus tard, son père décède à son tour. Dès son enfance, Conrad est marqué par une grande dévotion. Il recherche la solitude pour se livrer à la prière et à la méditation et fréquente assidument les églises et sanctuaires, attendant très tôt le matin sur le parvis pour la première messe. A trente ans, il réalise que Dieu l'appelle à la vie monastique. Il quitte Parzham, renonce à la ferme paternelle et rejoint les Capucins comme frère laïc. Il prononce ses vœux mystiques, prend le nom de Conrad en l'honneur de st Conrad de Piacenza, un ermite franciscain du XIVe siècle, et est envoyé au couvent d'Altötting, en qualité de portier. Pendant plus de quarante ans, frère Conrad s'attèle sérieusement aux tâches qu'on lui assigne, toujours humble, serviable, plein d'espérance et d'assiduité. Jamais personne ne le verra irritable, frustre ou prononçant des paroles inutiles ou frivoles. Sa mission lui prendra beaucoup d'énergie et de temps, au point d'en oublier de manger. Il enseigne aux enfants la foi et les gestes du croyant, s'occupe d'œuvres de charité, encadre des pèlerinages, écoute les malheureux et aide les pauvres. Trois jours avant de mourir, il sent qu'il est au bout de sa route. Il sert la messe et au sortir de celle-ci s'allonge sur sa couche. Frère Conrad meurt le 21 avril 1894, le sourire aux lèvres. - Il est béatifié par le pape Pie XI en 1930 et est canonisé en 1934.- Il est fêté le 21 avril.
        Hélène
        Hélène place Aix-en-Provence, el año pasado
        Là ou est le doute que je mette la Foi,là ou est le désespoir que je mette l'espoir,là ou est la tristesse que je mette la joie. Amen
          Marie-Colombe
          Marie-Colombe place Mauvezin, el año pasado
          « Seigneur, que veux-tu que je fasse ? » Donne-moi de mettre la Paix autour de moi !!! et d'enfin pouvoir vivre avec Dame Pauvreté !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! et je Te prie pour les Clarisses de Bastia!!!!!!!! Amen!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
            Marie-Colombe
            Marie-Colombe place Mauvezin, el año pasado
            et se nos frères Capucins de la Province de France : Il s’en souvient encore, au soir de sa courte vie, avec une certaine nostalgie et l’inscrit en prologue de son Testament. Il n’y est pas allé poussé par de la commisération, ni par charité, ni par désir du martyre. Il était encore loin de tout cela. Il en était au début de sa conversion. Il n’y est pas allé de lui-même. Il fut conduit parmi les lépreux par le Seigneur lui-même. On peut relire cet épisode de la vie de François comme le porche d’entrée dans la vie spirituelle franciscaine. L’hôpital San Lazzaro del Arte, situé dans la plaine d’Assise, fut d’ailleurs, du vivant de François, fréquenté par les premiers novices. Et ce n’est pas pour rien que nous intitulons, chez les Capucins, la période qui suit immédiatement le noviciat celle du « baiser au lépreux ». C’est une étape essentielle dans l’initiation à notre vie. Pourquoi ? Que s’est-il passé ? Qu’est-ce que le Seigneur a révélé à François qui a retourné sa vie ? Qu’est-ce qu’il nous dit aujourd’hui ? Nettoyer leurs plaies sans cesse purulentes, détacher de leurs pauvres corps des lambeaux de chair morte, aider ces êtres défigurés et puant la charogne aux gestes quotidiens devenus difficiles parce qu’il leur manquait une partie ou la totalité d’un membre. S’exposer soi-même à la maladie, au risque de l’attraper, se mouvoir dans un monde à part où personne ne s’aventurait volontiers à moins d’une extrême charité, ou par désir du martyre. Voilà ce que François s’est appliqué à faire pendant quelques mois (deux ans ?) au début de sa conversion, conduit par le Seigneur lui-même. Et l’on voit bien qu’il ne s’agissait pas d’une promenade de santé ! Pour moi, il y a découvert trois points essentiels pour ce qu’il avait à vivre, pour son chemin de sainteté. L’amorce de la vie spirituelle franciscaine En nettoyant les plaies des lépreux, François nettoyait son propre cœur. Il perdait petit à petit ce vernis de jeune bourgeois parvenu qui faisait son charme certes, auprès de la société d’Assise, mais qui l’emprisonnait dans un personnage. Il leur « faisait miséricorde », il mettait son cœur à l’unisson du leur, c’est-à-dire qu’il touchait le fond avec eux. Au diapason de leur douleur physique, de leur misère corporelle et mentale, il accordait spirituellement son cœur. Une vraie descente aux enfers ! Et il n’est pas beau, ce fond-là de l’âme humaine. La découverte de sa propre résistance à la grâce (l’épisode du lépreux récalcitrant) / la découverte de la patience et de la délicatesse de Dieu cherchant l’homme En descendant en lui-même, grâce à eux et conduit par le Seigneur lui-même, il découvre sa propre résistance à la grâce : c’est dur de se laisser sauver ! Il lui faut accepter qu’un autre lui donne la vie. Cette dépendance radicale, les lépreux la connaissent bien. Vous avez pu observer vous-mêmes comment elle peut affecter le moral et le comportement des malades, des handicapés, des vieillards : c’est dur de se laisser soigner. Dans ces circonstances, c’est une infinie patience, une infinie délicatesse qui viennent à bout de la résistance. Une forme d’autorité très spéciale que l’on peut contempler dans l’Évangile lorsque Jésus rencontre des possédés et les délivre. Et cette patience, cette délicatesse, cette douce et ferme autorité sont des images de la façon dont Dieu s’approche de nous. C’est peut-être la première chose qu’il a découverte. Le polissage du miroir intérieur et la conversion des sens : un nouveau regard sur la création Ainsi, par la fréquentation des lépreux, François polissait aussi son miroir intérieur, comme dit Saint Bonaventure, pour devenir capable de voir le monde autrement. Ce qu’il exprime avec les mots classiques de la spiritualité de son temps c’est un passage qui concerne le goût : le passage de l’amer au doux, pour l’âme et le corps. Ce n’est pas pour rien que cette expérience touche son corps : non seulement François n’est pas un intellectuel, mais surtout il n’est pas d’expérience spirituelle qui ne transforme le corps -et l’âme, qui ne rénove les sens extérieurs et intérieurs. Ainsi François fut libéré du regard d’emprise et de calcul, hérité du marchand, il devint capable d’entendre le chant de la création, il ne cherchait plus à séduire, il n’avait plus rien à perdre, il n’avait plus peur de quiconque, de toucher le lépreux, de serrer la main du brigand, de recevoir l’accolade du sultan d’Égypte, il goûtait la moindre aumône en nourriture comme un festin de roi. Et surtout, il fut rendu capable de reconnaître en toute chose et en tout être, en particulier des plus humbles, l’empreinte de son Créateur, et la présence symbolique, discrète mais vivifiante, du Christ. C’est peut-être la deuxième révélation qu’il reçut chez les lépreux. La découverte du Christ pauvre et nu, défiguré et sans attrait et l’union avec Lui Isaïe 53 « Nous l’avons considéré comme un lépreux, frappé de Dieu et humilié... » Nous touchons là le cœur de l’expérience spirituelle de François qui aboutira, vingt ans plus tard, à la stigmatisation. Au pied des lépreux, François apprend à reconnaître le Christ en croix, le serviteur souffrant, défiguré, frappé et humilié. Cette union intime avec le crucifié allait lui donner la force de vaincre toutes les illusions qui jalonnent le chemin spirituel : le pouvoir et la gloire : il devra abandonner sa fondation à d’autres mains la maîtrise de sa vie : il n’obtiendra pas le martyr qu’il souhaitait la maîtrise sur Dieu lui-même : il aura des moments de doute, d’angoisse, de crise Je crois que tout chemin spirituel authentique est marqué par la rencontre de la souffrance. F. Pascal Aude
              Clarisses de Cormontreuil
              Clarisses de Cormontreuil place Cormontreuil, el año pasado
              Merci, Marie Colombe, pour le partage de ce beau texte de notre frère Pascal ! C'est de tout coeur que la communauté s'associe à votre prière pour nos soeurs de Bastia, et ... pour que vous mettiez de plus en plus la paix autour de vous ! En communion !
                Pierrette
                Pierrette place Pleslin-Trigavou, el año pasado
                Seigneur, tu me connais mieux que moi-même. Je sais pertinemment que toute vérité n'est pas bonne à dire, il me semble que je vais me faire des ennemis, ce n'est pas grave, donne-moi plus de douceur dans mes paroles. Toi aussi Seigneur tu as eu tes colères avec les marchands du temple, ce qui m'indigne le plus en Eglise c'est les irremplaçables que j'appellerai ici les lépreux... Saint François priez pour moi.
                  Clarisses de Cormontreuil
                  Clarisses de Cormontreuil place Cormontreuil, el año pasado
                  Chère Pierrette, Nous déposons avec vous devant le Seigneur ces "lépreux" irremplaçables et la colère qu'ils produisent en vous : en temps voulu, Jésus fera son oeuvre de paix dans votre coeur. Bien avec vous, de la part de toutes les soeurs !