Jour 23 - Quelques jours de plus avec Marie dans les pas du Père Lamy

Jour 23 - Quelques jours de plus avec Marie dans les pas du Père Lamy

Ces dix jours marqueront la dernière étape de notre cheminement plus en profondeur avec la Vierge Marie. Après avoir exploré de plus près le mystère du Cœur immaculé de Marie, refuge des pécheurs, nous allons détailler ce que l'intimité avec Elle a eu comme influence sur la vie du Père Lamy, et comprendre la grâce qui lui fut faite.

Cette phase de cheminement sera à méditer à la lumière de la lecture du livre d'Isaïe 62, 1-5 qui illustre le peuple d'Israël au bord du découragement pendant l'exil :

 Pour la cause de Jérusalem je ne me tairai pas, pour Sion, je ne prendrai pas de repos, avant que sa justice ne se lève comme l'aurore et que son salut ne flamboie comme une torche.
Les nations verront ta justice, tous les rois verront ta gloire. On t'appellera d'un nom nouveau, donné par le Seigneur lui-même.
Tu seras une couronne resplendissante entre les doigts du Seigneur, un diadème royal dans la main de ton Dieu.
On ne t'appellera plus : « la délaissée », on n'appellera plus ta contrée : « terre déserte », mais on te nommera : « ma préférée », on nommera ta contrée : « mon épouse », car le Seigneur met en toi sa préférence et ta contrée aura un époux.
Comme un jeune homme épouse une jeune fille, celui qui t'a construite t'épousera. Comme la jeune mariée est la joie de son mari, ainsi tu seras la joie de ton Dieu. (Isaïe 62, 1-5)

« Nul ne t'appellera plus la Délaissée, l'Abandonnée. Et nul n'appellera plus ta terre Dévastation »

Ce texte mentionne la situation du peuple d'Israël anéanti en 581 avant Jésus-Christ. Le petit nombre de survivants a été envoyé en exil…

Ce qui faisait le pilier du peuple c'était la royauté, le Temple et la terre ; mais tout lui a été enlevé. Il a perdu tous ses fondements : la religion, la politique, les traditions… Puis, 50 ans après – en 538 - quelques colonnes d'exilés reviennent. A ce moment d'histoire où se situe le texte, et jusqu'en 521, on n'a pas touché au Temple : il est resté tel qu'il était, en ruines.
C'est un grand découragement, un grand doute qui naît dans le cœur de ceux qui sont revenus, qui rencontrent beaucoup d'obstacles dans le quotidien pour s'installer à nouveau. Ceux qui se sont installés à leur place ne les voient par revenir d'un bon œil, et leur font des chicanes politiques, administratives. En un mot, la situation est compliquée. Et le souffle qui devait permettre au peuple hébreu de repartir n'arrive pas.

On peut faire une lecture transversale du livre d'Isaïe qui est intéressante, qui reprend l'image de la femme en couche.

Mon peuple est comme une femme qui va enfanter.

Ca y est : elle accouche, et il ne sort que du vent. Et un peu plus loin :

Mon peuple est comme une femme qui accouche et il ne sort que de la paille.

Encore plus loin :

Mon peuple est comme une femme qui accouche et il n'y a pas de force pour que l'enfant puisse sortir.
C'est seulement à la fin, au chapitre 66 où elle est comme une femme qui accouche et alors, avant même qu'elle n'ait les douleurs, c'est tout un peuple qui sort.

On appelle le prophète Isaïe le cinquième évangéliste parce qu'il a prédit la naissance de Jésus avec la prophétie d'Emmanuel, la Passion avec le serviteur souffrant, mais aussi avec ce sens qui est le cœur de l'Évangile de Saint Jean : qu'est-ce que la vie chrétienne si ce n'est de « naître de nouveau » ?

Prions

« Nous vous choisissons aujourd'hui, ô Marie, en présence de toute la cour céleste pour notre mère et notre reine. Nous vous livrons et consacrons, en toute soumission et amour, nos corps, nos âmes, nos biens intérieurs et extérieurs et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures, vous laissant un entier et plein droit de disposer de nous et de tout ce qui nous appartient – sans exception - selon votre bon plaisir, et à la plus grande gloire de Dieu, dans le temps et l'éternité ! Amen !  »

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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Un mois pour vivre plus intensément avec Marie !