Noël : « L'Enfant en nous » Toute chair verra le salut de Dieu

Noël : « L'Enfant en nous » Toute chair verra le salut de Dieu

à noter : Cette retraite ayant été initialement publiée en 2021, cette publication ne tombe peut être pas exactement le jour de Noël au moment où vous la revivez.
 



Évangile (Lc 2, 15-20) :         
Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel, ceux-ci se disaient entre eux : « Allons jusqu'à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, l'événement que le Seigneur nous a fait connaître. » Ils se hâtèrent d'y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s'étonnaient de ce que leur racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé.


"Et on entendit sur la Terre une petite voix tremblante qu'on n'avait jamais entendue, émanant d'une gorge qui n'avait jamais vibré !"
On m'a parlé d'un homme qui vivait dans l'obscurité la plus profonde ; ses yeux comme du fond d'un abîme, n'avaient jamais vu la moindre lueur.
On m'a parlé d'un homme qui vivait dans le silence : jamais le bruit le plus ténu n'avait atteint ses oreilles...
On m'a parlé d'un homme qui vivait immergé dans l'eau: un liquide d'une étrange tiédeur ; et qui, soudainement, est sorti à l'extérieur, dans un environnement glacé.
Il ouvrit ses poumons, qui n'avaient jamais respiré (les supplices de Tantale seraient légers comparés aux siens), et il en sortit vivant.
En une impulsion l'air lui amplifia les poumons, rétractés depuis leur création.
Et l'homme cria.
Et on entendit sur la Terre une petite voix tremblante qu'on n'avait jamais entendue, émanant d'une gorge qui n'avait jamais vibré !
C'était l'homme qui était sorti du repos.
Qui pourrait imaginer ce qu'est le repos absolu ? Le repos de celui qui n'a jamais ressenti la moindre fatigue puisque d'autres se nourrissaient pour lui ;
dont toutes les fibres sont abandonnées et détendues parce que d'autres tissus vivants fabriquent et lui procurent la chaleur dont il a besoin pour vivre ;
dont les tissus les plus intimes n'ont pas à le défendre des poisons et des bacilles, parce que d'autres tissus le font aussi pour lui.
Seul son cœur a travaillé, car il a commencé à battre bien avant sa venue au monde, battant deux fois plus vite que les autres cœurs.
Puis j'ai compris qu'il s'agissait du cœur d'un homme.
Et maintenant c'est lui qui va de l'avant
Il prend tout le travail à sa charge
gêné par la lumière et le bruit.
Fatigué jusque dans les fibres les plus intimes de son être soupirant dans un grand cri :
"Pourquoi m'avez-vous abandonné ?"
Et c'est la première fois que l'homme révèle en lui-même le Christ mourant et le Christ qui s'élève !

Maria Montessori – L'enfant

O Dieu caché sous les traits d'un enfant !
Je te vois rayonnant et déjà triomphant !...
Je lèverai la pierre du tombeau,
En contemplant ton visage si beau
Je chanterai
Et me réjouirai
Te voyant de mes yeux
Ressusciter glorieux !
O Dieu caché sous les traits d'un enfant !
Je te vois rayonnant
Et déjà triomphant !
Je vois briller tes divines splendeurs
Tes yeux d'enfant qui sont mouillés de pleurs
Verbe de Dieu
Ta parole de feu
Doit retentir un jour
Toute brûlante d'amour !
O Dieu caché je te vois de mes yeux
T'élever dans le ciel
Et régner glorieux

Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face -
RP 2, 25 décembre 1894 [4v°]


Cette nuit, peut-être sentons-nous se réchauffer en nous la flamme de vie qui subsiste là où la vie a ses origines (M. Montessori) ? Peut-être retrouvons-nous l'enfance de notre âme ? Les battements profonds que l'on avait oubliés, déconstruits, pourtant donnés par Dieu de toute éternité ?

Dans la paix de Noël, au plus intime de nous-même, le Verbe en nous s'enfante, réveillant nos aurores. Jésus souhaite avec ardeur que nous devenions son sanctuaire et toutes nos vies, avec ce qu'elles véhiculent, naissent dans l'eau et le sang puis sèchent par le souffle… tout cela comme un culte dans notre intériorité, notre temple du dedans.

N'ayons pas peur et restons dans les bras de Marie, elle était là, à la crèche et à la croix.

Rendons grâce à Dieu qui se penche sur notre âme d'enfant avec la même tendresse que la Vierge Marie sur le divin petit mendiant (Ste Thérèse) ! Pour sa présence en nous qui nous sauve.

Avec Thérèse et par Marie, chérissons l'Enfant en nous, gardons-le toujours vivant, contemplons sans fin la gloire de Dieu caché sous les traits d'un enfant, et disons chaque jour : dans la nuit de Noël - il naquit - et resta avec nous.

 

Bon accueil du Verbe de Dieu !
L'équipe des Retraites en ligne du Carmel


En cadeau de Noël, nous sommes heureux de vous offrir la poésie de sainte Thérèse "Oh je voudrais chanter Marie pourquoi je t'aime". Sa mélodie réalisée par les frères carmes d'Avon a accompagné notre retraite. Vous pourrez la retrouver également dans un CD des Carmes d'Avon qui sortira en 2022 ... 




Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

4 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

L'Avent avec Thérèse de l'Enfant-Jésus & Maria Montessori