"Celui qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne ..." (Lc 14, 25-33)

"Celui qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne ..." (Lc 14, 25-33)

"Celui qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple"

Méditation de l'évangile (Lc 14, 25-33) par Mgr Emmanuel Gobilliard

Chant final: "Oui j'ai décidé" par Samuel Olivier

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus disait à ses disciples :
« Quand le Fils de l'homme viendra dans sa gloire,
et tous les anges avec lui,
alors il siégera sur son trône de gloire.
Toutes les nations seront rassemblées devant lui ;
il séparera les hommes les uns des autres,
comme le berger sépare les brebis des boucs :
il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.
Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite :
‘Venez, les bénis de mon Père,
recevez en héritage le Royaume
préparé pour vous depuis la fondation du monde.
Car j'avais faim, et vous m'avez donné à manger ;
j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ;
j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ;
j'étais nu, et vous m'avez habillé ;
j'étais malade, et vous m'avez visité ;
j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi !'
Alors les justes lui répondront :
‘Seigneur, quand est-ce que nous t'avons vu…?
tu avais donc faim, et nous t'avons nourri ?
tu avais soif, et nous t'avons donné à boire ?
tu étais un étranger, et nous t'avons accueilli ?
tu étais nu, et nous t'avons habillé ?
tu étais malade ou en prison…
Quand sommes-nous venus jusqu'à toi ?'
Et le Roi leur répondra :
‘Amen, je vous le dis :
chaque fois que vous l'avez fait
à l'un de ces plus petits de mes frères,
c'est à moi que vous l'avez fait.'

Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche :
‘Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits,
dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges.
Car j'avais faim, et vous ne m'avez pas donné à manger ;
j'avais soif, et vous ne m'avez pas donné à boire ;
j'étais un étranger, et vous ne m'avez pas accueilli ;
j'étais nu, et vous ne m'avez pas habillé ;
j'étais malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité.'
Alors ils répondront, eux aussi :
‘Seigneur, quand t'avons-nous vu
avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison,
sans nous mettre à ton service ?'
Il leur répondra :
‘Amen, je vous le dis :
chaque fois que vous ne l'avez pas fait
à l'un de ces plus petits,
c'est à moi que vous ne l'avez pas fait.'

Et ils s'en iront, ceux-ci au châtiment éternel,
et les justes, à la vie éternelle. »



Source : AELF

Méditation Mgr Emmanuel Gobilliard

L'Évangile d'aujourd'hui peut étonner, voire scandaliser. Faut-il renoncer à tout amour humain pour n'aimer que Dieu ? Faut-il, pour aimer Dieu, négliger ou tenir pour secondaire l'amour de ses parents, de sa famille, de sa femme et de ses enfants ? Si tel était le cas, cet Évangile serait en contradiction avec celui de dimanche dernier où le Seigneur nous disait que les deux grands commandements de l'amour de Dieu et du prochain étaient identiques. Ce serait aussi en contradiction avec l'Évangile d'hier dans lequel le Seigneur nous rappelait qu'il était réellement présent en ceux qui nous entourent. Les aimer, c'est donc aimer Dieu présent en eux. Ce que nous révèle en revanche l'Évangile d'aujourd'hui, c'est qu'on ne peut vraiment aimer les autres sans aimer Jésus, c'est-à-dire sans se laisser envahir par son amour. Nous ne pouvons aimer les autres en vérité sans les aimer comme Jésus, sinon nous risquons de nous aimer à travers eux, ou de les manipuler. Le seul qui soit capable d'aimer de façon totalement gratuite et désintéressée, et qui l'a prouvé tout au long de l'Évangile, c'est Jésus ! En relisant l'Évangile, nous pouvons nous dire, presqu'à chaque page : mais comment fait-il ? Comment fait-il pour comprendre si rapidement ce dont son interlocuteur a besoin ? Comment fait-il pour être si délicat, si patient, si humble ? Il sait donner, mais il sait aussi demander, pour nous faire la joie de donner. Si toutes nos relations ressemblaient à toutes ces relations merveilleusement évangéliques que Jésus entretient avec ses interlocuteurs, alors nous pourrions aimer beaucoup mieux, et beaucoup plus gratuitement tous ceux qui nous entourent, père, mère, femme, enfants, frères et sœurs et même nous-mêmes. En nous servant nous-mêmes, en nous repliant sur nous-mêmes, en voulant trop nous soigner, nous servir nous-mêmes, nous finissons par tout perdre. Le secret d'une vie réussie, le secret du bonheur, c'est de vouloir le bien des autres, le bonheur des autres, comme Jésus a passé son temps sur la terre et continue de passer son ciel à faire le bien, à vouloir notre bonheur. Aimer comme lui, c'est le secret d'une vie réussie.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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