Jour 9 : La prière de l'Eglise / Vie eucharistique / Prière de l'Eglise - Hozana

Jour 9 : La prière de l'Eglise / Vie eucharistique / Prière de l'Eglise

La prière de l’Église 

Edith Stein rencontre à son époque une certaine tendance à opposer la prière liturgique et la prière silencieuse. Cette opposition artificielle la touche d’autant plus qu’elle a connu à la fois la beauté de la liturgie bénédictine et qu’elle est en même temps attirée par l’oraison, la prière prolongée en silence, telle qu’elle se pratique au Carmel. En 1936, au carmel de Cologne, on lui propose d’écrire un article qu’elle intitule « La prière de l’Église » qui lui permet de proposer une synthèse sur la prière chrétienne. Voici le cœur de son message : « Toute prière véritable est prière de l’Église » [cf. texte ci-dessous]. Mais en Église, les différentes formes de prière constituent un tout inséparable, car cette prière multiforme de l’Église est suscitée par l’Esprit Saint en qui s’originent tant les formes traditionnelles de prière que la prière personnelle des croyants. C’est le même Esprit qui a déjà animé la prière de Jésus, et cette prière était à la fois publique et personnelle. Jésus a prié comme un juif de son époque avec les psaumes, avec les pèlerinages et en célébrant les fêtes juives, mais il s’est aussi retiré pour prier en silence, pour cultiver la relation intime avec son Père. La prière de Jésus, animée par l’Esprit, est le modèle de la prière de l’Église qui est aussi notre prière.

 

Vie eucharistique

Parmi toutes les formes de prière de l’Église, les sacrements et surtout celui de l’Eucharistie occupent une place de choix. Le procès de canonisation fait découvrir presque à chaque page l’importance qu’Edith Stein accorde à l’Eucharistie, à la fois dans la continuité et dans la nouveauté par rapport à la Pâque juive. Dès sa conversion, elle se levait tôt pour pouvoir y participer quotidiennement. Elle insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas seulement d’y aller, mais de vivre une vie eucharistique. Cette vie est imprégnée par le sacrement de l’Amour : la liberté intérieure, le don de soi et la communion au Dieu eucharistique. La participation régulière à l’Eucharistie déploie une force transformatrice dans la vie de la personne, parce qu’au contact de l’amour célébré dans ce sacrement, nous sommes nous mêmes entraînés sur les voies de l’amour.

 

Texte d'Edith Stein

La prière de l’Église , dans Source cachée

Au carmel de Cologne en 1936, sœur Thérèse-Bénédicte écrit une méditation ayant pour titre « La prière de l’Église ». Elle y montre comment la prière personnelle et la prière liturgique s’appellent mutuellement et forment ensemble la prière de l’Église. 

Dans le secret et le silence s’accomplit l’œuvre de la Rédemption. Dans le silencieux dialogue du cœur avec Dieu, les pierres vivantes sont préparées pour édifier le Royaume de Dieu, les instruments choisis sont forgés pour servir  à la construction. Le fleuve mystique, qui perdure à travers les siècles, n’est pas un bras isolé et secondaire, qui se serait séparé de la vie de prière de l’Église, il est sa vie la plus intime. Lorsqu’il lui arrive de faire éclater les formes traditionnelles, c’est parce que l’Esprit vit en lui, cet Esprit qui souffle où il veut : lui qui a suscité toutes les formes traditionnelles et doit toujours en susciter de nouvelles. Sans lui, il n’y aurait ni liturgie ni Église. […] Le fleuve mystique forme ce chant polyphonique qui va s’amplifiant sans cesse, louange au Dieu Trinité, à Celui qui crée, qui sauve, qui mène tout à l’achèvement.  Il n’est donc pas question de concevoir la prière intérieure, libre de toutes formes traditionnelles, comme la piété ‘subjective’, et de l’opposer à la liturgie qui serait la prière ‘objective’ de l’Église. Toute prière véritable est prière de l’Église :  à travers toute prière véritable, il se passe quelque chose dans l’Église.

 

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

11 commentaires

Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

Carole
 il y a 3 mois
Prions 9 jours avec Edith Stein Jour 9 : La prière de l'Eglise / Vie eucharistique / Prière de l'Eglise La prière de l’Église  Edith Stein rencontre à son époque une certaine tendance à opposer la prière liturgique et la prière silencieuse. Cette opposition artificielle la touche d’autant plus qu’elle a connu à la fois la beauté de la liturgie bénédictine et qu’elle est en même temps attirée par l’oraison, la prière prolongée en silence, telle qu’elle se pratique au Carmel. En 1936, au carmel de Cologne, on lui propose d’écrire un article qu’elle intitule « La prière de l’Église » qui lui permet de proposer une synthèse sur la prière chrétienne. Voici le cœur de son message : « Toute prière véritable est prière de l’Église » [cf. texte ci-dessous]. Mais en Église, les différentes formes de prière constituent un tout inséparable, car cette prière multiforme de l’Église est suscitée par l’Esprit Saint en qui s’originent tant les formes traditionnelles de prière que la prière personnelle des croyants. C’est le même Esprit qui a déjà animé la prière de Jésus, et cette prière était à la fois publique et personnelle. Jésus a prié comme un juif de son époque avec les psaumes, avec les pèlerinages et en célébrant les fêtes juives, mais il s’est aussi retiré pour prier en silence, pour cultiver la relation intime avec son Père. La prière de Jésus, animée par l’Esprit, est le modèle de la prière de l’Église qui est aussi notre prière.   Vie eucharistique Parmi toutes les formes de prière de l’Église, les sacrements et surtout celui de l’Eucharistie occupent une place de choix. Le procès de canonisation fait découvrir presque à chaque page l’importance qu’Edith Stein accorde à l’Eucharistie, à la fois dans la continuité et dans la nouveauté par rapport à la Pâque juive. Dès sa conversion, elle se levait tôt pour pouvoir y participer quotidiennement. Elle insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas seulement d’y aller, mais de vivre une vie eucharistique. Cette vie est imprégnée par le sacrement de l’Amour : la liberté intérieure, le don de soi et la communion au Dieu eucharistique. La participation régulière à l’Eucharistie déploie une force transformatrice dans la vie de la personne, parce qu’au contact de l’amour célébré dans ce sacrement, nous sommes nousmêmes entraînés sur les voies de l’amour.   Texte d'Edith Stein La prière de l’Église , dans Source cachée Au carmel de Cologne en 1936, sœur Thérèse-Bénédicte écrit une méditation ayant pour titre « La prière de l’Église ». Elle y montre comment la prière personnelle et la prière liturgique s’appellent mutuellement et forment ensemble la prière de l’Église.  Dans le secret et le silence s’accomplit l’œuvre de la Rédemption. Dans le silencieux dialogue du cœur avec Dieu, les pierres vivantes sont préparées pour édifier le Royaume de Dieu, les instruments choisis sont forgés pour servir  à la construction. Le fleuve mystique, qui perdure à travers les siècles, n’est pas un bras isolé et secondaire, qui se serait séparé de la vie de prière de l’Église, il est sa vie la plus intime. Lorsqu’il lui arrive de faire éclater les formes traditionnelles, c’est parce que l’Esprit vit en lui, cet Esprit qui souffle où il veut : lui qui a suscité toutes les formes traditionnelles et doit toujours en susciter de nouvelles. Sans lui, il n’y aurait ni liturgie ni Église. […] Le fleuve mystique forme ce chant polyphonique qui va s’amplifiant sans cesse, louange au Dieu Trinité, à Celui qui crée, qui sauve, qui mène tout à l’achèvement.  Il n’est donc pas question de concevoir la prière intérieure, libre de toutes formes traditionnelles, comme la piété ‘subjective’, et de l’opposer à la liturgie qui serait la prière ‘objective’ de l’Église. Toute prière véritable est prière de l’Église :  à travers toute prière véritable, il se passe quelque chose dans l’Église. Prière adressée à sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix Dieu vivant, Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, tu as comblé la bienheureuse Thérèse-Bénédicte des dons de l’esprit et du cœur, pour la conduire à la connaissance de ton Fils crucifié et l’appeler à le suivre jusqu’à la mort ; Fais que tous les hommes reconnaissent le salut dans le Crucifié et arrivent ainsi à la vision de ta gloire. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.
NANOU
place Le Gosier, il y a 3 mois
Amen
GJ
place Metz, il y a 3 mois
AMEN !
Guy
 il y a 3 mois
Esprit Saint âme de mon âme , un grand frère ,ta lumière est souvent dans mes prières , toi qui est présent dans ma foi , tu est présent dans l amour que je porte a Jésus , dans la trinité avec le Père Amen
Florence
place Plouray, il y a 3 mois
amen alléluia