Jour 6 : Spiritualité / Fondements anthropologique / Prières - Hozana
CSNT

CSNT dans Prions 9 jours avec Edith Stein

Publication #6Initialement publiée le 14 août 2017

Jour 6 : Spiritualité / Fondements anthropologique / Prières

Quiconque vit avec la Sainte Église et dans sa liturgie,  c’est-à-dire d’une manière  véritablement catholique, se trouve incorporé à cette très grande communauté humaine

Poésie 83

 

La spiritualité d’Edith Stein est marquée par sa quête de vérité, d’abord centrée sur la personne humaine, puis progressivement ouverte à Dieu qui nous appelle à la communion avec Lui. Elle approfondit tout au long de sa vie le mystère de la communion entre Dieu et l’homme à travers l’histoire du salut dans l’Ancienne Alliance, la venue du Verbe et la vie de l’Église. 

 

Le fondement anthropologique de  la spiritualité

La question qui a accompagné Edith Stein tout au long de sa vie est celle de la personne humaine, et plus précisément celle de la personne humaine en tant qu’ouverte à Dieu. Déjà en 1917, elle disait dans une lettre à son ami philosophe Roman Ingarden qu’il est « impossible de conclure un enseignement sur la personne sans aborder la question de Dieu » (Lettre du 20 février 1917). Edith s’attache à souligner combien le mystère de l’homme s’éclaire dans le mystère de Dieu, et plus particulièrement dans le mystère du Verbe incarné. Tout notre être nous oriente en effet vers la communion avec Dieu : notre unicité donne lieu à une relation unique et irremplaçable de chacun avec Lui ; notre capacité d’empathie entre personnes humaines renvoie à la possibilité d’une empathie entre Dieu et l’homme, une connaissance de Dieu par empathie ; notre liberté est la condition du don de soi dans l’union d’amour avec Dieu. Ce que nous sommes comme personnes humaines rend possible une relation personnelle avec Dieu, une relation qui ne cesse de s’approfondir. 

 

Prière de sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix

Malgré la nuit, dans  Poésies complètes

Cette prière est la première des sept strophes d’une neuvaine de préparation à la Pentecôte rédigée en 1937.

Qui es-tu, douce lumière qui me combles

et illumines la ténèbre de mon cœur ?

Comme la main d’une mère, tu me conduis

et, si tu me lâchais,

je ne saurais faire un pas de plus.

Tu es l’espace environnant mon être

et l’abritant en toi.

Le rejetterais-tu,

il coulerait à pic dans l’abîme du néant

d’où tu le tiras pour l’élever vers la lumière.

Toi, qui m’es plus proche que je ne le suis moi-même,

qui m’es plus intérieur que mon propre cœur,

et pourtant insaisissable, inconcevable,

au-delà de tout nom,

Saint-Esprit, éternel Amour !

 

... suite demain

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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