LA RELATION PRIVILÉGIÉE

LA RELATION PRIVILÉGIÉE

L'amour entre un père ou une mère avec son enfant est la seule relation que notre Père Céleste veut établir entre l'être humain et Lui. Ici, je ne voudrais pas parler aux non croyants en Dieu, qui, de ce fait, ne peuvent pas Le considérer comme leur Père. Je vais parler à ceux qui croient en Dieu de la Bible.

Vivre selon la volonté du Père Céleste, c'est intérioriser et vivre ce concept et cette foi que l'on est enfant de Dieu. Votre vie d'après sera la conséquence de cette foi et non une pratique pour devenir un enfant de Dieu.

Un épais brouillard rend très difficile la perception de Dieu avant tout comme notre Père. Ce brouillard est notre perception humaine entre le supérieur et l'inférieur hiérarchique dans les relations sociales. Pour nous, le supérieur domine normalement l'inférieur. L'inférieur, à son tour, obéit automatiquement aux ordres du supérieur quand il ne lui voue tout simplement pas un culte. En toute chose, il guette des occasions de poser des gestes ou de dire des choses qui sont censées plaire au chef. C'est hélas ainsi que beaucoup de croyants se comportent devant Dieu, ils s'abstiennent de commettre certains péchés ou ils chantent, prêchent ou servent à l'église ou dans la société pour plaire à Dieu leur supérieur. S'abstenir de commettre le péché, chanter, prêcher, servir, etc., sont des actes qui plaisent à Dieu non pas pour devenir enfant de Dieu mais quand on les pose parce qu'on est déjà enfant de Lui. C'est facile à comprendre. On fait la volonté de sa mère ou de son père non pour devenir son enfant, mais parce qu'on est son enfant. Je me dis très souvent que Dieu nous a donné des enfants ou des parents pour nous faciliter à comprendre la relation qu'Il veut voir s'établir entre Lui et nous.

L'unique acte qui nous est demandé de poser pour devenir enfant de Dieu, c'est accepter sa grâce pendant que nous sommes encore pécheurs. Même après avoir reçu cette grâce et après avoir été adoptés comme enfants de Dieu, nous allons continuer à commettre des péchés du fait de notre nature humaine formatée pour nous détruire. Sa chant cela, le combat contre le péché s'intensifiera, non pour nous conformer à la loi écrite dans la Bible, mais à celle que Notre Père Adoptif aura écrite dans nos cœurs. Je veux dire que la loi écrite dans la Bible sera alors intériorisée dans nos cœurs et le Saint-Esprit nous donnera toute l'intelligence pour la comprendre afin de pouvoir mieux la pratiquer.

Le Projet de Dieu d'adopter les hommes et les femmes comme ses enfants par le sacrifice de Jésus est présent dans toute la Bible ;  surtout dans l'Ancien Testament. À titre d'exemple : « Tu diras au pharaon : « Voici ce que dit l'Éternel : Israël est mon fils aîné. »  (Exode 4 : 22). Si Dieu dit qu'Israël est son fils aîné, cela n'a de sens que s'il y a aussi au moins un autre enfant, son cadet. Israël était enfant de Dieu par la descendance du sang d'Abraham, donc par une naissance naturelle. L'autre enfant de Dieu est celui qui le devient par adoption. « Ce n'est pas par une naissance naturelle, ni sous l'impulsion d'un désir, ou encore par la volonté d'un homme, qu'ils le sont [sont enfants de Dieu] ; mais c'est de Dieu qu'ils sont nés. » (Jean 1 : 13). Donc le fils aîné est né de la volonté de l'homme, tandis que le cadet l'est par la volonté de Dieu. C'est pour cela que Jésus fait comprendre à Nicodème l'importance de cette naissance par la volonté divine, la nouvelle naissance.

Le nom de Dieu comme Père (voir publication du 18 mai 2020) est évoqué 5 fois dans ce que l'Apôtre Jean a reproduit comme la prière sacerdotale, selon la version Louis Segond (versets : 6, 11, 12, 26 et 26). La lecture de cette prière dure plus ou moins 5 minutes (selon la vitesse de lecture). Ceci signifie que ce nom a été évoqué, en moyenne, à chaque minute pendant les cinq minutes qu'a duré la prière ! Une autre citation qui revient cinq fois dans cette prière, est que les chrétiens deviennent un comme Jésus et Dieu sont un (versets : 11, 21, 21, 22 et 23). En fin de compte, l'unité du Père et ses enfants et des enfants entre eux est répétée donc, en moyenne, à chaque minute de la dernière prière de Jésus avec ses disciples, ses amis, puis ses frères, et nous qui croyons en leur message. Si l'on connaît l'importance des dernières paroles d'un mourant, on comprend l'importance que Dieu attache à cette relation d'unité entre Lui et nous et entre nous, ses enfants. C'est pour cela que Jésus, durant tout son ministère avant sa mort, n'avait jamais évoqué Dieu comme Dieu mais toujours comme Père, sauf une fois sur la croix, couvert de mes péchés, en ce moment terrible, Dieu Saint lui détourne son visage. Buvant la coupe qu'il redoutait, la séparation d'avec son Père, Jésus s'écrie : « Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » (Matthieu 27.46 et Marc 15.34). Une fois la coupe bue, Jésus achève les formalités de notre adoption par son Père, il s'écrie : « Tout est accompli », et meurt (Jean 19 :30). Grâce à cela, nous crions maintenant, mais non plus à Dieu, mais à Abba, Papa. (Romains 8 :15)

La prière que Jésus nous enseigne est adressée à un Père et non à un Dieu. Après sa résurrection, devant sa tombe vide, Jésus dit à Marie Madeleine que leur Père Céleste et aussi leur Dieu. Quelle joie de se savoir fils ou fille de Dieu, c'est-à-dire, enfant du Tout Puissant, de la main duquel personne ne peut nous ravir et surtout d'avoir l'espérance ferme que notre Papa Omnipotent nous ressuscitera après notre mort comme il l'a démontré en ressuscitant notre frère Jésus. 

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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NOUS CRIONS : "ABBA PÈRE"