Tes plaies

150412-tes-plaiesTroisième dimanche du temps pascal

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

De l'Évangile du jour :

En ce temps-là, les disciples qui rentraient d'Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s'était passé sur la route, et comment le Seigneur s'était fait reconnaître par eux à la fraction du pain. Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d'eux, et leur dit : « La paix soit avec vous ! » Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds : c'est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n'a pas de chair ni d'os comme vous constatez que j'en ai. » Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds. Dans leur joie, ils n'osaient pas encore y croire, et restaient saisis d'étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui présentèrent une part de poisson grillé qu'il prit et mangea devant eux.

Méditation :

Les apôtres, ils se sont enfermés. Les apôtres, ils ont peur.

On leur raconte des prodiges... Mais leur intelligence est fermée.

J'imagine, Seigneur, l'échange que fut le leur. A grande voix. Incrédule. Méfiant. Désordonné.

Il te faut une seconde pour apparaître, Seigneur, le ressuscité ; toi la Paix que tu leur donnes par ta présence, tu dépasses les verrous.

Un fantôme, un esprit ?

Cette incrédulité est mienne. Combien de fois n'ai-je pas entendu le témoignage d'une personne honnête et innocente, dans tel ou tel scandal, préférant suivre la rumeur...

Il y a une expression que j'ai appris à détester Seigneur : « Il n'y a pas de fumée sans feu. » Elle est responsable de ta mise à mort. Si tant de gens te détestent, c'est que tu es coupable de quelque chose ! Toi, le grand innocent, tu es victime d'une injustice.

Et aujourd'hui, malgré ton corps transfiguré, on te prend pour une entité de superstition... Tu entends les objections dans leurs cœurs : « ce n'est pas possible, ce n'est pas lui, on ne le reconnaît pas. »

Sauf qu'il y a tes plaies.

Tes plaies, elles ne sont pas une preuve.

Tes plaies, elles ne sont pas une ostentation.

Tes plaies, tu n'as pas besoin d'elles car TU ES.

Tes plaies, elles sont le fruit macabre de la haine, de la brutalité, de l'horreur de ceux qui t'ont condamné, frappé, flagellé, qui ont planté des clous dans tes mains et tes pieds, une lance dans ton côté.

Tes plaies, elles sont là parce que tu as donné ta vie. 

Tes plaies, elles sont indélébiles, comme le tatouage honteux sur les bras des juifs dans les camps.

Tes plaies, ce sont nos plaies. Nos péchés. Nos crimes. Nos douleurs. Nos deuils. Nos souffrances.

Par la croix, tu t'es donné à nous. Alors, glorifié, mais toujours blessé, tu viens, et tu t'abaisses à notre table pour manger un peu de poisson. Toi qui es ressuscité, toi qui vas rejoindre ton Père au ciel, tu ne nous laisses pas seuls, mais tu nous offres, dans l'eucharistie, ton corps et ton sang, ce corps meurtri qui a tant saigné, non pas comme un symbole, mais comme vrai corps et vrai sang, où tu es réellement présent.

Accepte-moi, Seigneur, dans tes saintes plaies, à tes pieds, dans les trous de tes mains, pour m'y abriter, dans l'antre de ton côté, pour être purifié par l'eau et le sang. Que ton eau et ton sang coulent sur moi, me convertissent, me changent, me réconfortent, me redonnent vie.

Tu es le feu, Seigneur, celui qui nous animes, qui nous embrases mais ne nous consumes pas. La fumée, elle, procède du diable, dans l'unique objectif de nous détourner de toi. Chassons les fumées de ce monde, pour laisser ta Vérité briller.

Que ton Nom soit béni, Seigneur, Père, Fils et Saint-Esprit !

Notre-Dame des sept douleurs, toi qui as vécu chaque plaie faite à ton fils comme un poignard dans ton cœur, prie pour nous et notre monde.

Amen. Alléluia, alléluia.

Frères et sœurs, bien-aimés en Christ, exprimez-vous en commentaires ; ajoutez vos prières, réflexions et méditations, afin que nous puissions échanger dans la paix du Christ !! Je lis chaque jour vos mots, et porte vos intentions dans ma prière.

Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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Talitha Koum! Se réveiller tous les jours et Vivre le Christ !