Guérison d'un paralytique

Guérison d'un paralytique

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

Quelques jours après la guérison d'un lépreux, Jésus revint à Capharnaüm, et l'on apprit qu'il était à la maison. Tant de monde s'y rassembla qu'il n'y avait plus de place, pas même devant la porte, et il leur annonçait la Parole. Arrivent des gens qui lui amènent un paralysé, porté par quatre hommes. Comme ils ne peuvent l'approcher à cause de la foule, ils découvrent le toit au-dessus de lui, ils font une ouverture, et descendent le brancard sur lequel était couché le paralysé. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. » Or, il y avait quelques scribes, assis là, qui raisonnaient en eux-mêmes : « Pourquoi celui-là parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » Percevant aussitôt dans son esprit les raisonnements qu'ils se faisaient, Jésus leur dit : « Pourquoi tenez-vous de tels raisonnements ? Qu'est-ce qui est le plus facile ? Dire à ce paralysé : “Tes péchés sont pardonnés”, ou bien lui dire : “Lève-toi, prends ton brancard et marche” ? Eh bien ! Pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a autorité pour pardonner les péchés sur la terre… – Jésus s'adressa au paralysé – je te le dis, lève-toi, prends ton brancard, et rentre dans ta maison. » Il se leva, prit aussitôt son brancard, et sortit devant tout le monde. Tous étaient frappés de stupeur et rendaient gloire à Dieu, en disant : « Nous n'avons jamais rien vu de pareil. » (Mc 2, 1-12)

Corps et âme

[Clément d'Alexandrie (v. 150-v. 215), pionnier de la philosophie chrétienne, compare les chrétiens à des enfants guidés par le Christ Pédagogue.]

Notre bon Pédagogue, lui qui est Sagesse et Verbe du Père et qui a créé l'homme, prend soin de sa créature tout entière : il en soigne à la fois le corps et l'âme, lui, le médecin de l'humanité, capable de tout guérir. Le Sauveur dit à celui qui est couché : Lève-toi, prends ton brancard, et rentre dans ta maison ; et aussitôt l'homme sans force retrouve ses forces. Certainement, il guérit l'âme en elle-même, par ses préceptes et par ses grâces ; par les conseils, peut-être cela prend-il du temps ; mais par les grâces, il est assez riche pour dire aux pécheurs que nous sommes : Tes péchés sont pardonnés. Et nous, par un acte aussi rapide que la pensée, nous sommes devenus des tout-petits enfants : nous recevons de sa puissance organisatrice le rang le meilleur et le plus assuré. D'abord cette puissance s'occupe du monde et du ciel, des rotations du soleil et des cours des autres astres, et cela en fonction de l'homme ; ensuite, elle s'occupe de l'homme lui-même, autour duquel tout ce zèle se déploie.

En tout, le Seigneur vient à notre aide, en tout il nous est bienfaisant, à la fois comme homme et comme Dieu. Comme Dieu, il remet nos péchés ; comme homme, il fait en pédagogue notre éducation pour que nous cessions de pécher. Il est bien naturel que l'homme soit aimé de Dieu, puisqu'il est sa créature. Les autres parties de sa création, Dieu les a faites seulement par un ordre ; l'homme, au contraire, il l'a façonné de ses propres mains et lui a insufflé quelque chose de particulier.


Clément d'Alexandrie

Enseignant d'une école chrétienne d'Alexandrie, Clément († v. 215) est mort en Cappadoce à la suite de persécutions. / Le Pédagogue I, 6-7, trad. M. Harl, Paris, Cerf, 1960, Sources chrétiennes 70, p. 119-123.


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Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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