« Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies »

« Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies »

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d'André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s'approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait.
Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d'un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu'ils savaient, eux, qui il était.
Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l'aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. Simon et ceux qui étaient avec lui partirent à sa recherche. Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. » Jésus leur dit : « Allons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame l'Évangile ; car c'est pour cela que je suis sorti. »
Et il parcourut toute la Galilée, proclamant l'Évangile dans leurs synagogues, et expulsant les démons. (Mc 1, 29-39)

Je fus émerveillé

Comprendre Dieu ou du moins le connaître, voilà ce que je désirais. D'aucuns assuraient qu'il n'y avait point de Dieu du tout et vénéraient seulement la nature, qui devrait à des mouvements et à des rencontres de hasard en tel ou tel point son existence. Pour la plupart toutefois, de consentement universel Dieu existait, mais n'avait cure des affaires humaines et ne s'en occupait point. Devant tout cela, mon âme inquiète cherchait la voie utile, la voie nécessaire vers la connaissance de son Seigneur, estimant indigne de Dieu de n'avoir cure de sa création.

Je tombai sur ces livres que la tradition religieuse des Hébreux attribue à Moïse et aux prophètes. Ils contenaient ces témoignages que le Dieu Créateur en personne rend à son propre sujet : Je suis celui qui est (Ex 3, 14). Je fus émerveillé de ce signalement si parfait de Dieu, qui exprimait en mots très adaptés à l'intelligence humaine l'inaccessible connaissance de la nature divine. Car rien ne saurait se concevoir de plus propre à Dieu que d'être.

Dieu, au-dedans et au dehors, est toujours présent à l'origine des créatures, il est à la fois transcendant et immanent, c'est-à-dire répandu autour de toutes choses et en elles. Ces êtres extérieurs à lui, au-dedans desquels il réside, voici qu'à l'inverse, extérieur à eux, ce même être les enclôt, intérieurs à lui. C'est ainsi qu'il tient tout entier toutes choses et du dedans et du dehors : infini qu'il est, il n'est rien dont il soit absent et rien non plus qui ne soit en lui, qui est infini.

St Hilaire de Poitiers

Saint Hilaire († 367), père de famille devenu évêque de Poitiers vers 350, apôtre de la Gaule, est l'un des grands défenseurs de la Trinité au IVe siècle. / La Trinité, I, 3-6, trad. G. M. de Durand et alii, Paris, Cerf, 1999, Sources chrétiennes 443, p. 207-215.


Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf Luc 2,19)

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Que vos paroles soient toujours bienveillantes, qu’elles ne manquent pas de sel, vous saurez ainsi répondre à chacun comme il faut. Col 4 : 6

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